Comité: Comité des Droits de l’Homme

Problématique: La réduction des inégalités et de la discrimination envers les populations LGBT+

Président: Guillermo Escribano

Introduction

        Le collectif "LGTB +" est le groupe qui représente les personnes «lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres», en plus de toutes les variantes de ceci. Dans le contexte des droits de l'homme, les lesbiennes, les gays, les personnes bisexuelles et transgenres font face à des problèmes ayant une origine similaire: l'inégalité et la discrimination, qui sont une attaque contre les valeurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

        Cette Déclaration universelle des droits de l'homme est composée de nombreux articles, qui cherchent l'égalité entre tous les êtres humains. Voici ceux qui sont en relation directe avec la discrimination et les inégalités auxquelles la communauté LGTB doit faire face:

“Article 1 : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2:

1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3: Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 5: Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6: Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7 : Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 9 : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10 : Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 12 : Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 16 :

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 30 : Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.”

Définition des mots-clés

Orientation sexuelle: l'orientation sexuelle renvoie à l'attraction physique, romantique et émotionnelle d'une personne pour les autres. Tout le monde a une orientation sexuelle qui fait partie intégrante de l'identité de la personne. L'orientation sexuelle n'a aucun rapport avec l'identité de genre.

Identité sexuelle: L'identité sexuelle, ou identité de genre, reflète un profond sentiment du soi et du sexe connu de la personne. L'identité sexuelle d'une personne est généralement compatible avec le sexe assigné à la naissance. Pour les personnes transgenre, il y a une incompatibilité entre son identité sexuelle et le sexe assigné à la naissance.

Transgenre: C’est un terme utilisé pour décrire un large éventail d'identités qui incluent les transsexuels, ceux qui utilisent les vêtements identifiés du sexe contraire, ceux qui se considèrent comme appartenant au troisième genre et d'autres dont leur apparence et leurs caractéristiques sont perçues comme le genre atypique. Certaines personnes transgenres optent pour la chirurgie ou des traitements hormonaux pour adapter leur corps à leur identité sexuelle; d'autres non. Dans les deux cas, ils sont toujours considérés comme transgenres et du genre de leur choix.

Intersexe: Une personne intersexe est née avec une anatomie sexuelle, où les organes reproducteurs ou motifs chromosomiques ne correspondent pas à la définition typique de l'homme ou de la femme. Cela peut apparaître à la naissance ou au fil des années. Une personne intersexe peut être identifiée comme un homme, comme une femme ou comme aucun des deux. L'état intersexuel n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de cette personne. Les intersexuées éprouvent la même gamme d'orientations sexuelles et identités de genre que les gens qui ne sont pas intersexuées.

Homophobie et la transphobie: L'homophobie est une peur, haine ou aversion irrationnelle à l'égard des lesbiennes, gais ou bisexuels. La Transphobie dénote une crainte, haine ou aversion irrationnelle envers les personnes transgenres.

Histoire LGBT

        L'histoire LGBT connue en Europe remonte même à avant l'antiquité, étant à cette époque principalement entre deux personnes de sexe masculin. Les relations sexuelles entre deux personnes du même sexe sont naturelles, elles existent chez plusieurs espèces de mammifères, y compris chez certains primates.

        De l'antiquité, sont relatées ce qu'on appelle les «pratiques homosexuelles» mais dans la plupart des cas il s'agissait plus de la bisexualité que d’une homosexualité. Le mariage était non seulement une institution basée sur l'amour et le soutien affectif, mais un moyen de profit, ayant comme but la progéniture, pour assurer l'avenir de la vieillesse, des alliances politiques et le transfert du patrimoine. C’était aussi un moyen d'accroître la puissance militaire d’une communauté à travers la descendance. Ainsi, le mariage était une obligation, une entreprise, et la véritable orientation sexuelle complètement indépendante de cela. Le jugement social n’était pas fondé sur l'orientation sexuelle ou le sexe du partenaire, mais sur les rôles des partenaires.

