Comment briller en société

Chapitre à éviter pour les athées qu’on a déjà essayé de convertir, qui n’y croient pas, et qui de toute façon ne se prosterneront jamais devant quelque chose d’immatériel !

Pour ceux qui ne savent pas, une lecture rapide pour se rendre compte.

Pour ceux qui commencent à être convaincus : à apprendre par coeur, ça pourra servir dans les discussions à l’occasion du prochain barbecue chez le voisin.

Je suis POUR

Cette partie réponds entre autre à la question de l’introduction

 Pourquoi il y a très peu de risques à accepter un paiement en bitcoins ?  

Le système Bitcoin est planétaire, il ne dépends ni d'une banque, ni d'un état. Il est utilisable partout où internet est disponible. La monnaie est facilement transportable.

Personne ne peut le neutraliser comme pourrait le faire une banque en bloquant des comptes ou les distributeurs de billets, ou en fermant les agences. Pour bloquer le réseau bitcoin il faudrait arrêter internet ! Le système est immunisé contre une faillite bancaire.

 

C'est un système indéchiffrable et inviolable grâce à la cryptographie. Depuis ses débuts en 2009 de nombreux pirates et hackers ont tenté de modifier ou de voler des bitcoins sans succès. La fausse monnaie et la contrefaçon sont impossibles. Le réseau est inattaquable.

 

Il n'y a pas de système de crédit, ou de compte déficitaire comme un compte en banque. Il est impossible de payer avec des bitcoins que l'on ne possède pas. Ça fonctionne par vases communicants : quand un porte monnaie se vide, il y a obligatoirement un autre qui se remplit, exactement du même montant.

( Pour les connaisseurs et pour le prochain barbecue : bon, c’est vrai que les places financières de Chicago, CBOE et CME, ont introduit fin 2017 les CFD bitcoin avec effet de levier comme nouveaux actifs négociables par les traders de la City… )

 

Les contenus des portes-monnaie est enregistré dans une base de données inviolable (la Blockchain) dupliquée dans plusieurs centaines d'ordinateurs reliés entre eux, et qui se synchronisent automatiquement. Ils analysent, contrôlent et valident toutes les transactions.

 

La fraude est impossible, comme par exemple le double paiement. En d'autre termes on ne peut pas utiliser deux fois le contenu d'un porte-monnaie, même si on s'y prends très vite ! La deuxième tentative va échouer car le système de contrôle en réseau va la rejeter automatiquement.

 

Il est impossible de voler des bitcoins, à moins de subtiliser une clé privée qui n'a pas été correctement gardée en lieu sûr.  Si on est cambriolé chez soi, on peut se faire détrousser ses billets de banque conservés dans un bas de laine, mais pas ses bitcoins.

(À moins d’être sous la contrainte bien sûr, mais la le voleur ne va pas s’intéresser qu’aux bitcoins)

 

Le système est complètement anonyme. La Blockchain ne contient que des données chiffrées, l'identité des propriétaires de porte-monnaie est une information non obligatoire. Il n'y a pas de nr de série comme pour les billets de banque.

 

La durée de conservation des bitcoins dans la Blockchain est illimitée et ne dépends que d'internet et des utilisateurs. Aucune autorité ne peut décider d'effacer purement et simplement les bitcoins.

 

Les transferts de monnaie sont instantanés, sur toute la planète, en moins de 10 minutes, avec des frais quasiment nuls, très inférieurs à ceux des cartes bancaires et des autres systèmes de télépaiement internationaux.

 

Il n'y a pas de limite de montants transférés.

 

Il n'y a pas d'intermédiaires pour transférer ou stocker les bitcoins.

 

La création d'un "compte" est instantanée, plus rapide qu'un nouveau compte en banque. D'ailleurs on ne parle pas de compte mais de Porte-Monnaie, ou Portefeuille. N'importe qui peut créer un porte-monnaie, puis échanger, stocker, spéculer. Pas besoin de montrer patte blanche ou de justifier quoi que ce soit concernant ses possibilités de financement, son identité, son âge, ses revenus, sa nationalité, son domicile et sa vie privée.

 

Il n'y a pas besoin de s'inscrire à un site, il n'y a pas de "compte" bitcoin, comme un compte en banque. Ce n'est pas un réseau sociale comme Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, ... avec une adresse email et un profil à renseigner. Il suffit d'acquérir un Porte-Monnaie, gratuit, pour le remplir de bitcoins, cela de façon anonyme.

Coté anonymat, la possession d'un porte-monnaie, ou plusieurs, fait mieux que les banques Suisses où au moins deux personnes connaissent l'identité des clients. Avec le bitcoin l'anonymat est complet, et le coût de gestion est nul.

Le Bitcoin n'est pas une monnaie privée qui permet de verser des dividendes aux actionnaires. Son créateur, anonyme, n'a déposé aucun brevet qui lui aurait permis de toucher des royalties.

