Comité: Santé

Problématique: Renforcer la prévention et les traitements d’abus de drogues, incluant l’abus de stupéfiants et la consommation nuisible d’alcool.

Président: Veya Ayra Mandapat

 

Introduction

Il existe de nombreuses substances nocives pour le corps humain, mais deux d’entre-elles sont plus populaires que les autres. Le terme «abus de substances» se réfère à l'utilisation nocive de substances psychoactives, parmi lesquelles se démarquent les drogues et l'alcool. Les drogues sont des substances qui provoquent un changement physiologique chez un individu. Elles ont gagné en popularité dans les années 1800, quand un médicament connu sous le nom d'opium a été utilisé comme analgésique pendant la guerre civile aux États-Unis. Cependant il a rapidement conduit aux premiers cas d’addiction à la morphine. L'alcool est un liquide inflammable qui est principalement utilisé dans les boissons comme le vin, la bière et les spiritueux. Il a été utilisé pour la première fois en Grèce actuelle, vers 2000 avant JC. Bien que les deux substances existent depuis plusieurs siècles, elles sont toujours aussi populaires aujourd'hui - peut-être même plus.

L'alcool à lui seul peut engendrer des millions d'accidents mortels, le plus souvent des accidents de la route. Il peut endommager le cerveau en détruisant ses cellules, ainsi qu’être dangereux pour le foie. Les drogues peuvent donner lieu à des crises cardiaques, et dégrader les organes du corps, y compris le cerveau et le cœur. Elles peuvent amener troubler la pensée de l’individu qui les consomme. Ensemble, ces deux substances peuvent aller jusqu’à provoquer une mort subite. Bien qu'ils soient principalement consommés aux États-Unis et dans plusieurs pays d'Europe, les drogues et l'alcool sont généralement répandus dans le monde sous toutes leurs formes. Cela signifie que les effets de leur exploitation peuvent se trouver partout. C'est pourquoi il est important de se concentrer sur leur prévention ainsi que sur le traitement de ceux qui en souffrent.

 

Mots clés

 

Abus de substance

Se dit d’une situation dans laquelle une personne a abusé ou est devenue dépendante à une substance addictive, en particulier à l’alcool ou aux drogues. C'est aussi une forme de trouble liée à la substance. Celles-ci amènent les individus à changer leur façon d'agir, de se sentir ou de penser.

 

Drogues narcotiques

Comme indiqué précédemment, les drogues sont des substances qui peuvent être inhalées, injectées, consommées, etc., par le corps humain, ce qui conduit à un changement radical qui pourrait causer des dommages aux organes vitaux ou même la mort. En effet, certaines drogues sont utilisées en médecine, comme la kétamine, qui aide les personnes atteintes de troubles bipolaires. Cependant, les drogues narcotiques affectent l'humeur ou le comportement. Elles ne sont pas vendues en tant que médicaments mais au contraire illégalement.

 

Substances récréatives

Une substance récréative est couramment utilisée sans justification médicale. Elle possède des effets psychoactifs, ce qui affecte le comportement et l'esprit: beaucoup de gens pensent que ce sont des drogues inoffensives à utiliser occasionnellement, car elles n’entraînent pas de dépendance. La cocaïne et la marijuana sont des exemples de substances récréatives. Par exemple, aux États-Unis, en particulier en Virginie-Occidentale, est survenu un problème aux proportions épidémiques de consommation d’opioïdes et d'héroïne, problème qui épuise les ressources de la police et des hôpitaux.

 

Abus de drogue

Les drogues elles-mêmes sont des substances très addictives en raison de leur capacité à augmenter la production de dopamine dans le cerveau. La dopamine est une substance chimique qui est produite suite à une expérience agréable, comme après avoir mangé de la nourriture. Ce sentiment peut être imité par la consommation de drogues. Ceci explique pourquoi il n'est pas surprenant que leur consommation soit très répandue. L'abus de drogues définit l'habitude de consommer en trop grande quantité des drogues illégales et nocives pour la santé.

