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Des jeunes leaders appellent à l’éducation complète de la santé reproductive et à l’amélioration des services à travers des narrations créatives à la plus grande conférence mondiale sur la planification familiale

Une assistance des dirigeants politiques, des chercheurs et plus de 600 jeunes a applaudi de jeunes défenseurs de la planification familiale qui ont présenté leur vision de l’avenir qu’ils ont l’intention de construire

Kigali, Rwanda (14 novembre 2018) – Pour l’avant-dernier jour de l’édition 2018 de la Conférence internationale sur la planification familiale (ICFP), de jeunes défenseurs de la planification familiale originaires du monde entier ont appelé les dirigeants de la planète à investir dans des services de planification familiale de qualité et adaptés aux jeunes. Ils ont mis en avant leurs expériences personnelles et leurs suggestions de solutions innovantes. L’intégralité de cet événement a fait l’objet de retransmissions en direct, toutes consultables ici.

À travers des monologues et des narrations artistiques, près de 30 jeunes leaders de l’ICFP et des experts de la planification familiale ont illustré les obstacles que les jeunes rencontrent lorsqu’ils souhaitent éviter des grossesses non désirées, comme la désinformation, la stigmatisation et les préjugés des prestataires, les ruptures de stock et les coûts élevés. Ils ont exploré également avec leurs histoires des thèmes reliés, y compris la sexualité, la menstruation et l’égalité des sexes.

« Certaines de mes amies sont tombées enceintes quand elles n’avaient que 16 ans, » a témoigné Baye Leinyuy Bongla, jeune leader de l’ICFP et médecin originaire du Cameroun. « Cette expérience change complètement votre vie. Nous devons commencer à parler [de l’accès à la planification familiale] pour que moins de filles aient à subir de mauvaises expériences. N’est-il pas immoral d’empêcher une personne de prendre des décisions concernant son propre corps et de mener une vie en bonne santé ? »  

D’après de nouvelles données publiées par l’institut Guttmacher ce mois-ci, 36 millions de jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans dans des régions en développement sont sexuellement actives tout en étant désireuses d’éviter une grossesse. Pourtant, plus de la moitié d’entre elles n’a pas recours à des moyens de contraception modernes. Le rapport indique que près de la moitié des 9,6 millions de grossesses enregistrées chaque année dans ce groupe d’âge ne sont pas désirées, et que plus de la moitié se termine par un avortement, la plupart du temps pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité.

« Investir dans des soins de santé sexuelle et reproductive qui répondent aux besoins des adolescents est essentiel pour s’assurer que les jeunes puissent prendre des décisions informées, fondées sur le libre choix, en matière de contraception et relations, » a déclaré le Dr. Ann Biddlecom, Directrice de recherche internationale à l’Institut Guttmacher. « Les jeunes femmes et les jeunes hommes doivent avoir accès à des services contraceptifs adaptés aux jeunes, offrant un vaste choix de méthodes, du conseil et des informations qui soient médicalement exactes. »

Les jeunes défenseurs de la planification familiale sont à l’avant-garde de ces efforts. Ils ont mis en œuvre des stratégies créatives pour éliminer la stigmatisation, former les prestataires et surmonter les obstacles auxquels les jeunes sont confrontés au niveau local en matière d’accès aux services de santé reproductive. Au cours de la plénière, Kokou S. Djagadou, représenté de la Division de la jeunesse auprès de l’Union africaine, a expliqué comment, en tant que prestataire, il s’efforce de fournir aux jeunes les outils nécessaires pour prévenir les grossesses non désirées, en luttant contre la désinformation et les croyances de la société concernant la sexualité des jeunes femmes.

Kojo Lokko, directeur adjoint de l’initiative du Défi, a clôturé la plénière avec un discours sur les jeunes femmes qu’il a rencontrées grâce à son travail, leurs espoirs pour leur avenir et le rôle de la planification familiale dans la réalisation de ses propres objectifs.

