Comité : UNICEF

Problématique : L'intégration des enfants migrants et réfugiés

Chair : Inès Prévost

 

Introduction

        L'intégration des enfants migrants et réfugiés est un problème très actuel, il est la préoccupation de nombreux pays et organisations. Ce sont des millions d'enfants chaque jour, qui fuient leurs pays pour échapper à l’horreur de la guerre et chercher refuge, traumatisés par la violence et la mort, mais aussi des familles contraintes de fuir pour des raisons économiques et politiques. Presque tous ont vu leur vie brisée, leur famille disloquée, leurs droits à la vie, à l’éducation, à la santé et à la justice ignorés.

        Notre époque repose sur la mobilité, notamment géographique, censée à la fois assurer l'adaptation à un marché du travail flexible et l'épanouissement personnel. De plus, cette mobilité est potentiellement sans limites, tant la notion de mondialisation suggère la vision d'une circulation planétaire des flux migratoires.

        Les caractéristiques du phénomène migratoire actuel sont la diversification des pays de provenance et de destination, ainsi que les formes prises par la migration. On estime que l'argent injecté dans les pays d'origine en provenance des pays d'accueil est au moins égal si ce n'est supérieur à la quantité d'aides financières apportées par les pays dits « riches » aux pays plus pauvres. Les démographes considèrent que les migrations seront une importante variable d'ajustement d'ici 2050, échéance à laquelle 2 ou 3 milliards d'individus supplémentaires sont attendus sur la planète, alors que les effets des modifications climatiques se feront probablement déjà sentir et que certaines zones ne pourront plus nourrir une population supplémentaire.

 

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La migration est présente tout au long de l’histoire de l’humanité. Les causes des premières migrations humaines sont mal connues, mais on suppose que, tant la chasse et la cueillette, que, la curiosité inhérente à l'espèce humaine en ont été les moteurs ; c’est dans la nature de l’homme de migrer, mais aussi de s’adapter. De l’antiquité à nos jours ces nombreux flux migratoires ont accompagné l’évolution de l’humanité. Dès la fin du Moyen Âge, les persécutions politiques et religieuses, suivies de pressions économiques, obligent une population sans cesse croissante à rechercher ailleurs de nouveaux espaces et de nouvelles possibilités de travail. C’est alors que les importants flux migratoires ont commencé.

        De nos jours, guerres et famines continuent de déclencher d'importantes migrations, notamment en Afrique. Les conflits récents au Rwanda, en ex-Yougoslavie ou encore en Syrie, sont des exemples tragiques de tensions entre différentes ethnies ou de dissensions religieuses aboutissant à des guerres fratricides et à l'exode des minorités persécutées.

         Les migrations régulières qui alimentent les marchés du travail des pays en expansion revêtent un caractère moins dramatique. Elles suscitent toutefois des difficultés, notamment un phénomène de rejet de la part de la population en place lorsque celle-ci perçoit les nouveaux arrivants comme une menace économique : ce rejet prend la forme de discours et d'actions xénophobes, voire racistes, comme on l'observe partout en Europe depuis les années 1980 - 1990.  Pour les mêmes raisons économiques, des populations avaient, auparavant, entrepris des déplacements massifs à l'intérieur même de leurs pays : la forme la plus générale en est l'exode rural qui dépeuple les campagnes et engorge les villes et les banlieues.

        Ce comité UNICEF (fonds des nations unies pour l'enfance), cherchera avec les 59 pays concernés à trouver des solutions possibles et durables afin d'accueillir au mieux les enfants migrants et réfugiés.

 

Définitions des termes clefs

Intégration: L'intégration désigne le fait d'entrer dans un tout, dans un groupe, dans un pays, etc.

Celle-ci se fait par l'adoption des valeurs et des normes de son système social. L'intégration nécessite deux conditions :

  - Une volonté et une démarche individuelles de s'insérer et de s'adapter,

  - La capacité intégratrice de la société par le respect des différences et des particularités de l'individu.

 

Migrants: Déplacement volontaire d'individus ou de populations d'un pays dans un autre ou d'une région dans une autre, pour des raisons économiques, politiques ou culturelles.

