Georgina Hassan

Concert Sueño Latino – 8 de marzo de 2019

Traductions : Adelaïde Lopez

Décimas

https://youtu.be/Hvd1nolhC_4

Dizains

Esta vida es un tejido
donde todo se entrelaza
y si la magia te abraza
se despiertan los sentidos
cuando escuché tu latido
mi alma llegó a su hogar
y aunque parezca un azar
yo sé que el cielo decía
que tus manos y las mías
se tenían que encontrar.

El verano fue más verde
la alegría aguacero
el crepúsculo velero
pasajero de la tarde
ese fuego que hoy arde
es alegre y es sereno
es tan fuerte, verdadero
que lo guardan los cocuyos
en su vientre cual arrullo
como vela del desvelo.

Las palabras son cajitas,
tan pequeñas, tan cuadradas,
yo les pido a las hadas,
que te canten muy cerquita,
cuando bese tu boquita,
que deslicen en tu aliento,
la alegría de este viento,
que arrebola mi vestido,
las estrellas son testigo,
del amor que ahora siento

Cette vie est un tissu

Où tout s’entrelace,

Et si la magie t’enlace

Les sens se réveillent.

D’entendre battre ton cœur

Mon âme parvint à son foyer.

Et même si cela ressemble à un hasard

Je sais que le Ciel disait

Que tes mains et les miennes

Devaient se rencontrer.

L’été fût plus vert,

La joie diluvienne,

Le crépuscule un passager

Du voilier de l’après-midi.

Ce feu qui brûle aujourd’hui

Est joyeux et serein.

Il est si ardent, si vrai

Que les lucioles le gardent.

Bercé en leur ventre, il brille

Comme une veilleuse.

Les mots sont comme des petites boîtes,

Si petites, si carrées.

Je demande aux fées

Qu’elles te chantent à l’oreille

Quand j’embrasse ta jolie bouche,

Qu’elles glissent dans ton souffle

La joie de ce vent

Qui gonfle ma robe.

Les étoiles sont témoins

De l’amour que je ressens désormais.

Zurcir

https://youtu.be/AiCQqe3Qv_A

Repriser

Para zurcir mi vacío,
me pondré un dedal de cobre,
muchos hilos de colores,
y la aguja del estío,
que derrita tanto frío,
y me aclare las pupilas,
las papilas gustativas,
y la pena que me abruma
cuando un árbol se derrumba
vuelan miles de semillas.

Vuelan miles de semillas,
aunque el ojo no las vea
y hasta en la tierra mas yerma
va brotando la gramilla
y aunque es tarea sencilla
la ansiedad nos paraliza
tantos miedos, tanta prisa
arrebatan los verdores
y los profundos temblores
con que nos viste la risa.

Con que nos viste la risa,
cosquillita paseandera,
que se descuelga ligera,
como un viento que acaricia,
campanita que repica,
igualita a nuestra infancia,
en tu risa no hay mudanza,
ni una sombra de la duda,
su candor no disimula,
y su trino no descansa.

Para zurcir mi vacío,
me pondré un dedal de cobre,
muchos hilos de colores,
y la aguja del estío,
que derrita tanto frío,
y me aclare las pupilas,
las papilas gustativas,
y la pena que me abruma
cuando un árbol se derrumba
vuelan miles de semillas.

Pour repriser le vide qui m’habite,

Je prendrai un dé à coudre en cuivre

Une multitude de fils de couleurs,

Et l’aiguille de l’été,

Pour qu’elle fasse fondre ce grand froid,

Et m’éclaire les pupilles,

Les papilles,

Et la peine qui m’accable.

Quand un arbre s’effondre

Des milliers de graines s’envolent.

Des milliers de graines s’envolent,

Même si elles sont invisibles à l’œil

Et même sur la terre la plus aride

L’herbe se met à germer

Et même si la tâche est simple

L’anxiété nous paralyse.

Tant de peurs, tant de hâte

Détruisent les bourgeons

Et les frémissements profonds

Que nous procure le rire.

Que nous procure le rire,

Un chatouillement passager,

Qui se détache légèrement,

Comme un vent qui caresse,

Une petite cloche qui carillonne,

Pareille à notre enfance,

Dans ton rire il n’y a pas de départ,

Ni une ombre de doute,

Sa candeur ne dissimule rien,

Et son chant jamais ne cesse.

Pour repriser le vide qui m’habite,

Je prendrai un dé à coudre en cuivre

Une multitude de fils de couleurs,

Et l’aiguille de l’été,

Pour qu’elle fasse fondre ce grand froid,

Et m’éclaire les pupilles,

Les papilles,

Et la peine qui m’accable.

