Événements politiques

1900 - 1949

1950 - 1969 

1970 - 1979

1980 - 1989

1990 En décembre, le président péroniste Menem, pourtant torturé durant le régime militaire, accorde el indulto (remise de peine) aux principaux responsables des crimes de la dictature : les généraux Rafael Videla, Roberto Viola, l’amiral Emilio Massera et leur ancien ministre de l’Economie, José martinez de Hoz. Gracié par Carlos Menen, Videla sort de prison.

1991 Mise en place de la parité fixe entre le peso et le dollar. Menem applique une politique néolibérale brutale.

1995 Le 14 mai, réélection de Carlos Menen.

1999 Fernando de la Rua (radical) élu président.

2001 L'extrême gauche obtient 7 % au scrutin national.

Développement de formes multiples d'auto-organisation populaire.

L’Italien Luis Zanon décide que son immense usine de céramique, pourtant bénéficiaire, n’est pas assez rentable et met la clé sous la porte. Ses quelque 300 employés ne l’entendent pas de cette oreille, en mars, ils occupent les bâtiments et remettent les fours en marche.

En décembre, Grave crise d’effondrement économique.

Le FMI oblige l'Argentine à rembourser sa dette.

Défaut de paiement portant sur 100 milliards de dollars.

Limitation de l'accès des particuliers à leurs compte bancaires.

Des centaines d’entreprises ferment, le chômage explose.

Les plus démunis en sont réduits à la famine ou au pillage de magasins.

Après 25 ans de politiques néolibérale (1976-2001) et une succession de plans d’austérité menés par le FMI, une rébellion populaire éclate, les 19 et 20 décembre, et conduit à la chute du gouvernement et du président Fernando de la Rua (33 morts).

Le PO met l'accent sur l’organisation des chômeurs au sein de sa structure de piqueteros dirigée par Néstor Pitrola.

Les nouvelles autorités décrètent unilatéralement la suspension du remboursement de la dette publique sous formes de titres vendus sur les marchés financiers pour un montant de 90 milliards de dollars.

L’Argentine obtient une renégociation.

Chômage 25% (sans assurance chômage).

Pauvreté 15 millions en dessous du seuil de pauvreté.

90 % de la classe moyenne est précipitée dans la pauvreté.

2003 En mai, Néstor Kirchner remporte les élections.

Début de longues années de décroissance.

2005 En juillet, abrogation des lois absolvant les militaires de leurs crimes pendant la répression.

2006 Après avoir fini de rembourser sa dette, Buenos Aires réduit au strict minimum ses contacts avec le FMI, refusant de se plier à ses traditionnels audits annuels.

2010 Mort subite du président Nestor Kirchner.

Assassinat en octobre de Mariano Ferreyra par un gang de la bureaucratie syndicale de José Pedraza.

Le vice-président, Amado Boudou, est lié à un scandale de corruption.

Femmes Loi sur le mariage égalitaire.

Autogestion 205 entreprises récupérées par leurs travailleurs (ERT).

2011 En octobre, réélection de la présidente péroniste Cristina Fernandez de Kirchner avec 54 % des suffrages.

Croissance 9 % du PIB.

Le chômage baisse de 25 % à 7 %.

Plus de 30% des travailleurs sont employés au noir.

2 millions de pauvres selon les chiffres officiels mais 10 millions en réalité.

Des ressources pétrolières immenses sont découvertes (Vava muerta).

2012 

Le 8 novembre, des centaines de milliers de personnes manifestent à Buenos Aires et dans toutes les villes du pays contre le pouvoir de Cristina Kirchner et pour la sécurité. Le rassemblement est appelé principalement par des réseaux sociaux et aussi par des partis de droite. Les manifestants, dans leur grande majorité, appartiennent à la classe moyenne.

Le 20 novembre, grève générale de syndicats réclamant une baisse des impôts sur les revenus des travailleurs.

Femmes Loi sur l’identité de genre.

Industrie En avril, le gouvernement nationalise l'entreprise pétrolière YPF, la plus grande entreprise pétrolière d'Argentine, sous contrôle de Repsol, une entreprise espagnole. Repsol a rapatrié dans les 3 dernières années 96 % de ses profits ne faisant pratiquement aucun investissements en Argentine. Repsol obtient une compensation de 6,3 milliards de dollars.

Croissance 2,6 % du PIB.

Chômage 6,7%. 30% des travailleurs sont employés au noir.

Inflation : Environ 25 % (8 % officiellement).

Commerce extérieur  De 2003 à 2012 l’Argentine augmente de 272% les échanges commerciaux avec le Brésil. Brasilia absorbe 20,3% des exportations argentines.

