Évènements

19e siècle

1900 - 1939

1940 - 1949

1980 - 1989

1990 - 1999

2001 Une coulée de boue fait 800 morts à Alger (Bab-El-Oued).

Le 18 avril, de graves émeutes éclatent en Kabylie à la suite de la mort d'un lycéen à la gendarmerie de Beni Douala, près de Tizi Ouzou. Affrontements de plusieurs mois avec la gendarmerie : plus de 120 morts et des milliers de blessés.

2002 En mars-avril, reprise des émeutes en Kabylie, qui font une dizaine de morts.

Reconnaissance du tamazight (Kabylie) comme langue nationale.

En mai, élections législatives et locales. Le FLN, l'ex-parti unique, remporte la majorité absolue. Très faible participation.

Loi ouvrant l’exploitation aux entreprises pétrolières étrangères.

2004 Le 8 avril, réélection d'Abdelaziz Bouteflika dès le premier tour avec 84% des voix. L'opposition dénonce des "fraudes massives".

Ressources : euphorie pétrolière de 2004 à 2012.

2005 Le 29 septembre, référendum sur la "Charte pour la paix et la réconciliation nationale". Boycotté par le FFS et RCD, deux partis majoritairement berbères. Officiellement approuvé par une majorité écrasant d'électeurs.

2006 Un ton nouveau apparaît, plus soucieux de préserver les intérêts nationaux.

La loi sur les hydrocarbures qui privilégie outrageusement les compagnies étrangères est gelée avant d'être amendée au profit de la compagnie nationale.

2007 Élections législatives (35 % de participation).

2009 En avril, Bouteflika est réélu pour un troisième mandat à une élection douteuse boycottée par les principaux opposants.

Révolte du quartier d'El Ançar à Oran, contre la pollution d'une carrière.

Les cheminots déclenchent une grève surprise qui désorganise l'économie et menace d'une paralysie totale. Le pouvoir recule. Les cheminots obtiennent après plusieurs grèves sauvages, rattrapées par des négociateurs syndicaux désemparés, plus de 50 % d'augmentation.

Pauvreté :  20 % (PNUD).

2010 En décembre, émeutes dans des quartiers populaires.

Croissance du PIB :  3,3 %.

2011 En janvier, dans le contexte insurrectionnel de la Tunisie, des émeutes durant trois jours, parties de Koléa à l'ouest d'Alger et touchant plusieurs régions, provoquées par l'augmentation du prix des denrées alimentaires font quatre morts et plus de trente blessés parmi les jeunes.

Mesures gouvernementales pour juguler la montée des prix des denrées alimentaires de base.  Le gouvernement a déversé un flot d’argent public sur les fonctionnaires et distribue largement des crédits aux jeunes pour gagner un répit de quelques années.

En février, l'État d'urgence, en vigueur depuis janvier 1992 est levé, sauf à Alger.

Le 15 avril, le président Bouteflika annonce une révision de la Constitution et de la loi sur les partis.

Le 10 mai, élections législatives remportées par le FLN. Recul des islamistes. Élections boycottées par 60 à 80 % de la population.

Croissance du PIB : 2,5 %.

2012 Le 4 mai, Elections législatives. Le FFS de Aït Ahmed remporte 27 sièges sur 462. Le FLN a 164 sièges.

Population 30 000 Français en Algérie.

Dette Pays le moins endetté des pays de la région, dette d’environ 10 % du PIB.

Pétrole exportations d’hydrocarbures de 70,5 milliards de dollars (année record).

Chômage 43% (taux officiel 21%) des jeunes de 15-25 ans sont au chômage.

Pouvoir d’achat Le salaire moyen officiel est de 18 000 dinars.

Pauvreté Part de la population sous la ligne de pauvreté :  23 %.

4 millions de personnes, soit la moitié des actifs, ne disposent d'aucune protection sociale et sont employés dans l'économie informelle.

2013 En janvier, attaque du site gazier de Tigantourine, près d'In Amenas, dans le Sud algérien, un des principaux complexes gaziers (38 otages étrangers tués), par des groupes venant du Mali.

