Forum: UNICEF

Problématique: Comment prendre en charge les enfants des rues?

Chair: Nina Eriksson

Introduction

        Le phénomène des enfants des rues est aujourd’hui considéré comme le problème le plus important confrontant les enfants, ceci dans les pays développés tout comme dans les pays en développement. Parmi 2,2 milliards d’enfants dans le monde, les Nations Unies estiment que le nombre d’enfants des rues s’élève entre 100 et 150 millions. Ces enfant, âgés de 5 à 18 ans, se retrouvent livrés à eux-mêmes et ne peuvent ou ne veulent pas retourner à leur domicile. Alors que la période de l’enfance nécessite une vie ancrée dans le confort de l’atmosphère protectrice familiale, les enfants peuvent se retrouver dans la rue en plusieurs circonstances. D’après l’UNICEF, il existe trois catégories d’enfants des rues: les enfants vivant dans les rues, les enfants travaillant dans les rues, et les enfants des familles vivant dans la rue.

        La situation d’un enfant vivant dans la rue peut être plus ou moins dangereuse. En effet, la majorité n’accèdent pas ou plus à l’éducation, sont abusés et se retrouvent exploités afin de pouvoir se nourrir. Ces enfants peuvent être trafiqués, prostitués, ils peuvent concevoir ou vendre des drogues bon marché, et être soumis à des travaux forcés. Certains sont obligés de voler pour subvenir à leur besoins primaires. Dans ces situations, les conditions d’hygiène sont très basses et les enfants souffrent de malnutrition, de sous-alimentation chronique ou de famine, et parfois même de maladies.

        Un enfant de la rue est insuffisamment protégé ou surveillé, et nombreux sont ceux qui consomment quotidiennement de la drogue (cannabis et inhalation de produits solvants comme la colle). Ils sont traités comme des sans-abris et sont ignorés par la plupart de la population. En étudiant le cas des enfants de la rue, il est possible de trouver des solutions à long terme et à court terme pour subvenir aux besoin de ces enfants qui vivent dans la pénurie.

Définition des termes clés

Vulnérabilité: Temporaire ou chronique, la notion de vulnérabilité peut s’appliquer à un individu, à un groupe de personnes, à des lieux ou à des systèmes (entreprises, organisations).

C’est la fragilité, l’état d’impuissance face aux agressions extérieures telles que la maladie, les infirmités, les catastrophes naturelles ou encore l’exclusion sociale et la pauvreté. La vulnérabilité dépend des circonstances défavorables et de l'habileté à s’adapter.

Les enfants des rues sont davantage vulnérables face à l’exploitation et aux dangers de la ville que les autres enfants.

Enfant: Sans distinction de sexe, un enfant est un être humain dans les premières années de sa vie avant de devenir un adulte. L’enfance est une phase de développement physique et psychique et également une période de découverte et de premières expériences. Le mot enfant renvoie à un membre de famille dont les parents s’occupent dans un milieu chaleureux.

Enfant des rues: Mineur sans abri qui a quitté son domicile en raison de conflits familiaux ou de perte d’un ou des deux parents. Un enfant des rues grandit dans les rues, dans les décharges publiques, dans les gares ou dans les zones rurales. Ils sont quotidiennement confrontés à de nombreuses difficultés, comme au manque de ressources financières et à l’exclusion sociale.

D’après le rapport de la Commission indépendante sur les questions humanitaires internationales, un enfant des rues est “toute personne mineure pour qui la rue est devenue son lieu de résidence habituelle, et cette personne ne peut pas trouver de protection adéquate.”

Aperçu général

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Nick Brandt, Underpass with Elephants (lean back, your life is on track), Inherit the Dust, 2015

Historique

        Le phénomène d’enfant des rues date du Moyen Âge, et du 11e siècle en Europe. Mais ce n’est pas avant le 16e siècle, en Angleterre, qu’apparaît le premier centre d’accueil pour les enfants des rues. Même si ce centre offrait un domicile à ces enfants, les conditions étaient affreuses et les enfants restaient enfermés à l’intérieur. Puis au fil des années, beaucoup de tentatives pour traiter les questions se suivirent sans succès.        