 

Age légal pour la consommation d’alcool (ALCA)

L’ALCA a pour but de protéger des millions de vies. Ces lois énoncent l'âge légal à partir duquel un individu peut acheter ou consommer des boissons alcoolisées publiquement. Par exemple, l’ALCA aux États-Unis est de 21 ans.

 

Lois de tolérance zéro

Ces lois criminalisent, par exemple, les personnes de moins de 21 ans qui conduisent avec une certaine quantité - même infime - d'alcool dans leur corps. Aux Etats-Unis, chaque État a un pourcentage différent de concentration d'alcool dans le sang qui, lorsqu'il est dépassé, est considéré comme une infraction pénale, allant de 0,00% à 0,02%, mais pas plus de 0,7%.

 

Prévention de rechute (PR)

Le terme «rechute» signifie le fait de revenir à des habitudes qu’une personne avait abandonnées. Quand une personne est déjà sobre, il est important de s'assurer qu'elle ne retourne pas à un style de vie malsain. La prévention des rechutes est une approche comportementale visant à s'assurer qu'une personne guérie de la toxicomanie le restera, et ne reviendra plus à ses vieilles habitudes.

 

Détoxification

Lorsqu’on dit que quelqu’un est détoxifié, cela signifie que la personne a été nettoyée d'une substance nocive ou a cessé de la consommer grâce à des médicaments et des traitements. Ce processus est important lorsqu'il s'agit de guérir de la toxicomanie. C'est l'une des premières étapes à réaliser.

Aperçu général

 

Abus de substances

 

Il est tout d’abord très important de déterminer exactement de quelles substances il s’agit ici, afin que la problématique soit traitée correctement. Les premières seraient donc les drogues illégales, comme l’héroïne, la cocaïne et le cannabis. S’ensuit l’alcool, tel que la vodka, le vin, le gin, etc. Ces deux exemples, bien qu’ils soient les plus communs, ne sont malheureusement pas les seules substances à être consommées  de manière abusive. Il peut en effet aussi s’agir de médicaments sous prescription ingurgités en trop grandes quantités par un seul individu, ou bien même consommés par un autre individu que celui à qui ils ont été prescrits. Certains types de solvants tels que la colle ou les aérosols figurent aussi dans la liste. Enfin, très importantes aussi, les Nouvelles Substances Psychoactives (NSB), plus connues sous le nom de „legal highs“; la benzylpipérazine, la méphédrone et la méthoxétamine en sont des exemples très courants.

 

Les causes

Mais quelles sont les causes qui poussent un individu à l’addiction? La plupart du temps, celles-ci n’existent même pas réellement, la seule raison étant que la substance est addictive, comme son nom l’indique. N’essayer qu’une seule fois peut mener à plusieurs autres consommations: la personne est alors piégée par l’addiction et il devient difficile pour elle de s’en sortir. D’autres causes existent pourtant, comme l’influence des amis (la pression sociale), l’ennui, le trop plein de stress, avoir été élevé dans un environnement ou l’abus de drogues et d’alcool est considéré comme normal, être sujet à une maladie mentale et se soigner soi-même, des problèmes relationnels et sentimentaux, des problèmes financiers, la perte d’un être cher, le manque d’estime de soi et user de substances illicites pour gagner de l’assurance, le trouble de la personnalité, être un adolescent rebelle, ou tout simplement se sentir perdu. Voici donc quelques exemples qui illustrent parfaitement le fait que ces individus qui se tournent vers l’alcool et la drogue recherchent simplement de l’aide, du soutien et du réconfort, la plupart du temps. Les explications du fait qu’environ 208 millions d’humains consomment des drogues illicites et 136,8 millions boivent abusivement sont très vastes.

 

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Nombre (en milliers) d’Américains âgés d’au moins 12 ans dépendants ou abusant d’alcool et de drogues illicites.