Quand un arbre s’effondre

Des milliers de graines s’envolent.

Corteza

https://youtu.be/zWT9CyDgMfs

Ecorce

En la corteza del árbol 
está el quejido del viento 
el rocío y el aliento 
de quien apoya su mano
columpio de los hermanos 
el humo de los altares
la madera que en los mares
sostiene a los viajeros 
el canto del aguacero 
abrazo de los amantes 

El veneno de la hiedra 
el frío golpe del hacha 
la aguja de las escarchas 
el sigilo de la piedra 
silencio que ya se quiebra 
preludio de madrugada 
refugio de las torcazas
la piel de los durazneros
memoria de los abuelos
arrullo de la quebrada 

Yo no sé mi amor 
qué será de ti 
yo no se mi amor 
que será de mí
si en la corteza tenemos 
tanto dolor

Si memoria tiene el tiempo 
si el árbol guarda su esencia 
y el río su cadencia
acompaña el sufrimiento 
si no olvido lo que siento 
con tanta sangre dolida 
quisiera llevar mi herida
como esta corteza abierta 
que si el dolor me despierta 
habrá que encender la vida

Dans l’écorce de l’arbre

Se trouve le gémissement du vent

La rosée et le souffle

De celui qui soutient ta main

La balançoire des frères

La fumée des autels

Le bois qui dans les mers

Supporte les voyageurs

Le chant de l’averse

L’étreinte des amants

Le venin du lierre

Le coup froid de la hache

La morsure du givre

Le mutisme de la pierre

Le silence qui déjà se brise

Prélude de l’aurore

Refuge des tourterelles

La peau des pêchers

Mémoire des grands-parents

Le bercement de la Vallée

Je ne sais pas mon amour

Ce qu’il sera de toi

Je ne sais pas mon amour

Ce qu’il sera de moi

Si dans l’écorce nous avons

Autant de douleur

Si la mémoire a le temps

Si l’arbre garde son essence

Et si le débit de la rivière

Accompagne la souffrance

Si je n’oublie pas ce que je ressens

Avec le sang meurtri

Je voudrais porter ma blessure

Comme cette écorce ouverte

Si la douleur me réveille

Elle devra rallumer l’étincelle de la vie

Solo por miedo

Juste par peur

Pedro Burruezo - Juan Pablo Silvestre

https://youtu.be/snWaMg6Hb7c


Que bonito es el miedo cuando es sincero,
que brillante el futuro cuando es oscuro,
que exquisito el delito cuando lo grito.

Que belleza la vida cuando se olvida,
que profunda la herida si está dormida,
que segura una barca a la deriva.

Una vida más tarde comprenderemos
que la vida perdimos solo por miedo.

De qué sirve la calma si no me salva,
cuánto vale mi alma si no cabalga,
dónde va la esperanza si no me alcanza.

Una vida más tarde comprenderemos
que la vida perdimos solo por miedo.

Que bonito es el miedo cuando es sincero,
que salvaje el deseo cuando te veo,
quién pudiera decirte lo que te quiero,
cuánto te quiero.

Una vida más tarde comprenderemos
que la vida perdimos solo por miedo.

Comme la peur est jolie quand elle est sincère

Comme le futur est brillant quand il est obscur,

Comme le délit est exquis quand je le crie.

Comme la vie est belle quand elle se fait oublier

Comme la blessure est profonde lorsqu’elle est endormie

Combien est sécurisante une barque à la dérive

Dans une prochaine vie nous comprendrons

Que nous avons gâché notre vie seulement par peur

A quoi sert le calme s’il ne me sauve pas

Combien vaut mon âme si elle ne s’évade pas,

Où va l’espérance si elle ne m’atteint pas

Dans une prochaine vie nous comprendrons

Que nous avons gâché notre vie seulement par peur

Comme la peur est jolie quand elle est sincère

Comme le désir est sauvage quand je te vois,

Qui pourrait te dire ce que je t’aime,

Combien je t’aime.

Dans une prochaine vie nous comprendrons

Que nous avons gâché notre vie seulement par peur

Como respirar

https://youtu.be/MwYEmZXN-qc

Comment respirer

Abro esta cajita, guardo otro suspiro
es solo para recordar,
para tomar distancia, distancia chiquita
y volverte a mirar.

Abro esta cajita, guardo mi secreto
nunca te deje de esperar,
nunca el amor fue tan fácil, profundo,
como respirar.

Como respirar
subidos al tejado de tu casa,
como celebrar
el desvelo de los girasoles.

Tus ojos del tiempo, mis bosques del sur,
tus dragones y mis mariposas.
Mis cascabeles como abalorios,
tu tesoro de hojas.