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Danger de la migration: En règle générale, l’émigration ou l’expatriation de personnes ne fait qu’aiguiser les problèmes politiques et économiques de l’Etat d’origine des intéressés. En effet, une part importante des migrants est constituée par des jeunes hommes dotés d’une solide formation. Ils accentuent alors la difficulté du pays à trouver du personnel qualifié. Ces jeunes hommes laissent souvent derrière eux des familles, avec des enfants qui se retrouvent à leur tour privés d’une figure parentale ou même des deux. L’autre cas serait de les faire voyager clandestinement avec eux, ce qui est très souvent inadapté pour un enfant, et les met très souvent en danger (taux élevé de mortalité d’enfants lors de voyage migratoire clandestin).  Chaque année, ils sont des centaines à mourir noyés au large des côtes africaines (Atlantique et Méditerranée) et turques, sans compter ceux qui sont asphyxiés dans les camions des passeurs entre Calais et Douvres, au nord de la Grèce, au sud de l’Espagne et de l’Italie.

        A ne pas oublier également sont ceux qui meurent de faim et de froid, qui se suicident dans les centres de rétention à la veille de leurs renvois, qui meurent à cause du manque de soin omniprésent, ou encore les homicides entre différents groupes ethniques. Ceci nous montre bien la difficulté pour des jeunes migrants de garder espoir en un avenir meilleur, lorsqu’ils ont perdu leurs parents, leurs frères et sœurs, et qu’il se retrouvent démunis de tout.

 

        Les dangers migratoires ne sont pas seulement destinés aux migrants mais aussi aux états accueillant les migrants, qui pourraient souffrir de surpopulation (incapacité de trouver des logements), ou bien ces personnes pourraient accentuer le taux de chômage déjà présent dans de nombreux pays de l’union européenne.

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Réfugié: Individu qui a quitté son pays où sa région pour y éviter un danger.

 

Aperçu général

Les causes des migrations

    Celle-ci sont multiples, d’ordre politique, économique, sociale, ou bien encore culturelle, elles ne cessent d'augmenter. Les disparités grandissantes entre les pays, expliquent elles aussi les flux migratoires importants. Si une personne quitte son pays, sa famille, ses proches, sa culture, ce n’est souvent pas uniquement pour une seule raison. Différents facteurs l’ont poussé, à fuir les contraintes de la vie quotidienne.

        Prenons l'exemple de l’Union Européenne, le PIB par habitant est 14 fois plus élevé que le PIB des pays du Maghreb, ce qui donne espoir aux migrants d'accéder à un cadre vie meilleur.

        En 2002 le conseil de communication européenne communique ce qui sont pour lui les causes majeures de l'immigration :" Les principaux facteurs de la migration sont entre autres: une croissance économique faible, une répartition inégale des revenus, la surpopulation étroitement liée à une forte croissance démographique, des taux élevés de chômage, les conflits armés et les épurations ethniques, les violations des droits de l'homme, les persécutions, les catastrophes naturelles (la dégradation de l'environnement en général) ainsi qu'un faible niveau de gouvernance."

 

Exemples

        Tunisie, Algérie et Maroc, les jeunes de ces pays migrent vers l'Europe de plus en plus, notamment à cause des lois mises en place pour restreindre leurs libertés.

En raison de leur passé historique, ils ont encore une relation étroite avec l’ancienne puissance coloniale française, dont font encore partie leurs langues et leurs cultures, c'est pour cette raison que beaucoup d'entre eux choisissent la France comme destination.

 

        Les habitants syriens quant à eux fuient la guerre et l'insécurité des groupes terroristes qui ont pris le pouvoir sur une grande partie du territoire syrien.

On sait aujourd'hui que plus d'un demi million de syriens et syriennes, auraient émigré en 2015, en grande partie des jeunes. De la Turquie, jusqu'en Autriche, jusqu'à, le plus souvent l'Allemagne et la Suède, pays nordique qui pourraient leur assurer un travail, des droits, un accès aux soins, et de nombreuses autres aides.

        Les jeunes en provenance d'Asie et d'Afrique du Nord, sont eux aussi candidats à l'émigration. Les enfants accompagnés de leurs parents suivent eux aussi le mouvement migratoire en quête d'une meilleure vie, d'une éducation et d'un foyer sécurisé.

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Les conséquences de la migration des enfants

        Une personne sur huit dans le monde est un migrant. On estime que 214 millions de personnes sont des migrants internationaux et environ 740 millions sont des migrants internes. Les jeunes représentent une part disproportionnée de cette estimation; environ un tiers des flux migratoires de tous les pays en développement appartient à la tranche d'âge des 12 à 24 ans. Ceci comprend des millions d’enfants de moins de 18 ans qui migrent internement ou au-delà des frontières, avec ou sans leurs parents.

Dans les années à venir, on estime qu'un nombre sans précédent de jeunes suivront cet exode massif et changeront davantage la dynamique de la population, influencés par les facteurs démographiques, l’inégalité de l’économie, les conflits violents, les échecs des gouvernements, les désastres naturels, le manque de ressources et les pressions environnementales, en particulier, le changement climatique.