(Source: Substance Abuse and Mental Health Services Administration, 2005 National Survey Use and Drug Health)

 

Effets

Lorsque l’on parle des effets de la consommation abusive de substances sur un individu, il ne faut pas se limiter qu’à sa santé, même si cela consiste en son effet immédiat et direct, mais aussi aux personnes autour de lui.

Santé

        

L'impact de l’abus de substances sur le corps peut se répandre partout, infectant presque tous les organes possibles. Cela peut provoquer des phases de nausée, ce qui inclut des vomissements et des douleurs abdominales. Le système immunitaire commencerait à s’affaiblir, ce qui augmenterait la vulnérabilité à d’autres infections du corps. Grande variété de maladies cardiovasculaires peuvent aussi survenir, comme un rythme cardiaque trop élevé et des crises cardiaques. Les  drogues qui sont injectées ont des effets sur les veines, provoquant leur effondrement et des infections des vaisseaux sanguins. Il est possible qu’il y ait des dégâts du foie, résultant en un fonctionnement anormal de celui-ci, aboutissant parfois à une insuffisance hépatique. Avoir des crises, des lésions cérébrales et des AVC qui ont un impact sur la vie au quotidien sont également des conséquences, provoquant des problèmes de mémoire, d’aptitude à écouter et à prendre des décisions, de la confusion et des dommages permanents au cerveau. L’abus peut provoquer de nombreux changements au sein du corps, conduisant à des anomalies telles que le développement de la poitrine chez les hommes, une baisse d'appétit et une augmentation de la température du corps. Enfin, l’abus de drogues peut même engendrer la mort. En effet, il y a plus de morts, maladies et de handicaps provoqués par l’abus de substances que par n’importe quel autre problème de santé. Le National Institute on Drug Abuse (NIDA) affirme qu’à ce jour, la consommation de drogues illicites est la cause d’une mort sur quatre.

D’après l’Office des Nations Unis contre la Drogue et le Crime (UNODC), en 2010 environ 5% de la population, soit presque 230 millions de personnes, ont consommé une substance illicite. De ces personnes, 27 million ont souffert d’une consommation de drogues récurrente, qui était néfaste pour leur santé et a causé des problèmes psychologiques et sociaux. En 2015, ces troubles ont commencé à émerger provoquant 307 400 morts, ce qui était une augmentation énorme relativement au taux de 165 000 morts enregistré en 1990.  

Substance

Nombre de morts en 2015

Alcool

137 500

Opiacé

122 100

Amphétamine

12 200

Cocaïne

11 100

La consommation de drogues a pour conséquence de nombreux troubles mentaux. Des experts en ont réuni 9 qui, selon eux, ont pour cause la consommation de drogues. Voici quelques exemples:

Comportement

L’addiction à la consommation d’alcool et de drogues n’affecte pas seulement la santé mais aussi le comportement. La victime commence à se sentir suspicieuse de son environnement, devient agressive vis-à-vis des autres, commence à avoir des hallucinations, un jugement embrumé, et perd son contrôle de soi. Ils ne le remarquent peut-être pas, mais l’abus de certaines substances affecte non seulement les victimes mais aussi leur entourage. L’alcool, par exemple, fut la cause de 10 265 accidents de voiture en 2015. De ces 10 265 personnes, 209 étaient des enfants âgés de 0 à 14 ans. Chaque personne qui entretient des relations avec une personne addicte à l’alcool ou aux drogues court le risque d’être blessée, violentée, violée, ou coincée dans une situation mettant leur vie en danger.        