        Au 20e siècle, le problème des enfants de la rue a pris une dimension plus importante lorsque les organisations internationales ont commencé à s’intéresser aux droits des enfants, dont ceux des enfants de la rue. Les prises de nouvelles mesures, comme l’adoption de la Convention internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) de 1989, ratifiée par 191 états, ont apporté un réel changement concernant la problématique.

Les causes du phénomène d’enfant de la rue

        Un enfant peut prendre la décision de quitter son domicile bien qu’il ne comprenne pas les conséquences. Mais il y a une explication à leur départ: souvent, ils se sentent menacés et sont sous pression (violence domestique verbale ou physique), spécialement si leur famille est déjà pauvre. La majorité d’entre eux ont été maltraités et contraints au travail par leur propres parents, et dans beaucoup de cas assistent au divorce de leurs parents. Dans d’autres cas, les parents consomment régulièrement des drogues ou pensent au suicide. Il existe encore d’autres raisons de leur départ du domicile comme la migration des villageois à la ville, la guerre, les conflits armés et les catastrophes naturelles. Dans une famille nombreuse, c’est souvent le plus jeune qui quitte sa maison, puisque la famille ne peut pas subvenir à tous les besoins de leurs enfants.

        Ceci est le cas dans les pays en développement. Dans les pays développés, les enfants sont plus souvent forcés de quitter leur foyer que de partir par eux-mêmes.

Les conséquences

        Ces milliers d’enfants sont dispersés dans le monde: on les retrouve dans presque toutes les plus grandes villes. Une grande majorité d’entre eux se trouve notamment en Amérique du Sud, en Afrique centrale, en Asie du sud et du sud-est et en Europe de l’Est.

        D’après l’UNICEF, le nombre d’enfants des rues est impossible à quantifier, car les enfants des rues  se déplacent de ville en ville et n’ont souvent pas de papiers d’identité. Seulement les estimations d’associations locales permettent de dire qu’il existe plusieurs dizaines de milliers d’enfant des rues. De plus, il est fort probable que ce nombre grandisse en raison des guerres ou des conflits armés actuels et de leur conséquences économiques, même si la prise de conscience du phénomène des enfants de la rue est en pleine augmentation. Cet accroissement est indicatif de la violation de certains droits de l’enfant figurant dans la Convention relative aux droits de l’enfant de 1989, comme le droit à l’éducation, à la santé, à l’alimentation, et à la protection physique.

        Les enfants de la rue sont en majorité des garçons, puisque les dangers de la rue obligent les filles à trouver rapidement un foyer. Près de la moitié des filles vivant dans la rue ont déjà été violées ou agressées sexuellement, et plus de la moitié des garçons sont physiquement agressés. En général, les filles effectuent des travaux domestiques et sont donc cachées, alors que les garçons travaillent dans la rue. Ils vendent, cirent les chaussures, nettoient les pare-brises, et mendient même pour avoir de quoi survivre. Ces filles et ces garçons peuvent se faire employer par des employeurs, d'autres enfants des rues ou des simples passagers. Ils sont très fréquemment sujets à l’exploitation économique, c’est-à-dire travailler de longues heures avec un salaire très bas, travailler pendant la nuit, dans des conditions qui manquent d’hygiène ou dans des situations à risque d’accident. Il leur est très difficile de trouver un travail adéquat, puisqu’à l’exception de ceux qui se font aider par des ONG et des associations, ils ne vont plus ou peu à l’école, et n’ont donc aucune éducation. 

                                                Shoe shining by street children in Pakistan

        Lorsqu’ils arrivent dans la rue, ils sont en général en bonne santé, mais leur état s’aggrave progressivement et rapidement. Nombreux sont ceux qui souffrent de maladies diverses à cause de leurs conditions de vie très basses. En effet, leurs mauvaises conditions d’hygiène favorisent la propagation des pandémies, et ils sont exposés aux intempéries. Le risque d’être affectés de VIH/SIDA est notamment plus élevé chez les enfants des rues que les autres enfants à cause des viols ou des rapports sexuels non protégés et des consommations de drogues par voie sanguine.