« Mon travail au quotidien ne porte pas sur des réunions de haut niveau et des conférences internationales comme celle-ci, » a déclaré M. Lokko. « Le but est de donner aux filles le pouvoir de poser des questions, de planifier leur avenir, et d’accéder à la contraception sans aucune crainte ni jugement. »  

La plénière d’aujourd’hui se tient dans la foulée de la pré-conférence des jeunes de l’ICFP, qui a réuni pendant deux jours plus de 600 jeunes leaders de plus de 40 pays du monde entier afin d’échanger des ressources pour appuyer des campagnes, des études et des programmes dans leurs pays respectifs. Ceci constitue le plus grand contingent de jeunes leaders de l’histoire de l’ICFP. La séance plénière a été suivie du FPitchfest de l’édition 2018 de l’ICFP, une compétition en direct qui verra s’affronter des jeunes et des dirigeants d’entreprise pour tenter d’obtenir des financements en vue de mettre en œuvre des projets susceptibles d’infléchir l’avenir de la planification familiale.

La troisième journée de l'ICFP 2018 s'est clôturée avec des engagements d'action et les pays de FP2020 ont partagé leurs réussites.

« La collaboration du ministère de la Santé du Rwanda avec des installations sanitaires religieuses a joué un rôle énorme dans la sensibilisation à toutes les méthodes de contraception – et cela sauve des vies. Maintenant, les femmes qui ont besoin de contraceptifs modernes sont dirigées vers des services mobiles et les femmes intéressées par des approches naturelles qui correspondent à leur religion connaissent leurs options » a déclaré le docteur Felix Sayinzoga, Chef de division au Centre Biomédical du Rwanda (RBC).

Avec le Rwanda, des individus de l’Indonésie, de Madagascar et du Mozambique ont partagé leurs progrès, leurs enseignements et leurs réflexions sur les défis communs auxquels ils sont confrontés pour améliorer l’accès aux services de la planification familiale pour les adolescents et les jeunes.

L’édition 2018 de l’ICFP se terminera le 15 novembre. Lors de cette dernière journée, l’accent sera mis sur les progrès nécessaires pour avancer dans la réalisation des objectifs Family Planning 2020 (FP2020). Les sessions et les différents orateurs présenteront des programmes de planification familiale ayant porté leurs fruits aux niveaux national et local, en mettant en évidence l’impact que ces efforts ont eu individuellement sur les femmes et les filles.

Au programme de cette dernière journée, figureront notamment :

Pour suivre la participation des jeunes à la conférence sur les réseaux sociaux, utilisez le hashtag #ICFPYouth.

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À PROPOS DE L’ICFP : Organisée tous les deux ans depuis 2009, la Conférence internationale sur la planification familiale (ICFP) sert de plateforme d’influence stratégique pour la communauté de la planification familiale à travers le monde. Elle offre à des scientifiques, des chercheurs, des décideurs et à des défenseurs de la planification familiale l’occasion de diffuser leurs connaissances, de célébrer des réussites et d’identifier les prochaines étapes vers la réalisation de l’objectif d’offrir à 120 millions de femmes supplémentaires un accès à une contraception volontaire et de qualité d’ici 2020.

L’édition 2018 de l’ICFP est co-organisée  par l’Institut Bill et Melinda Gates pour la population et la santé de la reproduction, au sein du département de la population, de la famille et de la santé reproductive de l’École Bloomberg de santé publique de l’université John Hopkins, et par le Ministère de la santé de la République du Rwanda. Elle a été rendue possible grâce au soutien d’un noyau d’acteurs : le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation David et Lucile Packard, la Fondation William et Flora Hewlett, le Département du Royaume-Uni pour le développement international (DfID), la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF), Family Planning 2020 (FP2020), la Fondation des Nations Unies (UNF), le Gouvernement des Pays-Bas et Marie Stopes International (MSI), ainsi que le Comité directeur international, constitué de plus d’une cinquantaine d’organisations partenaires, et le Comité directeur national de l’ICFP. Pour en savoir plus sur l’ICFP, rendez-vous sur le site : http://2018.fpconference.org/?lang=fr 

RESSOURCES POUR LES MÉDIAS : des ressources en ligne pour les médias, y compris le programme à l’intention des médias et les communiqués de presse, sont disponibles ici. L’intégralité du programme est disponible ici.

LIVESTREAM : des retransmissions en direct (livestream) sont accessibles depuis le programme de la conférence virtuelle ICFP ici.

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