Approches du problème

        La Prévention de l’Abus de Substances, également connue sous le nom de prévention de l’abus de drogues, consiste en des efforts centrés autour du traitement d’une personne addicte, que ce soit individuellement ou à travers l’environnement qui les entoure. Certains programmes élaborés se sont révélés très utiles, comme les programmes de prévention familiale, où les facteurs de protection des enfants sont renforcés, en leur apprenant à mieux aborder les membres de leur famille. Ceci inclut aussi l’attention qu’accordent les parents à leurs enfants et les règles et la discipline qu’ils leur fournissent, en leur rappelant régulièrement des dangers de l’abus de substances telles que l’alcool ou les drogues, et en surveillant leur vie. Cette méthode, comme l’a dit l’Institut National sur l’Abus de Drogues en 2003, est particulièrement utile. Les méthodes telles que ce programme sont importantes, et leur efficacité est confirmée par des recherches effectuées par Smit, Verdurmen, Monshouwer, et Smil, des membres de la Communauté de Santé PubMed, qui ont rassemblé des données sur la prévalence de l’abus de substances dans les sociétés occidentales. Ils ont trouvé que 18% d’adolescents entre 12 et 14 ans aux Etats-Unis boivent compulsivement, ou consomment de grandes quantités d’alcool sur un court laps de temps. En 2006, 73% des adolescents aux Etats-Unis ont une addiction recensée à l’alcool. En Europe du Nord, en revanche, les sondages auraient atteint les 90% selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Il existe aussi des programmes de prévention scolaires, dont le but est d’éduquer les élèves sur les dangers de l’abus de substances. Il y a maintenant dans de nombreuses écoles des cours orientés autour de l’information autour de l’abus de substances, qui commencent déjà à la maternelle. Ceci permet d’empêcher des comportements précoces, et prévenir une future addiction aux drogues et à l’alcool, sachant que 40% des enfants ont déjà goûté à l’alcool avant l’âge de 10 ans. Ces programmes apprennent même aux enfants de refuser toute proposition de drogues, une méthode qui a été prouvée comme étant plus efficace que les méthode non-interactives. Les capacités de résistance sont augmentées, ce qui augmente les facteurs de protection chez les générations futures.

Enfin, nous pouvons citer le très bon exemple des programmes de prévention communautaires, qui fonctionnent en lien direct avec l’application de la loi, et des organisations religieuses et gouvernementales afin de renforcer la prévention de l’abus d’alcool et de drogues. Ces programmes fournissent de l’aide aux écoles, milieux professionnels, instances de presse, et même aux institutions religieuses. Ils comprennent aussi le développement de stratégies, le renforcement des règles, des programmes de sensibilisation, et des méthodes à travers les médias. Il y a plusieurs organisations et agences dédiées au problème de l’abus de substances, comme le NIH (Institut National de la Santé) ou le NIDA (Institut National sur l’Abus de Drogues).

Certains évènements sont aussi bénéfiques dans la lutte contre l’abus de substances, comme par exemple la décision du Président Obama de faire du mois d’octobre le mois de la prévention nationale de l’abus de substances. Ce mois est considéré comme un hommage aux membres de la société qui travaillent à la prévention de ce problème, et qui luttent pour faire du pays un pays libre de l’emprise des narcotiques. Il existe aussi un événement connu sous le nom de la Semaine du Ruban Rouge, au cours de laquelle des millions d’américains participent à de nombreuses activités, organisées par le National Family Partnership (Partenariat National de la Famille). Cet événement est décrit comme étant “l’événement ayant la plus grande portée dans la prévention de la drogue aux Etats-Unis”, par l’agence Drug Enforcement America. Cet événement est utilisé comme le symbole d’une communauté unie dans son combat contre l’abus d’alcool, de drogues, de tabac, etc… pour les générations futures et leur entourage.

Bien que beaucoup de prévention soit accomplie partout dans le monde, ceci n’est pas le cas pour les pays en voie de développement. Ces pays manquent des ressources nécéssaires auxquelles ont accès les pays développés, comme les sources médiatiques, qui permettent de sensibiliser au problème. Un bon exemple serait l’Afghanistan, un pays dont la population est grandement dépendante. Les deux drogues les plus répandues sont l’opium et le haschich, mais on peut aussi compter l’alcool, qui est massivement consommé depuis qu’il a été introduit par les classes plus aisées. Les facteurs qui permettraient de prévenir ce problème, et traiter une population qui est largement atteinte par celui-ci ont été débattus, mais peu de changement a été opéré.