        Le regard de la société envers les enfants de la rue est loin d’être compassionnel. À cause de l’environnement hostile dans lequel ils sont obligés de survivre, ils sont caractérisés par la violence, la saleté, l’égoïsme, l’instabilité émotionnelle et comportementale, la délinquance, la rébellion et la méfiance. Ils sont préjugés consommateurs de drogue et criminels. Nombreux se font agresser ou chasser par la police sans raison apparente, certains sont même tués alors qu’ils ne sont pas responsables de tel actes, et leurs droits des enfants de la rue sont souvent violés lorsqu'ils sont arrêtés. Dans des cas extrêmes, il existe des “groupes de nettoiement” qui tuent ces jeunes afin de “nettoyer les rues”.

        Les enfants sont les plus vulnérables face aux changements politiques et économiques du pays ou de la communauté dans laquelle ils se trouvent, puisqu’ils ne peuvent pas interagir comme les adultes. Il est donc plus difficile pour un enfant de s’adapter à leur environnement qu’un adulte. Le risque de développement d’une économie parallèle ou d’un marché noir basé sur le travail forcé des enfants des rues est important, ce qui entraîne les enfants ou les adolescents à la prostitution, au trafic des drogues et parfois à la prison. Aider ces enfants est très compliqué et prend beaucoup de temps.

Droits de l’Enfant

Dans beaucoup de pays, les enfants des rues sont considérés comme illégaux. Ils sont pourchassés en tant que tels par la police ou des agences de sécurité privées, voire même des gangs.

La police et le gouvernement placent certains de ces enfants en établissement correctionnel, alors que les organisations non-gouvernementales et les communautés religieuses s’inspirent du modèle de réadaptation pour prendre en charge les enfants de rue. D’une part, les autorités tentent d’empêcher les enfants des rues à commettre des délits ou des crimes, alors que les ONG essaient plutôt de les aider à vivre dans de meilleurs conditions et à s’intégrer à la société.

Pour les enfants des rue, les droits inscrits dans les documents officiels ne sont souvent pas respectés, puisque certains sont difficilement applicables et d’autres sont facilement non-respectés.

Le droit à la vie: Alors que de nombreux enfants vivant dans la rue sont tués, l’article 6 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant de 1989 affirme que la vie est un droit.

- Article 6:

1. Les Etats parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie.

2. Les Etats parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l’enfant.

De plus, lorsqu’on voit la situation d’un enfant des rues, il est facile de s’apercevoir qu’il manque beaucoup de protection et de soins, qui sont aussi les droits fondamentaux de l’enfant.

- Article 20:

1. Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l’Etat.

2. Les Etats parties prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme à leur législation nationale.

- Article 24.1:

Les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s’efforcent de garantir qu’aucun enfant ne soit privé du droit d’avoir accès à ces services.

Le droit à l’éducation: Les articles 27 et 28 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant de 1989 montrent qu’il n’est pas normal qu’un enfant ne puisse pas jouir d’une éducation.

Le droit à la protection: comme abordé auparavant, les enfants des rues souffrent de maltraitance, d’abus sexuels, de discrimination et d’absence de protection. L’article 34, 37 et 40 de cette même convention montre encore une fois que les droits des enfants qui vivent à la rue ne sont pas respectés.

Les principaux pays et organisations impliqués

Inde

Le pays avec le plus grand nombre d’enfants des rues est l’Inde, dont l’estimation est entre 10 et 40 millions, avec une augmentation annuelle de plus de 70 000 enfants. Il y a deux fois plus de garçons que de filles, étant donné que les filles sont plus protégées et surveillées dans leur famille que les garçons. Plus de 20 millions travaillent dans la rue, et beaucoup d’entre eux font partie de gangs organisés et mendient. La moyenne d’âge est de 13 ans et la majorité ont plus de 8 ans, mais certains ont entre 5 et 8 ans. Ils sont présents notamment dans les grandes villes comme New Delhi, Mumbai, Chennai, Kolkata, Hyderabad et Bangalore. L’Inde est le second pays le plus peuplé et le septième pays le plus grand du monde, mais aussi le pays où le travail forcé des enfants est le plus présent.