J’ouvre cette petite boîte, je garde un autre soupir

C’est juste pour me souvenir,

Pour prendre de la distance, une courte distance

Et de nouveau te regarder.

J’ouvre cette petite boîte, je garde mon secret

Je n’ai jamais cessé de t’attendre,

L’amour n’a jamais été aussi simple, profond,

Comme respirer.

Comme respirer,

Montés sur le toit de ta maison,

Comme célébrer

L’éveil des tournesols.

Tes yeux du temps, mes forêts du sud ;

Tes dragons et mes papillons.

Mes grelots en pendentifs,

Ton trésor de feuilles.

El círculo

Le cercle


Letra y música: Kevin Johansen

https://youtu.be/fhdmI_Ugst8


Acuéstate y duérmete
para despertar
sonriente y feliz
Despiértate levántate
para cansarte y volver a dormir.

El círculo da la vuelta
y al terminar la vuelve a dar.

Discúlpame, perdóname
para que puedas 
ofenderte otra vez.
Enójate, castígame
para que puedas 
quererme después.

El círculo da la vuelta
y al terminar la vuelve a dar
yo te olvidé, no me olvido mas.

Entrégate y ríndete
para que puedas 
escaparte después
Libérate y suéltate
para que puedas
quererme otra vez

El círculo da la vuelta
y al terminar la vuelve a dar
te di todo y ya no doy mas.

Hoy te quiero mañana también
pasado no, el año que viene
creo que siempre te querré.

Couche-toi et endors-toi

Pour te réveiller

Souriant et heureux

Réveille-toi, lève-toi

Pour te fatiguer et dormir à nouveau

Le cercle fait le tour

Et lorsqu’il finit, recommence

Excuse-moi, pardonne-moi

Pour que tu puisses

T'offusquer à nouveau.

Énerve-toi, punis-moi,

Pour que tu puisses

M’aimer ensuite.

Le cercle fait le tour,

Et lorsqu’il finit, recommence,

Je t’ai oublié,  je n'oublie plus

Rends-toi et baisse les armes

Pour pouvoir

T’échapper ensuite.

Libère-toi et lâche prise

Pour pouvoir

M’aimer une fois de plus.

Le cercle fait le tour,

Et lorsqu’il finit, recommence,

Je t’ai tout donné mais à présent j’arrête.

Aujourd’hui je t’aime, demain aussi

pas avant, l’année qui vient

Je crois que toujours je t’aimerai.

Atardecer

https://youtu.be/dOJXncL9FrE

Crépuscule

(Emilia Bertolé / Georgina Hassan)

Aquí estamos
tejiendo antiguos sueños
ya la tarde ha caído, 
está azul la ventana
y hay una fina sombra morada
en torno nuestro. 

Nos borramos en la hora
amigo mío
ni tu cálido acento
logra ahuyentar 
esta espectral atmósfera
en que como la luz
nos disolvemos.

Mi cabellera es
como un humo pálido
y humo tus ojos negros.

Somos dos sombras en la sombra
en tanto se deshace
la rosa del silencio.

Nous y voilà

A tisser d’antiques rêves

Le soir déjà est tombé

A la fenêtre tout est bleu

Et il y a une fine ombre pourpre

Autour de nous.

Nous nous effaçons dans cette heure,

Mon ami,

Ton accent chaleureux

Ne parvient pas à faire fuir

Cette atmosphère spectrale

Dans laquelle comme la lumière

Nous nous évanouissons.

Ma chevelure est

Comme une pâle fumée

Tes yeux noirs sont fumée aussi

Nous sommes deux ombres dans l’ombre,

Tandis que se défait

La rose du silence.

Jilguerito

https://youtu.be/vmY6RNjvXEo

Petit Chardonneret

(Georgina Hassan)

Sentada en la alberca
madre espera
la aurora llegar 
deja el portal abierto
que el tiempo es hilo de bordar

Y hay una madreselva
florecida
de puro carmín
deja el portal abierto 
que llegaré por ti (que esperaré por ti)

Jilguerito jilguerito
agua perfumada
de ti
amor
déjate caer (déjame caer)

Assise au bord de la piscine

La mère attend

L’arrivée de l’aurore

Laisse la porte ouverte

Car le temps est suspendu

 

Et il y a un chèvrefeuille

En fleur

D’un carmin pur

Laisse la porte ouverte

Car je viendrai pour toi (car je t’attendrai)

Petit chardonneret, petit chardonneret

Une eau parfumée

De toi

Mon amour

Laisse-toi tomber (laisse-moi succomber)