Un autre pays en voie de développement, le Soudan, a fait de meilleurs efforts dans son ciblage de l’influence de l’abus de drogues chez sa population. Ce pays a commencé un travail de prévention aux risques de la drogue, et a reçu de l’aide de la part des Nations Unies, qui soutiennent le pays en terme de logistique, de moyens technologiques, et de ressources médicales. Le gouvernement du Soudan a fait un effort national afin de combattre les crimes liés à la drogue, à travers l’élaboration de centres et la création de loi contre les dealers de drogue.

Traitements

     Traiter l'abus de substances

Un patient peut être traité pour sa dépendance aux substances. Cependant, le processus de guérison est  difficile, étant donné que la dépendance aux drogues s'avère être chronique chez un patient. Un traitement se réalise donc sur une longue durée. Il débute généralement par  des cures de désintoxication, pour que le corps du patient évacue les substances nocives; ensuite s'ajoutent des séances de soutien psychologique, la prescription de médicaments contre les drogues consommées, ainsi que l'évaluation et le traitement de leurs effets nocifs sur la santé du patient (notamment la dépression). S'ensuit un suivi médical du patient afin qu'il ne fasse pas de “rechute” et qu'il ne replonge pas de nouveau dans la consommation de stupéfiants. Les médicaments les plus souvent utilisés pour un traitement sont la méthadone, la buprénorphine, et le naltrexone.

Une autre méthode pour traiter l’addiction est la psychothérapie. En effet, elle permet au patient de présenter les changements dans son comportement depuis sa période de consommation régulière de substances: ainsi elle lui permet de développer une hygiène de vie saine et l'encourage à poursuivre ses traitements médicaux. Il existe diverses formes de thérapies; telles que la thérapies cognitivo-comportementales, dont le but et d'amener le patient à affronter les situations dans lesquelles il aura tendance à consommer des stupéfiants (par exemple un conflit difficile à gérer); ou bien la thérapie familiale “multidimensionnelle”, qui aide les familles ayant eu plusieurs problèmes liés à la consommation de drogue et qui leur permet de consolider le fonctionnement général de la famille.

Selon les données fournies par l'Enquête Nationale sur l'Usage de Drogues et la Santé, environ 22,5 millions de personnes âgées de 12 ans ou plus devaient être traitées pour un problème de drogue ou d'alcool en 2014. Parmi ces personnes, 4,2 millions seulement ont reçu les médicaments adéquats, et seulement 2,6 millions ont eu la possibilité de suivre un programme de traitement spécialisé.

 

Traiter les alcooliques

 

Lorsqu’il s'agit de traiter un alcoolique, la personne bénéficiera toujours d’un traitement, peu importe la gravité de son cas. Il y a des traitements qui aident à développer les compétences nécessaires pour commencer à réduire la consommation d'alcool, puis à s'arrêter plus tard, à construire un système de soutien solide, à se fixer un objectif et finalement à apprendre à combattre ce qui pourrait potentiellement déclencher une rechute. Pour les médicaments contre l’abus d’alcool, trois sont connus et approuvés:

1. Naltrexone - bloque les récepteurs responsables de l'envie d'alcool et réduit la possibilité de rechute.

2. Acamprosate - réduit certains symptômes comme l'anxiété et l'insomnie chez les individus ayant très récemment cessé de boire,

3. Disulfiram - aide à réhabiliter son corps et réagit désagréablement au contact de l'alcool; conçu pour aider les patients à cesser de boire.

 Pour la guérison de la toxicomanie, la thérapie est également utile quand il s'agit de l'alcool. La thérapie cognitivo-comportementale et les consultations sont également utilisées. Il existe également une thérapie dont le but est d’amplifier la motivation, qui n’est destiné qu’à durer que quelques temps dans le but de renforcer la motivation à arrêter de boire. Des interventions brèves sont également recommandées. Elles ressemblent beaucoup à un groupe de soutien et à des séances de conseil. Les centres de désintoxication sont aussi une option saine pour soigner les alcooliques et les toxicomanes, car le patient intègre un établissement dans lequel il sera purgé de l'une ou l'autre de ces substances. Selon les American Addiction Centers (Centres Américains sur l’Addiction) les patients qui sont en mesure de mener à bout leur séjour dans un centre de réadaptation sont guéris de 90% à 100% de leur dépendance.