        Le moment le plus important où l’on peut observer ce phénomène est en Grèce. Les premiers documents écrits, qui détaillent les pratiques homosexuelles dans les temps anciens, viennent de cette époque. En Grèce, la pédérastie homosexuelle était une coutume profondément enracinée et ne remplaçait pas le mariage hétérosexuel, mais se passait habituellement avant et en même temps de celui-ci. Il n’était pas fréquent que les hommes adultes aient des relations avec d’autres hommes adultes mais il était plutôt coutume qu’un homme, Eraste, rejoigne un jeune garçon, Erómeno. En général, la relation commençait quand l'amant adulte était dans la vingtaine et le garçon venait juste d’entrer dans la puberté, en restant jusqu'à ce que l’Eraste arrive à la trentaine et se marie. Dans certains cas, cela pouvait être prolongé indéfiniment ou résilié plus tôt. Cette relation était non seulement sexuelle mais les Eraste acquéraient un statut juridique semblable à celui d'un parent ou tuteur de sexe masculin et il était responsable de l'éducation et de la formation militaire de l'enfant.

        Bien qu'il y ait une quantité enregistrée plus petite, on retrouve également des cas de lesbianisme, par exemple dans la littérature de Safo ou dans les rites de la Bacchantes. La femme qui pratiquait l'homosexualité féminine était appelée tríbada, du mot "tribo" en grec ( «frottant»). L'histoire du poète Safo dans l'île de Lesbos, donne nom à l'homosexualité féminine : «lesbienne»

        C’est dans la Rome antique que l'homosexualité a été acceptée, même si elle a varié considérablement au fil du temps. Alors que dans la République elle a été limitée par la Scantinia lex et considérée comme un comportement déviant des grecs, elle est devenue un comportement pleinement accepté dans la première moitié de l'Empire. Au point qu’on retrouve les premiers enregistrements des premiers mariages entre hommes. Par exemple, Neron s'est marié avec trois hommes, en plus de deux femmes. Elles ont été faites sans aucune réforme juridique ou institutionnelle parce que le mariage romain était un contrat privé entre deux individus dans lesquels l'état n'intervenait pas. L'acceptation sociale de l'homosexualité a diminué à nouveau depuis l'ère impériale et sa pratique a fini par être complètement interdite au début de l'ère chrétienne, sous peine de mort.

        L'homosexualité au Moyen-Age devient un phénomène odieux et persécuté, seul dans l'Extrême-Orient dure jusqu'à l'époque moderne. Cela a perduré jusqu’à nos jours.

Contexte général

Carte sur la situation LGTB. Ilga, Juin 2016

        Aujourd’hui, les personnes LGBT de tout âge, à travers le monde, souffrent de violations de leurs droits humains: ils sont physiquement agressés, enlevés, violés et assassinés. Dans plus d'un tiers des pays du monde, ils peuvent être arrêtés et incarcérés (et dans au moins cinq pays exécutés) juste en ayant des rapports sexuels consensuels et privés avec une personne du même sexe. Souvent les États ont du mal à protéger adéquatement les personnes LGBT contre la discrimination dans la sphère privée, en particulier dans les domaines du travail, du logement et de la santé. Les enfants et les adolescents LGBT sont victimes d'intimidation à l'école et peuvent être chassés de leurs foyers par leurs parents, internés par force dans des institutions psychiatriques ou forcés de se marier. Les transgenres sont souvent privés de documents d'identité qui reflètent leur genre choisi, sans lequel ils ne peuvent pas travailler, voyager, ouvrir un compte bancaire ou encore avoir un accès aux services primaires. Les enfants intersexués peuvent être soumis à des interventions chirurgicales sans libre choix, ni de leurs parents, et les adultes sont aussi vulnérables à la violence et à la discrimination.

        Un total de 22 pays ont déjà des lois légalisant l’homosexualité ou le mariage homosexuel. Plus de la moitié de ces pays sont en Europe. Hollande, Belgique, Espagne, Canada, Afrique du Sud, Norvège, Suède, Portugal, Islande, Argentine, Danemark, Nouvelle-Zélande, Uruguay, France, Luxembourg, Brésil, Irlande, Finlande, Slovénie, Royaume-Uni, Mexique et États-Unis.

        Dans la plupart de ces pays, les lois permettent également l'adoption d'enfants par des couples de même sexe.

        Mais sur le côté opposé, il y a 79 pays qui condamnent encore les relations homosexuelles, selon les dernières données de l'ILGA (International Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender et intersexuals). Cette liste comprend un groupe de huit pays qui punissent ces relations avec la peine de mort. Ceux-ci étant : la Mauritanie, le Soudan, l'Iran, l'Arabie Saoudite et le Yémen. Ils ont besoin d'ajouter quelques provinces du Nigeria et de la Somalie à part les territoires de l'Irak et la Syrie occupés par l'État islamique. Brunei se joindra également en 2016 avec l'entrée en vigueur de son nouveau Code pénal qui prévoit la mort par lapidation.