Le 20 février, la Maison des syndicats à Alger est encerclée par la police. Le pouvoir veut interdire le Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et la précarité. Plusieurs participants venus de Tunisie, du Maroc, de Mauritanie sont retenus au commissariat.

En avril, Bouteflika est victime d’une attaque vasculaire cérébrale.

2014 En avril, les hauts-gradés militaires organisent la réélection de Abdelaziz Bouteflika à la présidence (80 % des voix avec une abstention officielle de 50 %) pour la quatrième fois malgré sa mauvaise santé.

Le pouvoir se partage entre le pôle présidentiel autour du président et de son frère Saïd, l’état-major des armées, le département du renseignement et de la sécurité (DRS) et les hommes d’affaires. Cet équilibre est le garant de la continuité du système et de l’impunité des dirigeants.

Croissance et PIB 235 milliards de dollars.

2015 En octobre, fausse mise à la retraite de “Toufik” Mediene, puissant chef des service de renseignement (DRS).

La chute des prix du pétrole dégrade les comptes publics. Le gouvernement prévoit un plan d’austérité et de privatisation ainsi que la suppression d’un million de postes de fonctionnaires.

En décembre, deuil national de huit jours pour la mort de Aït Ahmed (FFS).

Population 2,5 millions de fonctionnaires soit 20% (en France 22 %).

Croissance et PIB PIB de 175 milliards de dollars. 4700 dollars par habitant.

Ressources Les hydrocarbures représentent 98 % des exportations, près de la moitié du PIB et 60 % des recettes fiscales de l’Etat.

2016 Face à la perte de plus de la moitié de ses revenus extérieurs, la banque d’Algérie déprécie le dinar et le gouvernement du premier ministre Abdelmalek Sellal contingente les importations de nombreux produits.

En juin, les pressions sur les médias indépendants s'accentuent (El Khabar, El Watan).

À la fin de l’année, la grogne se propage d’abord dans la fonction publique. Collèges, lycées, et une partie des structures de santé publiques débrayent pour contester la suppression du droit à la retraite proportionnelle sans condition d’âge.

Croissance et PIB Entre 2014 et 2016, le PIB aura reculé de 30 % environ, passant de 235 à 166 milliards de dollars. L’Algérie a produit autant qu’en 2014 mais a vendu sa production moitié moins cher.

Le secteur « informel », des activités plus ou moins en marge des lois représente au moins un bon tiers de l’économie légale.

Dette Avec 900 millions de dollars empruntés auprès de la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement Bouteflika annonce son renouement avec l’endettement extérieur.

Pétrole Les exportations d’hydrocarbures ont été divisées par près de trois, passant de 70,5 milliards de dollars en 2012, année record, à 26 milliards attendus en 2016. 

Corruption L’Algérie perd 20 places dans le classement sur l’indice de perception de la corruption dans le monde.

2017 Politique d’austérité pour compenser la chute des prix des hydrocarbures.

Les mouvements de protestation sur les retraites reprennent dans plusieurs wilayas, après le vote d’une réforme par le parlement.

Début janvier, le mot d’ordre de grève générale des commerçants pour protester contre la hausse de 2 % de la TVA tourne rapidement tourné à l’émeute dans la ville de Bejaia, en Kabylie : des jeunes s'attaquent aux forces de l’ordre massivement déployées, pillant ou dégradant au passage les enseignes de grands magasins et des bâtiments publics. Pendant deux jours, les violences s’étendent à plusieurs villes de la vallée de la Soumman (Bouira, Boumerdes, Blida et Tiaret), gagnant même deux quartiers périphériques d’Alger.

Le 4 mai, Élections législatives dans l'indifférence générale de la population qui s’abstient à presque 72 % (63 % officiellement). Le FLN a 164 sièges sur 462.

Premier ministre : Abdelmadjid Tebboune, le FLN reste aux commandes.

Inflation La TVA passe de 17 à 19 % pour le taux normal.

Les prix des carburants augmentent de 8 % à 15 %, soit au total une hausse de 40 % en deux ans.

Économie

Démographie 41 millions. La moitié des habitants a moins de 30 ans.