 

Étude de cas: Une étude préliminaire des effets de la rétroaction des patients sur les programmes de traitement de la toxicomanie en consultation externe par l'Institut national de lutte contre l'abus de drogues

 

Actuellement, de nombreux patients subissent des traitements dans des centres de traitement de la toxicomanie. Cette étude a été faite pour évaluer le système de rétroaction afin d'améliorer les résultats du traitement. Le test utilisé pour la rétroaction est appelé le Questionnaire sur les résultats 45 (OQ-45), qui a montré des résultats efficaces dans les cliniques de santé mentale, mais qui n'ont pas encore été testés dans les cliniques de traitement de la toxicomanie. Il a été conçu par l'Université de Pennsylvanie, l'École de médecine de l'Université de New York et l'Université Brigham Young.

Une nouvelle version de OQ-45 a été élaborée pour la consommation de drogues et d'alcool, et est destinée aux patients dans les centres de traitement de la toxicomanie. La phase 1 du test consiste seulement à l'administration des instruments d'évaluation. Dans la phase 2, il s’agit pour les patients de faire des rapports de rétroaction à leurs conseillers, basés sur le test pendant chaque séance de traitement, pendant exactement 12 séances. Les patients qui semblent n'avoir pas progressé par rapport à la moyenne reçoivent un questionnaire pour une deuxième rétroaction aux conseillers.

Les résultats de cette étude sont prometteurs. Les réactions des patients qui n’étaient alors pas traités ont été comparées à celles sans retour et ont conduit à des réductions constantes de l'usage d'alcool tout au long du traitement jusqu'à la 12ème session, selon les scores OQ-45. Ceci suggère que l'OQ-45 devrait être utilisé à plus grande échelle.

 

Pays et Organisations Concernés

 

                Iran

                Substance principalement consommée: Héroïne, 14.3% par habitant

                Malgré la restriction sur la consommation des drogues par le gouvernement Iranien, considérant l’influence de la religion Islamique, le pays voit émerger un abus d’opioïdes. Vu sa localisation sur le Golf Persique,  l’expédition de l’héroïne d’Asie du Sud-Ouest passe à travers ce dernier sur son chemin vers les marchés européens. L’Iran a un des plus hauts taux d’addiction à l’opium du monde et ses chiffres ne font qu’augmenter. En raison de sa religion officielle, l’Iran utilise la peine de mort contre les accusés d’offenses de drogues, mais comme ils n’ont pas assez de financement pour lutter contre les drogues, le pays ne peut pas faire énormément afin de résoudre le problème. Les Nations Unies ont offert de l’aide en donnant 13 millions de dollars, alors que les patrouilles frontalières sont devenues plus strictes, donc la tâche est devenue plus difficile pour les trafiquants de drogue.

 

                Royaume Uni

                Substance principalement consommée: Alcool, 13,7% par habitant

                Au Royaume-Uni, environ 1,6 millions de personnes dépendent de l’alcool, alors que seulement 6,4% suivent un traitement médical. L’alcool est 40% moins cher en Angleterre aujourd’hui par rapport aux années 80, puis 53% des hommes et femmes vivant en campagne boivent plus que le taux recommandé. De même, les Anglais sont des grands consommateurs d’héroïne et de cocaïne. Il est prétendu qu’il existe une dépense de $8,65 milliards pour le contrôle de la consommation de drogues.

 

                France

Substance principalement consommée: Pilules de prescription, 13,2% par habitant

                Les prix des drogues de prescription en France sont beaucoup plus bas que ceux aux Etats-Unis, ce qui veut dire qu’elles sont plus faciles à acquérir pour les Français. Les trois drogues les plus populaires sont la benzodiazépine, la buprénorphine et la méthadone. Le financement de la prévention de l’abus de drogues est estimé à $32.28 milliards.