Petit à petit les autorités et les banques reconnaissent le Bitcoin comme moyen de paiement alternatif ( par le gouvernement français fin 2017 : https://www.economie.gouv.fr/particuliers/moyens-paiement-alternatifs )

….mais en juillet 2018 cette information a été effacée de la page web ( voir Bitcoin disparaît de la liste des moyens de paiement du ministère de l’Économie )

Conclusion et recommandation : en tant que vendeur, spécialement sur internet, pour éviter les arnaques  ( faux chèques de banque, faux comptes Paypal, fausse monnaie en espèce ) et défauts de paiement (chèque non approvisionné), recevoir des bitcoins pour le paiement est une bonne solution. C'est très rapide et le paiement est irréversible.


 

Je suis CONTRE

Les aspects critiquables

Le gros problème qui émerge depuis fin 2017 ce sont les abus de confiance et les malversations qui gravitent dans une nébuleuse de sites louches qui vous invitent à leur confier votre argent pour le faire fructifier. Cela rapporte effectivement beaucoup, pas aux clients piégés, mais plutôt aux arnaqueurs !

Là le conseil est déjà de cliquer dans le menu à gauche Arnaques et escroqueries pour se rendre compte des déboires, le mot est faible. C’est sûr que si on se fait piéger de la sorte, on ne veut plus entendre parler du bitcoin et des crypto monnaies.

Le cours bitcoin est très volatile, tant que son usage ne sera pas largement répandu, et cela n’est vraiment pas pratique pour le commerçant qui risque d’y perdre au change.

Le caractère irréversible d'un transfert : lorsque le virement est effectué, il n'est pas possible de l'annuler et de revenir en arrière en cas d'erreur de montant ou de destinataire. Il faut que le destinataire veuille bien rembourser. Aucune banque ou autorité financière ne peut intervenir.

 

Il faut être très vigilant en ce qui concerne le stockage sécurisé et la récupération de ses portes-monnaie. Et aussi en ce qui concerne le détenteur des ses porte-monnaie en ligne, c'est-à-dire les plateformes d'échange. Il y a au moins 4 raisons pour lesquelles on peut perdre ses bitcoins :

1 - Perte du porte-monnaie ( de la clé privée  jetée à la poubelle ).

2 - Des escrocs ou des pirates informatique ont vidé la plateforme de stockage en ligne de bitcoins et/ou de devises.

3 - Le site de la plateforme subi trop d'attaques informatiques, il n'est pas suffisamment protégé et il est obligé de fermer ses portes.

4 - Le site d'échanges permet d'effectuer des opérations illégales, il est fermé par les autorités.

 

À propos de ces plateformes d'échange

Le Bitcoin a fait parler de lui en 2014, la plateforme MtGox a été piratée, des devises et des bitcoins ont été volés à hauteur de 352 millions d'euros. Fin 2015, une autre plateforme d'échange nommée Cryptsy s'est fait dérober des bitcoins qu'elle ne peut pas rembourser. En Corée, c'est le PC non protégé d'un employé, contenant les identifiants des utilisateurs, qui a été piraté, et qui a permis de se servir dans la caisse ( Le Monde ).

 

En fait dans les deux cas les enquêtes ont révélé que les personnes mises en cause sont des employés des plateformes. Pour MtGox c'est un des PDG qui est mis en cause pour détournement des bitcoins vers un porte-monnaie personnel. Pour Cryptsy, un programmeur ayant accès dans les locaux a trouvé une clé privée secrète, ce qui lui a permis de dérober 13.000 bitcoins.

 

En fait, comme pour une banque, les plateformes d'échange de bitcoin en ligne gèrent des comptes de dépôt en devises et en bitcoins de ses clients. C'est aussi le cas par exemple de Kraken ou Paymium. Ces deux établissements sont déclarés et contrôlés par les autorités financières, ils ont pignon sur rue. Mais potentiellement, et comme pour tout établissement financier, n'importe quel employé ou directeur ayant accès, même de façon fortuite, à des informations secrètes peut s'en servir pour détourner illicitement devises et bitcoins.

 

En résumé : la Blockchain Bitcoin est inviolable, mais par contre ces plateformes d'échange et de trading sont le vrai talon d'Achille du système. Certaines semblent être administrées par des incompétents, alors qu'il faut un minimum d'experts en informatique et surtout en cyber-sécurité.

Conclusion et recommandation : il ne faut pas garder des sommes importantes sur ces comptes en ligne. Il faut transférer ses euros sur son compte bancaire personnel, ou bien les convertir en bitcoins. Puis transférer ses bitcoins dans un Porte-Monnaie Papier dont la clé privée secrète est en possession du seul propriétaire créateur du porte-monnaie.

L’utilisation au quotidien

C’est un inconvénient dont il faut parler : bien que le mécanisme inhabituel d'échange de monnaie soit simple à comprendre, c'est compliqué à gérer, surtout pour des personnes qui ne sont pas habituées à manipuler les outils high-tech (ordinateur, téléphone,...), et qui font une allergie à internet et tout ses à-côtés (Sites de commerce, réseaux sociaux).