        Dans plus de 70 pays, les lois catégorisent comme crime le fait d'être homosexuel, ce qui signifie que des millions de personnes courent le risque d'être arretées, emprisonnées et, dans certains cas, exécutées. Le Secrétaire Général du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et les chefs de plusieurs agences de l'ONU ont parlé le 10 décembre 2010, en prononçant le premier d’une série de discours historiques en faveur de l'égalité pour les personnes LGBT, appelant à la dépénalisation mondiale de l'homosexualité et à la mise en pratque d'autres mesures pour lutter contre la violence et la discrimination envers les personnes LGBT. Ils appelaient la communauté internationale à une dépénalisation mondiale de l'homosexualité et de la création, mise en œuvre et renforcement de nouvelles mesures pour protéger les personnes LGBT contre la violence et la discrimination en raison de leur identité d'orientation ou de genre sexuel.

        Pour trouver une solution à ce problème, l'ONU a lancé plusieurs dispositifs visant à l'éradication de la discrimination et de l'inégalité à laquelle ce groupe est soumis. Voici quelques-unes de celles-ci:

        Le Haut-Commissariat s'est engagé à travailler avec les États, les         institutions nationales des droits de l'homme et avec la société civile pour réaliser des progrès vers l'abrogation des lois qui pénalisent les personnes LGBT ainsi que la mise en place de nouvelles mesures pour protéger les gens contre la violence et la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Les activités en cours comprennent:

        1. Dans le cadre de dialogues avec les gouvernements, soulever des préoccupations et suggérer des recommandations quant à différentes réformes.         

        2. Faire le suivi et faire connaître les violations des droits de l'homme affectant les personnes LGBT, y compris dans les rapports produits par les présences sur le terrain du HCDH.         

        3. S'engager dans la sensibilisation du public sur la dépénalisation et d'autres mesures nécessaires afin de renforcer la protection des droits de l’homme des personnes LGBT, y compris à travers des discours et des déclarations, articles de journaux, des messages vidéo, des notes d'informations et la distribution de divers autres matériaux.         

        4. Travailler avec les partenaires des Nations Unies à mettre en œuvre diverses activités visant à lutter contre la discrimination et la violence motivée par la haine envers les personnes LGBT.         

        5. Fournir un appui aux procédures spéciales dans le cadre de leurs activités d'établissement des faits et de communications confidentielles avec le gouvernement.         

        6. Soutenir les organes de traités des droits de l’homme, dont un         certain nombre ont abordé la question de la discrimination liée à         l'orientation sexuelle et l'identité de genre dans les précédentes observations générales et les observations finales et          continuer à mettre en évidence les mesures que les différents Etats doivent prendre pour se conformer à leurs obligations découlant des traités internationaux.         

7. Fournir un soutien pour l'Examen Périodique Universel (UPR), qui offre un forum pour les préoccupations concernant les droits des         personnes LGBT, où elles peuvent être diffusées et où des recommandations sont développées.

Le Conseil des droits des Nations Unies se déclare gravement préoccupée par les actes de violence et de discrimination commis dans toutes les régions du monde contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle et l'identité sexuelle, et invite le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme à faire un         étude avec la responsabilité de documenter les lois et pratiques discriminatoires et des actes de violence contre les individus en fonction de leur identité d'orientation et de genre sexuel, dans toutes les régions du monde, et comment les droits de l'homme peuvent être appliqués pour mettre fin à la violence et les violations des droits de l'homme fondées sur l'orientation sexuelle et d'identité de genre.

                          

Dans         ce cas, la Commission internationale de juristes et le Service international pour les droits de l'homme au nom d'une coalition         d'organisations de défense des droits, ont         mis au point une série de principes juridiques internationaux sur l'application du droit international des droits de l'homme pour         répondre aux violations fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, afin de fournir une plus grande clarté et cohérence aux obligations         des  États sur les droits de l'homme. Les Principes de Jogjakarta sont le résultat de ce travail et ils reflètent l'état actuel du droit international des droits de l'homme par rapport aux questions d'orientation sexuelle et l'identité de genre.

Contexte par continents et pays

Amérique latine

        Les pratiques homosexuelles en Amérique latine sont légales dans tous les pays de cette région. Le dernier pays à les rendre légales a été le Nicaragua, laissant envisager l'homosexualité comme un crime dans le code pénal qui est entré en vigueur en 2008. Cuba est un cas particulier: l'homosexualité est légale et n'est pas punie, même si leur traitement est soumis à un certain arbitraire, bien que ces dernières années, il semble que la persécution a cessé dans le pays des Caraïbes.