 

                

Slovaquie

                Substance principalement consommée: Substances inhalées, 13,01% par habitant

                La substance inhalée la plus consommée est connue sous le nom de Toluène, une substance qui peut aboutir à la mort de son consommateur, surtout si celui-ci l’utilise pour la première fois. La Slovaquie consacre 0,05% de son Produit Intérieur Brut (PIB) à l’ordre et la sécurité, la prévention, les traitements, l’éducation et la réduction des souffrances.

 

 

                Russie

                Substance principalement consommé: Alcool, 7,1% par habitant

                L’alcool principalement consommé est la fameuse Vodka. Il est prétendu que la plupart des hommes n’ayant pas atteint l’âge de 55 ans sont morts d’abus de vodka. Le chef du Service Fédéral du Contrôle de Drogues, Viktor Ivanov, affirme que les Russes dépensent aussi beaucoup d’argent dans les drogues illégales, surtout l’héroïne.

 

 

                Afghanistan

                Substance principalement consommé: Héroïne, 6,9% par habitant

                Un million de personnes en Afghanistan sont addicts aux opioïdes, et le pays est le chef de file de la production de pavot à opium. Les parents donnent les drogues à leurs enfants et, selon le CIA World Factbook, des groupes anti-gouvernementaux comme les Talibans profitent de ce commerce de l’opium: c’est une manière pour eux de rentrer en Afghanistan.  Ceci rend l’exécution d’une politique sûre pour la réforme sur les drogues plus difficile.

 

                Canada

                Substance principalement consommé: Marijuana, 6,4% par habitant

                Il est estimé qu’au moins 44,3% de la population a consommé la marijuana au moins une fois au cours leur vie. La marijuana, en plus d’autres drogues illégales, mène à une somme de $3,5 milliards en dépenses. Afin de résoudre le problème, la Coalition Canadienne sur la Politique de Drogues suggère de décriminaliser la consommation de marijuana, une réforme supposée être mise en action en 2017.

 

                Etats Unis

                Substance principalement consommée : Pilules de prescription 6,2% par habitant

                Des statistiques montrent que plus que la moitié des citoyens américains ont consommé au moins une fois des calmants. L’Institut National sur l’Abus des Drogues affirme qu’environ 50 millions de personnes aux Etats Unis ont utilisé des drogues de prescription et plus que 47,000 de personnes sont mortes d’overdose en 2014, 61% de celles-ci étant causées par des abus d’opioïdes. Aujourd’hui, 5,500 d’Américains abusent de leurs médicaments. Le gouvernement prendra action face à ce problème.

 

 

                Institut National de la Santé (INS)

                Cette organisation fait partie du Département Américain de la Santé et des Services Humains. Dans le domaine des abus de drogues et de leurs traitements, les études de l’institut ont permis de créer une meilleure compréhension sur la nature de l’abus des drogues et les manières dont il affecte le corps.  De plus, ils travaillent sur des traitements qui permettent la récupération positive de patients.

 

 

                Institut National Sur l’Abus des Drogues

                Celui-ci est un des instituts de l’INAD et se consacre à la recherche sur l’addiction aux drogues plus que toute autre organisation au monde. L’institut se concentre sur la suivie des modes dans le domaine de la consommation de drogue, l’étude des substances variées du corps et la création de méthodes de prévention.

 

 

                Office des Nations Unies contre la drogue et le crime

                L’organe est connu principalement pour sa lutte contre les drogues et le crime. Il opère partout dans le monde et dépend des contributions de gouvernements et de bénévoles, qui permettent 90% de son travail. L’organisation a pour mission d’augmenter la connaissance publique autour des drogues et du crime, afin d’obtenir de meilleurs résultats suite à des stratégies de renforcement.

                

Solutions possibles

Bibliographie

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