Les jeunes enfants et adolescents, surtout les sans-papiers ou ceux qui ont été séparés de leur famille, sont particulièrement exposés à des violations des droits de l’homme et à des services liés directement ou indirectement aux migrations et aux politiques et règlement en la matière. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains des migrants a souligné la vulnérabilité exceptionnelle des enfants dans toutes les situations de migration. L’un des principaux sujets d’inquiétude, c’est que les enfants et adolescents qui traversent les frontières ne bénéficient pas des mêmes droits ni de la même protection que ceux qui résidents dans un pays donné, ce qui accroît le risque de les « rendre invisibles », ainsi que les risques de discrimination et d’exploitation. Et même si l’on rapporte souvent que de nombreux migrants, ne figurent pas parmi les plus pauvres dans leurs pays de transit ou de destination, il n’empêche qu’ils encourent les discriminations et l’exclusion de manière disproportionnée.

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Cependant, la migration peut être une expérience positive pour les enfants, elle peut leur offrir de meilleures conditions de vie, augmenter les opportunités et les aider à échapper aux menaces imminentes telles que le mariage forcé, les conflits et désastres naturels. Les enfants peuvent affronter des défis importants pendant le processus de migration. Ces défis sont spécialement graves lorsque les enfants migrent sans documents d’identité appropriés et/ou sans leurs familles, et dans des pays où la protection légale est absente et où les enfants n’ont pas accès aux services de base et aux soins. Dans ces cas, les enfants migrants finissent par travailler dans l’agriculture ou dans les services, tel que le travail domestique. Certains d'entre eux, mais pas tous, sont victimes de la traite.

Souvent les enfants migrants souffrent de sévices, ce qui comprend l’isolement, violence, conditions de travail misérables, défaut de paiement de salaires et la menace d’être dénoncés aux autorités. Les études suggèrent également que parmi les enfants travailleurs, ce sont les enfants migrants qui perçoivent un salaire inférieur, travaillent plus d’heures, assistent moins à l'école et font face à un taux de mortalité plus haut, en comparaison avec les enfants locaux.

 

        Malgré la quantité d’enfants concernés, les besoins et les intérêts des enfants migrants sont largement absents de la plupart des débats sur la protection des enfants, le travail des enfants et la migration. En conséquence, la plupart des gouvernements ont échoué à élaborer des réponses politiques efficaces pour assister et protéger les enfants migrants. Cependant, les gouvernements sont obligés d'offrir une telle protection conformément à l'article 2.1 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui stipule que: «Les États parties s'engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre de l'enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation».

 

Conditions de vies de vies des migrants

        Des familles entières, enfants compris, quittent leur domicile pour s’installer aux abords des grandes villes dans l’espoir d’améliorer leurs conditions économiques. Pour payer le voyage, les frais de déplacements et faire vivre la famille, ils acceptent de travailler sur les chantiers de construction, les industries à proximité des grandes villes. Sans moyens, ni ressources, les migrants sont une main d’œuvre quasi gratuite et exploitable à volonté. Les communautés migrantes travaillent ainsi jusqu’à 10h/12h par jour pour un salaire misérable, par des températures extrêmes avec peu à manger et à boire. Ils vivent la plupart du temps sur les lieux mêmes où ils travaillent, et les enfants, privés d’éducation, sont mis au travail.

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Le rôle des nations unies

    "Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a déclaré que le moment était venu d’examiner dans son ensemble et sous ses divers aspects la question de la migration, qui concerne désormais des centaines de milliers de personnes et se pose aux pays d’origine, de transit et de destination".

        En effet, ce ne sont pas seulement quelques pays mais le monde dans sa globalité qui est touché plus ou moins fortement, dépendant des régions, par la migration. La globalisation, mais aussi des problèmes divers, poussent les populations à migrer. Cependant la mise en place de solutions, de foyer, d'accès aux soins et à l'éducation pour les jeunes est primordiale mais parfois difficile et coûteuse à mettre en place.

        Les perspectives centrées sur l’enfance et l’adolescence sont absentes des politiques de détention, de déportation et de rapatriement liées aux migrations, ou de défense des droits économique sociaux, et culturels des enfants, tant dans les pays industrialisés qu’en développement. Il est urgent d’agir pour que les politiques migratoires se conforment aux principes de la Convention et autres traités relatifs aux droits de l’homme et pour que dans tous les cas de figure, l’intérêt de l’enfant prime.