        L'homophobie reste forte dans certaines sociétés de cette région, les législateurs ont fait des efforts qui ont fait que l'Amérique latine est l'un des endroits avec les lois les plus tolérantes et progressistes dans le monde. La plupart des pays ont des lois contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, entre ces États on retrouve l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Equateur, le Mexique, le Nicaragua, le Pérou, l'Uruguay, le Venezuela, Porto Rico et toutes les dépendances françaises.

        Le 15 Juillet 2010, l'Argentine est devenue le premier pays d'Amérique latine à approuver la loi sur le mariage de même sexe.

Amérique du Nord

En Amérique du Nord l'homosexualité n'est pas légalement persécutée dans tout le territoire, mais les homosexuels sont souvent victimes de discrimination dans divers domaines, en particulier dans les zones rurales, noyaux ultra-conservateurs, des États-Unis et du Mexique. Ils sont considérés comme atteints d’une maladie et par conséquent ils essayent de «soigner» les membres LGTB (bien que la violence physique et psychologique ne se produit pas exclusivement dans ces territoires). Dans la même veine, il y a plusieurs endroits où les parents homosexuels envoient leurs enfants pour les «soigner».

Cependant, dans des villes comme New York ou San Francisco et au Canada les membres LGTB sont plus respectés, l'homosexualité étant acceptée de manière similaire à celle de l'Europe occidentale. De plus, c’est en Amérique du Nord où le mouvement gay a commencé à apparaître dans un système organisé et politiquement pertinent pour la raison du rejet depuis l'événement de Stonewall.

Aux États-Unis le 26 Juin 2015, la Cour suprême a légalisé le mariage de même sexe dans tous les Etats.

Asie

        En Asie, il y a des lois différentes concernant l'homosexualité ; dans la plupart des pays du Moyen-Orient, elle est passible de plusieurs années de prison et jusqu'à la peine de mort, à l'exception d'Israël, de la Jordanie, de l'Irak et de la Turquie. Dans le premier et le dernier, ces pays ont des lois d’anti-discrimination où l'homophobie est punie. En Extrême-Orient, dans la plupart des pays, c’est légal, sauf en Birmanie, Brunei, la Malaisie, Singapour, entre autres, qui punit avec prison à perpétuité. Dans des pays comme le Cambodge, la Corée du Sud, le Japon, la Thaïlande, à Taïwan et en particulier aux Philippines, il y a une plus grande acceptation et une tolérance plus importante. L’orientation sexuelle est respectée, bien qu’une discrimination isolée est toujours mise en oeuvre par certaines entreprises. Mais, ils ont des lois d’anti-discrimination pour prévenir l'homophobie. Dans des pays comme la Chine, la Corée du Nord, l'Indonésie, le Laos, le Vietnam et d'autres, l'homosexualité est légale mais toujours réprimandée. En Inde, l'homosexualité est illégale et considérée comme un crime, bien que ces dernières années, à travers les artistes et les intellectuels, il y a des lois qui sont entrées en vigueur pour sanctionner les discriminations en raison de l'orientation sexuelle.

 

Europe de l'Ouest

        En général, l'homosexualité en Europe est acceptée et respectée, l’Europe étant la région où les gays jouissent de la meilleure acceptation par la société civile, la classe politique et de la législation. L’Europe a été le premier continent qui a autorisé pour la première fois l’union civile entre deux personnes de même sexe. Cependant il y a encore des secteurs de la société clairement homophobes et certaines institutions (cas du gouvernement de la Pologne) où l'homosexualité n'est pas traitée comme dans le reste du continent. Les deux dernières situations se produisent le plus souvent en Europe orientale qu'en Europe occidentale, où la démocratie travaille depuis plus de temps.

        Le Parlement européen et le Conseil de l'Europe ont recommandé à tous les Etats membres d'inclure dans leur législation des mesures anti-discriminatoires et d’égalité pour toutes les minorités, y compris sexuelles. 55 mesures ont déjà été mises en place dans la plupart de l'Europe.