Brésil

L’Amérique du Sud concentre environ 40 millions d’enfants des rues. Le Brésil, suivi par le Mexique puis la Colombie, en a le plus grand nombre au sein du continent. Le Brésil compte 8 millions d’enfants des rues avec plus de 800 000 enfants prostitués. Un des plus grands problèmes est le risque de mortalité: ces enfants courent un grand risque d’être tués avant d’atteindre leur majorité, notamment par des gangs dangereux qui veulent “nettoyer la rue”. À Rio de Janeiro, les autorités ou organisations locales estiment que 5 ou 6 enfants sont assassinés par jour. D’après Amnesty International, il s’agirait de la troisième cause de mortalité de ces enfants.

Beaucoup se retrouvent à la rue sans possibilité d’acquérir une éducation, alors que l’éducation est très importante pour la promotion sociale qui contribue à une vie meilleure.

Kenya

L’Afrique concentre 32 millions d’enfants des rues. Il y a environ 250 000 enfants des rues au Kenya et plus de 60 000 à Nairobi, la capitale du pays. Ces enfants s’accumulent dans les grandes villes comme la capitale, Mombasa ou Kisumu, à cause de l’industrialisation rapide succédant la période de colonisation. Les grandes familles habitant dans les zones rurales envoient un ou plusieurs de leurs enfants dans les villes afin qu’ils leur rapportent de l’argent pour soutenir la famille. La majorité, voir la totalité des enfants de la rue du Kenya inhalent de la colle quotidiennement, ce qui, d’après l’ONUDC (l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime), fait partie de la “culture de la rue”. En effet, lorsqu’ils le peuvent, ces enfants consomment des drogues pour oublier momentanément les sentiments négatifs que peuvent entraîner la vie dans la rue.

Afghanistan

L’Asie entière compte plus de 25 millions d’enfants des rues. Il y a près d’un million d’enfants des rues en Afghanistan, et d’après l’UNICEF, 600 000 travaillent à Kaboul, la capitale. La plupart ont perdu un ou leurs deux parents, sont âgés de moins de 14 ans, et 80% sont des garçons. 35% de la totalité des enfants en Afghanistan travaillent en tant que mendiants ou colporteurs, et vivent avec moins d’un euro par jour. Dû en partie à plusieurs décennies de guerre et de conflits armés, le nombre des enfants des rues en Afghanistan augmente rapidement et certains se voient obligés de quitter leur province et leur famille pour venir s’agglutiner aux abords des grandes villes. À cause de leur handicap physique, les enfants victimes de mines, s’ils n’étaient pas déjà enfant des rues, se font souvent abandonner. D’autres enfants, non seulement en Afghanistan mais aussi dans d’autres pays en conflit notamment en Afrique Subsaharienne et au Moyen Orient, sont devenus des soldats. D’après l’UNICEF, il existe plus de 250’000 filles et garçons de moins de 18 ans dans le monde utilisés comme soldats.

Entre la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan, beaucoup d’échanges illégaux de marchandises ont lieu entre les enfants afin de les revendre plus cher dans leur pays d’origine. Même si ce genre d’importation est interdite par la loi, ces trafics comme le trafic de farine lorsque le prix augmente ont lieu car les adultes sont prêts à acheter des biens à ces enfants lorsque le peuple a faim.

Il existe des ONGs qui scolarisent et nourrissent une fois par jour les enfants, mais elles sont peu nombreuses et donc non suffisantes pour subvenir aux besoins de ces enfants.