 

        Ainsi, il est encourageant de constater que dans le monde entier, les gouvernements et leurs partenaires travaillent de plus en plus sur des politiques et des programmes visant à promouvoir et protéger les droits des enfants et adolescents affectés par les migrations. Même s’il reste énormément à faire, les exemples qui suivent illustrent ce qu’il est possible d’accomplir, lorsque la volonté existe, ainsi que les ressources adéquates et les stratégies judicieuses.

        Le rôle de L’UNICEF est ici très important, car celui-ci va permettre de récolter des fonds d’urgence et de mettre en place des programmes pour respecter les droits des enfants, des enfants issus de toutes sortes de migration.

 

Pays et organisations concernés

Les Philippines

         Le gouvernement philippin a mis en place des politiques et institutions comme « l’Administration pour le bien-être des travailleurs étrangers, qui gère un fonds spécial destiné à des programmes de soins de santé, d’assistance publique, d’éducation et de formation pour travailleurs immigrés et leurs familles. L’administration philippine pour l’emploi à l’étranger œuvre à la protection des droits des émigrés et des familles qu’ils ont laissés derrière eux.

 

Le Canada

        Le Canada a démontré son rôle de chef de file en investissant dans l’éducation et la protection des enfants dont la vie est bouleversée par des crises. Cet engagement renouvelé à répondre aux besoins des enfants et des jeunes en matière d’éducation, une priorité dans le cadre de la réponse canadienne à la crise humanitaire syrienne, porte à plus de 238 millions de dollars la contribution totale du gouvernement à l’initiative « Non à une génération perdue ». Cet investissement contribuera grandement à créer un changement durable pour les enfants et les jeunes touchés par la crise, et leur permettra d’acquérir les compétences et les connaissances nécessaires pour rebâtir les communautés et protéger leur avenir.

 

L'Allemagne

        A fait part de courage politique en accueillant les réfugiés et migrants, et celle-ci met en place des organisations pour soutenir les familles.

 

Save the Children

        Est une organisation, qui garantit à tout enfant une éducation mais aussi une protection, elle a pour but d'offrir à tous les enfants un avenir. Elle est considérée comme le plus grand mouvement mondial indépendant œuvrant pour les enfants.

 

Développements récents

         Les recommandations et mises en place annoncées sur le site de l'UNICEF :

Le droit de protection de tous les enfants immigrés, la préservation de l'unité familiale par des programmes de regroupement familial pour les enfants qui arrivent non accompagnés, et le renforcement des recherches et des sauvetages en mer mais aussi l'administration de soins aux femmes enceintes et aux enfants sont annoncés.

        Des chiffres de 2015 prouvent l'ampleur des éléments mit en place pour le confort et l'intégration des enfants réfugiés et immigrés. Mais le combat pour l'intégration des enfants et réfugiés n'est pas terminé.

 

Solutions possibles

        Réduire l’extrême pauvreté et la faim, en garantissant un accès à tous les enfants, avec l'aide d'organisations et la mise en place de financements pour garantir leurs équilibres alimentaires.

 

        Garantir à tous une éducation primaire, et une aide pour s'intégrer plus facilement, comportant des cours de langues renforcés.

 

        Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, accordant aux hommes et aux femmes les mêmes droits.

 

        Réduire la mortalité des enfants, en augmentant les recherches en mer et en assurant des soins réguliers et gratuit.

 

        Améliorer la santé maternelle, en accordant aux femmes enceintes une attention plus particulière.

 

    Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies, en distribuant gratuitement des préservatifs dans les endroits fortement peuplés par des migrants, mais aussi en mettant en place des campagnes d'informations.

 

Bibliographie

https://www.coe.int/fr/web/portal/news-special-representative-migration-refugees-tomas-bocek/-/asset_publisher/6OFr8g5YnypB/content/protection-and-future-of-migrant-children-a-challenge-for europe?inheritRedirect=false&redirect=https%3A%2F%2Fwww.coe.int%2Ffr%2Fweb%2Fportal%2Fnews-special-representative-migration-refugees-tomas-bocek%3Fp_p_id%3D101_INSTANCE_6OFr8g5YnypB%26p_p_lifecycle%3D0%26p_p_state%3Dnormal%26p_p_mode%3Dview%26p_p_col_id%3Dcolumn-1%26p_p_col_count%3D1 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Unicef_France

http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice./documents/thematic_reports/101FR.pdf

https://www.unicef.be/fr/pres-de-50-millions-denfants-deracines-dans-le-monde/

https://www.unicef.be/fr/ni-sains-ni-saufs-les-enfants-non-accompagnes-dans-le-nord-de-la-france/