2013 En avril, un million de manifestants à Buenos Aires contre le gouvernement de Cristina Kirchner.

En octobre, élections législatives. La gauche (6%) refait son apparition dans un contexte de crise du péronisme.

2014 En janvier, dévaluation du peso de 20 %.

L’Argentine est en défaut de paiement sur sa dette en devises étrangères (aux “fonds vautours”) et n’a pas accès aux marchés financiers internationaux.

Après 12 ans d’autogestion, les ouvriers de l’usine de céramique Zanon, qui ont fait tourner leur usine quand leur propriétaire voulait la fermer, obtiennent gain de cause, deviennent propriétaires, sauvent 300 emplois et embauchent une centaine d’ouvrier supplémentaires.

Inflation 20%.

Autogestion 311 entreprises récupérées par leurs travailleurs (ERT), qui emploient 13 450 personnes.

2015 

Election En novembre, élection du président de centre-droit Mauricio Macri, homme d’affaires, fils d'un riche industriel immigrant italien. Il bat le péroniste Daniel Scioli.

Violences Des centaines de milliers de femmes se mobilisent à la suite de plusieurs meurtres ayant marqué le pays.

Alberto Nisman, est assassiné. Ce magistrat était en charge de l’enquête sur l’attentat contre le bâtiment de la mutuelle juive Ami, qui avait tué 85 personnes en 1994, dans le centre de Buenos Aires.

Inflation Environ 25 % (14 % officiellement)

2016 

Élimination des subventions. Cela entraîne une augmentation des combustibles, des denrées alimentaires et des services publics.

En avril, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre les licenciements et l'inflation (36 %).

Emprunt de 50 milliards de dollars sur les marchés financiers.

Cristina Kirchner est inculpée pour corruption. Milagro Sana est emprisonnée pour corruption.

Inflation 40%.

Croissance  - 3 %  du PIB (récession).

2017

Luttes ouvrières En mars, grève des instituteurs.

Le 7 mars manifestation de dizaines de milliers de personnes, appelée par la CGT (péroniste), contre Macri, les licenciements, l’inflation, la baisse du pouvoir d’achat. La CTA y participe. Fin de la trêve conciliatrice de la CGT avec Macri face aux protestations de la base de la CGT qui veut une grève générale.

Indiens Assassinat du militant Santiago Maldonado, qui défendait la causes des Indiens Mapuches face au groupe italien Benetton qui possède  en Patagonie 850 000 hectares, l'équivalent de la Corse.

Santiago Maldonado

Élections En octobre, élections de mi-mandat, de renouvellement partiel du Congrès. Macri arrive en tête et consolide son pouvoir.

Justice En novembre, quarante-huit anciens militaires argentins sont condamnés pour des crimes commis à l’École de mécanique de la Marine (ESMA), principal centre de torture pendant la dictature.

Catastrophe Le 15 novembre, disparition inexpliquée d’un sous-marin propulsé par diesel et de ses 44 membres d’équipage. Le chef de la marine est limogé.

Population 44 millions.

Croissance  2,8 %  du PIB. Troisième économie d’Amérique latine.

Inflation 18 % (Pour la CGT 24 %).

Pauvreté Un tiers de la population en dessous du seuil.

Chômage 10 %. 200 000 emplois supprimés.

2018

Crise économique

En avril-mai, crise du peso au cours de laquelle la monnaie argentine se déprécie.

Inflation de 48 %. L’inflation annuelle dépasse les 20 % depuis 10 ans.

Le gouvernement fait appel au FMI pour un prêt de 57 milliards de dollars.

En août-septembre, nouvelle crise monétaire.

Luttes ouvrières Le 25 juin, grève générale contre la politique du gouvernement et l’appel au FMI qui fait perdre sa souveraineté au pays. Le pays est pratiquement paralysé. Les accès à Buenos Aires sont coupés par les grévistes. Les syndicats demandent une augmentation des salaires, alors que l’inflation annuelle pourrait atteindre 30 %.

En juillet, manifestations contre l’austérité et le FMI.

Femmes - Avortement  Une femme ayant avorté peut être punie d’une peine de prison allant de un à quatre ans, et les personnes l’ayant aidée sont passibles d’une condamnation allant jusqu’à six ans d’incarcération. 

Au terme d’un long débat à Buenos Aires, les sénateurs votent en août contre la légalisation de l’avortement, à rebours des députés qui ont donné le feu vert. L’église catholique s’est fortement mobilisée contre le droit à l’avortement.

PIB  -2,4%.

2019

Economie Inflation galopante. Récession.

41 % des enfants vivent en état de pauvreté structurelle.

Elections Elections présidentielle et législative en octobre.

carte de l'Argentine

© Inprecor/jr