Population active 12,3 millions.

14 millions de berbérophones (30% de la population : Kabyles, Chaouias, berbères du Tell, berbères des oasis.

50 000 Touaregs.

800 000 Algériens vivent en France.

Importations Exportations Le pays importe la quasi-totalité de ce qu’il consomme.

Énergie Troisième réserve africaine de pétrole (12,2 milliards de barils) et un tiers des ressources gazières du continent.

Quatrième pays producteur de gaz et dixième producteur de pétrole dans le monde.

Troisième fournisseur de l'Europe en gaz.

Manifestations contre l’exploration du gaz de schiste.

Finances Deuxième plus gros détenteur de réserves de change après l'Arabie saoudite (au-delà de 200 milliards de dollars).

IDH 96e position.

Pauvreté et richesses La manne pétrolière ne profite qu'à une poignée de privilégiés, environ 200 000 personnes liées, de près ou de loin, à l'appareil d'Etat.

50% de la fiscalité pétrolière est consacrée aux transferts sociaux (75 milliards d'euros).

Santé. Pénurie chronique de médicaments essentiels, sérums, antibiotiques, anesthésiants, etc. Les malades doivent trouver eux-mêmes leurs médicaments.

Le "service civil", créé dans les années 1970, oblige les médecins spécialistes à passer deux ans dans les zones enclavées du pays.

Société. Sans connexion dans l'administration, il est impossible d'obtenir un papier. Il faut un agrément pour créer une association ou un syndicat.

Forces et partis politiques

Le pays est dirigé par un “système" colégial, un État sécuritaire dirigé en sous-main par les militaires et les services de renseignements et qui tire profit de la rente pétrolière.

Président Abdelaziz Bouteflika (malade).

Parlement A peu de pouvoir réel. 145 femmes soit près d'un tiers des députés.

Armée L'Armée nationale populaire est le pilier du pouvoir. 127 000 hommes environ.

FLN Ex parti unique.

Rassemblement national pour la démocratie (RND)

Parti allié au FLN et proche de l'armée. Dirigé par Ahmed Ouyahia, premier ministre.

Alliance verte. Coalition électorale de trois partis islamistes autour du MSP.

Mouvement de la société pour la paix (MSP). Parti islamiste membre de l'alliance présidentielle depuis 2001. Le MSP a quitté cette alliance en décembre 2011 mais ses quatre ministres sont restés au gouvernement. A participé au gouvernement depuis 1996. Dirigé par Abou Djerra Soltani. Un de ses représentants est englué dans le gigantesque scandale de corruption de l'autoroute est-ouest.

Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Saïd Sadi. Parti bien implanté en Kabylie.

Front des forces socialistes (FFS) Parti laïc traditionnel de l’opposition kabyle. Hocine Ait Ahmed (décédé en décembre 2015).

PT Parti des travailleurs. Lié aux partis lambertistes.

Secrétaire générale : Louisa Hanoun.

Parti socialiste des travailleurs d'Algérie (PST). Proche de la IVe Internationale. Chawki Salhi.

Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA). Formation créée par Ben Bella (décédé). Parti écologique.

Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD).

FIS. Parti radical salafiste dissous en 1992 après avoir remporté les élections législatives.

Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD). Réunit divers syndicats autonomes, des organisations de la société civile, la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme ainsi que des partis comme le RCD et le PLD.

Jil Jadid. Nouvelle génération.

Organisations syndicales et associations 

Union générale des travailleurs algériens (UGTA)

Confédération nationale autonome des travailleurs algériens (Cnata). Sa maison des syndicats a été cambriolée le 2 mai 2012.

Syndicat National Autonome des Personnels de l'Administration Publique (SNAPA).

400 000 adhérents revendiqués (2015).

Présidé par Rachid Malaoui, victime d'une tentative d'assassinat durant l'été 2011. Ce syndicat est la bête noire des autorités qui n'arrivent pas à enrayer son expansion.

Conseil des lycées d'Alger (CLA). Secrétaire général : Idir Achour.

Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (SNAPEST).

Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation nationale et de la formation (SATEF)