Roumanie

L’Europe de l’Est quant à elle voit son nombre d’enfants des rues augmenter continuellement depuis quelques années. La situation est alarmante étant donné que non seulement les conditions de vie de ces enfants sont mauvaises mais aussi parce que le regard souvent négatif des autres n’améliorent pas la situation. La plupart des enfants vivant ou travaillant dans les rues entretiennent toujours une relation avec leur famille et vont parfois à l’école. Mais nombreux sont déplacés dans d’autres pays, notamment dans les pays plus développés et donc plus prospères de l’ouest dans le but de gagner de l’argent. Lorsqu’ils obtiennent assez d’argent pendant leur voyage, ce qui est occasionnellement possible, ces enfants retournent chez eux mais peuvent toujours repartir pour gagner de quoi vivre. Par contre, ils sont très vulnérables par rapport au trafic d’enfants et aux travaux forcés.

En Roumanie, bien qu’une grande quantité d’enfants se soient retrouvés dans la rue après la chute du communisme, le nombre d’enfants des rues a diminué d’un tiers depuis les années 2000, car ils sont envoyés illégalement dans d’autres pays par des associations de malfaisants. En Roumanie, la contraception et l’avortement sont légaux et encouragés depuis 1966 pour réduire davantage le nombre d’enfants des rues, car des milliers d’enfants non-désirés ont été placés dans des orphelinats où ils sont confrontés à des conditions terribles.

Il n’existe pas beaucoup de refuges pour les enfants de la rue ou les enfants en difficulté en Roumanie, alors que plus de 20 000 enfants vivent actuellement sans domicile fixe.

Fédération de Russie

Il y officiellement 700 000 enfants des rues en Russie, alors que certaines organisations estiment que le nombre se situerait entre 2 et 4 millions, ce qui corrèle avec le nombre important de mineurs impliqués dans les crimes et les abus.

À la suite de transitions politiques instables, ces enfants sont livrés à eux-mêmes et beaucoup sont illettrés. La majorité ont un logement potentiel mais sont renvoyés de chez eux ou abandonnés par leurs parents.

Souvent, ils étaient soumis à la violence domestique lorsqu’ils avaient toujours un domicile, et lorsqu’ils arrivent dans la rue font face à l’esclavage moderne, dont le tourisme sexuel.

UNICEF

L’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), créée le 11 décembre 1946, a pour but de promouvoir les droits de l’enfant qui sont souvent oubliés, ignorés, ou non respectés, et de leur donner une chance égale par rapport aux autres, spécialement aux enfants de la rue ou aux enfants très pauvres.

Afin d’aider les enfants de la rue, l’UNICEF tente de sauver, protéger et éduquer les enfants. Grâce aux fonctionnaires et aux milliers de bénévoles sur le terrain, et aussi de fonds d’urgence leur permettant de fournir de l’eau potable et de la nourriture, cette organisation s’assure que le plus grand nombre d’enfants possible ne manquent pas d’hygiène, soient en bonne santé et protégés de toute sorte de dangers extérieurs.

   

Save the Children

Fondé en 1919, Save the Children est une organisation non-gouvernementale. Elle est la plus grande organisation indépendante de défense des droits de l'enfant dans le monde.

Cette organisation estime que chaque enfant mérite le droit d'avoir un avenir. Elle a pour but d’améliorer les conditions de vie de ces enfants, et qu’ils soient respectés, peu importe d’où ils viennent.

Save the Children crée beaucoup de programmes dédiés à l’aide des enfants, notamment des enfants de la rue et est parvenu jusque-là à aider plus de 85 millions d’entre eux.

En ce moment, l’organisation s’occupe spécifiquement des zones touchées par le conflit, et ont lancé un programme quinquennal nommé “Rewrite the Future” pour aider 43 millions d'enfants

dans la misère et sans protection.