Et même pour ceux dont la technologie ne rebute pas il y a autre chose : c’est l’utilisateur, possesseur de bitcoins, qui doit gérer sa sécurité de A à Z. Quand la Carte Bancaire a été volée ou piratée, l’argent subtilisée après la déclaration de vol peut être remboursée par la banque. Ce n’est pas le cas du bitcoin, la victime ne peut s’en prendre qu’à elle même. Il n’existe aucun service publique ou privé, banque / assurance / police, capable de prendre en charge la sécurité d’une part, et d’autre part le préjudice si il y a eu méfait. En 2018 rien n’est prévu par les lois et les autorités, à part déposer plainte avec un faible espoir de récupérer son argent. Et en cas de perte de clé privée, c’est une perte sèche, les bitcoins sont perdus à jamais et personne ne peut rien y faire.

Alors, si on veut quand même s’y investir, la tentation est forte de confier la gestion des ses bitcoins à une personne ou une entité de confiance, comme c'est le cas habituellement avec sa banque. Le risque est important, et avant de prendre une telle décision il faut aller voir ce qui se dit dans les chapitres Arnaques et escroqueries et La sécurité. Et même si on veut s’occuper de sa propre sécurité il faut quand même aller voir comment cela se goupille.

Un dernier truc : pour démarrer avec le Bitcoin c’est un peu galère lorsqu’on est seul et qu’on démarre de zéro. Même si ce tutoriel tente de démêler tout ça, il y a des manipulations inhabituelles et on ne comprends pas nécessairement du premier coup à quoi elles servent. Il y a des contraintes de sécurité à ne pas négliger, ainsi qu’au moins une inscription à un site d’achat / vente de bitcoins.

Et finalement il y a un vocabulaire et des termes techniques anglophones qui peuvent rebuter, si ce n’est la multitudes de sites en anglais.

L’anonymat

C’est un des atouts du Bitcoin : un quidam qui va explorer les contenus de la Base de Données du Bitcoin (la Blockchain) ne sait pas à qui appartiennent ces bitcoins, il n’y a que des codes cryptographique, cela n’a rien à voir avec un relevé de compte bancaire.

En fait les professionnels et les geeks du Bitcoin savent très bien analyser tout cela si nécessaire. Des outils informatiques existent pour mettre en relation toutes les transactions présentent dans la Blockchain. Cela dans le but de retrouver l’origine des fonds en cas de malversation.

Donc si vous voulez utiliser le bitcoin pour faire du blanchiment, ou pour dissimuler au fisc vos avoirs en liquide qui débordent de votre patrimoine, ce n’est pas là qu’il faut venir planquer tout ça.

L’environnement

Ce sujet fait le buzz fin 2018. C’est vrai que le Bitcoin consomme beaucoup d'énergie. À tel point qu’il est accusé d’être responsable d’une hausse de 2⁰C de l’atmosphère dans le futur, ou même de contribuer à  détruire le monde.

Le réchauffement climatique fait bien sûr l’objet de grosses polémiques. Comment une période de 150 ans de progrès industriels peut perturber à ce point notre planète vieille de 4,5 milliards d’années ? Les scientifiques ont du pain sur la planche. Et le Bitcoin semble être un tout petit acteur au milieu de ce genre de considérations !

 

À propos de la pérennité du bitcoin

Le blocage du bitcoin peut être envisagé de la façon suivante, mais ce n'est qu'une hypothèse : pour toute raison qu'il juge valable ( blanchiment, crise financière, terrorisme, fiscalité, concurrence par rapport aux monnaies légales, etc. ), un gouvernement peut interdire aux plateformes d'échange déclarées dans son pays d'interdire tout échange entre la devise du pays et les monnaies virtuelles. Ou alors le gouvernement, sans interdire, peut imposer des contraintes réglementaires ou financières aux intermédiaires et aux usagers de façon à décourager ces derniers à utiliser le Bitcoin. C'est le cas en Russie et en Chine, cela pourrait être aussi le cas en Inde, en Belgique, au Nigéria. Cet article explique très bien les griefs des banques contre le bitcoin.

Le plan B pour quelqu'un qui veut récupérer ses bitcoins sur une plateforme d'échange qui bloque les devises, c'est d'avoir, ou d'ouvrir, un autre compte sur un autre plateforme d'un pays qui admet encore ces opérations d'échange en devises. Le transfert des bitcoins, avant le blocage définitif, d'une plateforme à l'autre peut être ensuite très rapidement effectué.

 

Dans la presse, certaines critiques sont virulentes, comme par exemple dans cet article du monde, ou celui de cet éditorialiste économique.

Voici ici un exemple de polémique entre la Banque de France, qui est contre, et un chroniqueur adepte du Bitcoin : « N’y touchez pas ! » (avril 2018)

 


++ 02/11/2018 ++