Tentatives précédentes pour résoudre le problème et solutions possibles

        Afin de remédier à la situation préoccupante des enfants des rues, de nombreux traités ou résolutions et beaucoup de programmes d’aide ont été conçus à partir du milieu du 19e siècle. Les plus importants sont la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant de 1989, la Déclaration des droits de l’enfant de 1958 et Déclaration de Genève de 1924. Il existe également des programmes très efficaces luttant contre les mauvaises conditions de vie des enfants de la rue et essayant de les intégrer à la société et à trouver un foyer. Quelques-uns de ces programmes sont le Programme d’Éducation de l’UNESCO en collaboration avec l’UNICEF de 1992, ou Le Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC), une initiative de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Malgré ces programmes, la solution générale des États consiste à placer les enfants dans des orphelinats, dans des foyers pour mineurs, ou dans des établissements correctionnels. Des évènements importants, comme la Conférence de Jomtien en Thaïlande en 1990, la journée mondiale des enfants des rue chaque 26 novembre depuis 2009,  la journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée le 12 juin, ont aussi contribué à propager davantage la connaissance de la situation de ces enfants. Enfin, de nombreuses organisations ou associations se focalisent sur les enfants et particulièrement sur les enfants des rues, comme l’ONU, l’UNICEF, l’OIT (Organisation Internationale du Travail), l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’ECPAT (mettre fin à la prostitution et au trafic des enfants) ou encore FAAS (Fondation Apprentis d’Auteuil Suisse).

        Des solutions, comme l’éducation dans les rues ou des programmes de prise en charge des enfants des rues, restent à appliquer davantage afin d’arrêter la propagation de ce phénomène, qui ne cesse de s’accroître et apparaît même dans de nouveaux lieux. L'apprentissage de métiers est un des moyens les plus efficaces pour aider les enfants abandonnés dans la rue à s’en sortir.

L’idéal serait d’éduquer tous ces enfants, d’éliminer l’analphabétisme, et de trouver un moyen légal pour qu’ils puissent obtenir de l’argent et subvenir à leur propres besoins, et pour certains ceux de leur famille. Il serait également adéquat de sensibiliser les enfants des conditions de la vie à la rue, de les informer de programmes sociaux qui les aideraient lorsqu’ils sont confrontés à la violence domestique et aux problèmes familiaux, et d’encourager les donations d’argent et de biens matériaux.

Enfant des rues du Nigéria jouant avec Naoufel Soussi, médiateur culturel de l’association Save the Children, dans un centre d’accueil pour migrants en Italie.

Bibliographie

- Reportage sur les enfants des rues d’Afghanistan (Arte), 8 janvier 2016

https://www.youtube.com/watch?v=0TpPwT0spHw

“Barefoot Children” documentaire sur les enfants des rues, 12 mars 2012

https://www.youtube.com/watch?v=2E4Z5dCghQA

L’Enfant des rues, Stéphane Tessier, septembre 2014

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=18910

- UNICEF, définition d’enfant des rues et action de l’UNICEF, 24 juin 2015

https://www.unicef.fr/dossier/Enfants-dans-les-urgences

- Statistiques et informations sur les pays des enfants des rues

http://www.youthxchange.net/main/b236_homeless-h.asp

http://www.youthxchange.net/main/b236_homeless-g.asp

- Convention de l’ONU des droits de l’enfant, 12 juillet 2011

http://portailenfantsdesrues.org/category/enfants-des-rues

- Charte de Rufisque, 12 juillet 2011

http://portailenfantsdesrues.org/category/enfants-des-rues

 - Save the children, à propos et droits de l’enfant

https://www.savethechildren.ch/fr/a_propos/en_bref/

https://www.savethechildren.net/

- Enfants soldats

http://alliancesud.ch/fr/infodoc/dossiers/les-enfants/enfants-soldats

- Informations sur

http://www.humanium.org/fr/convention/texte-integral-convention-internationale-relative-droits-enfant-1989/

www.humanium.org/en/street-children

- l’ONU et les droits de l’homme

http://www.un.org/fr/rights/overview/themes/children.shtml

- Street Children, Statistics, 21 juin 2016

https://en.wikipedia.org/wiki/Street_children

- Histoire des enfants de la rue, 2014

http://www.travailderue.org/wp-content/uploads/2014/05/Histoires-de-vie-publi-2014.pdf

- Thématiques, les enfants et la prison, 8 juillet 2011

http://portailenfantsdesrues.org/category/thematiques

- UNESCO, Des enfants exclus de l’éducation, juin 1999

http://www.unesco.org/education/educprog/street_child/french/publicat/strchil.pdf

- Nick Brandt, Inherit the Dust, 2015

http://inheritthedust.nickbrandt.com/