        Ces dernières années, l'homosexualité dans cette région a un haut degré d'acceptation, mais il peut y avoir des cas isolés de discrimination par une minorité de conservateurs, en particulier les groupes religieux. De nombreux pays reconnaissent les unions civiles comme la Belgique, l'Espagne, La France et les Pays-Bas qui ont encouragé tous les citoyens à soutenir le mariage homosexuel en pleine égalité juridique. Dans tous ces pays, la discrimination et les mauvais traitements des personnes ayant une orientation sexuelle particulière sont pénalisés.

        En Autriche, Irlande et les petits États comme le Liechtenstein, Malte, Monaco et Saint-Marin l'homosexualité est légale, mais il n'y a pas de lois spécifiques.

 Europe orientale

        En Europe de l'Est, contrairement à la plupart des pays de l'Union européenne, l'homophobie et la discrimination persistent, tant dans les Balkans, y compris la Grèce, que dans les pays baltes: Estonie, Lettonie et Lituanie (membres de l'Union européenne) ainsi que d'autres États de l'ex-Union soviétique, où pendant le régime communiste l'homosexualité a été condamnée et persécutée (à partir de 1933 jusqu'à la disparition de l’URSS, les homosexuels ont été considérés comme des criminels ou des malades).

        Avec la chute du communisme, l'homosexualité a été dépénalisée en Russie et dans d'autres pays, bien que la situation soit loin de celle de leurs voisins occidentaux. La Russie a clairement proposé un retour à la criminalisation de l'homosexualité, bien que cela soit peu probable, compte tenu de l'adhésion de la Russie au Conseil de l'Europe. Cependant, aucune pénalité ne prévient l'homophobie et la discrimination, très évidentes dans ce pays.

        Cependant, en Croatie, Slovénie, Hongrie et République Tchèque, l'homophobie a diminué en raison de l'appartenance à l'Union européenne ou de sa proximité. Dans les unions civiles, la Croatie et la Hongrie ont autorisée ces unions et ils sanctionnent la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. En ce qui concerne le mariage civil, la République tchèque et de la Slovénie, l'ont déjà légalisé.

        Un cas particulier est celui de la Roumanie: en dépit d'être le seul pays d'Europe orientale qui a fait tomber violemment un régime communiste qui a criminalisé depuis de nombreuses années l'homosexualité. La décriminalisation à contrecœur n'empêche pas l'homophobie, qui est forte et persistante. Quelque chose de semblable se produit en Bulgarie voisine.

Afrique

        En Afrique, il existe une variété en ce qui concerne les lois traitant de l'homosexualité, selon les différentes constitutions et les critères sociaux et religieux. Bien que la situation réelle est très défavorable pour la communauté LGBT dans la plupart du territoire africain, on trouve une grande quantité de pays qui criminalisent les actes homosexuels comme dans tout autre continent. L'existence culturelle de l'homosexualité est souvent rejetée et stigmatisée dans les pays africains, en la considérant comme un «vice» importé par les Occidentaux au cours de la période de la colonisation. La reconnaissance des couples de même sexe est seulement réglementée en Afrique du Sud et les territoires dépendants des pays européens.

        La législation dans la région autour des droits des LGBT est la plus limitée par rapport à d'autres continents, ayant un grand nombre de pays qui criminalisent l'homosexualité, conjuguée à l'absence de lois protégeant les minorités sexuelles contre les crimes de discrimination et de haine fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Toutefois, treize pays africains depuis leur formation en tant qu’États souverains n’ont jamais criminalisé les actes homosexuels entre adultes, par consentement mutuel et dans le secteur privé. Burkina Faso, République centrafricaine, Tchad, Congo, République démocratique du Congo, Côte-d'Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Niger, Rwanda et Djibouti.

        Sur le plan international dix pays africains sont signataires de la Déclaration sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre des Nations Unies depuis qu'il a été introduit en 2008.

L’attentat d'Orlando

                

Situation des droits LGTB aux États Unis. The Guardian

        Le 12 Juin, 2016, au moins cinquante personnes ont été tuées dans une fusillade au Pulse, une boîte de nuit gay dans la ville américaine d'Orlando (Floride). Le terroriste a juré allégeance à l’Etat islamique juste avant l'attaque et l'État islamique a assumé sa responsabilité. L'attaque est la fusillade qui a provoqué le plus de décès dans l'histoire des États-Unis et la plus violente et meurtrière contre la communauté LGBT dans ce pays.

        En Juillet 2016, le FBI a annoncé qu'il n’avait aucune raison de croire que le meurtre avait été motivé par la haine contre les homosexuels. Bien que l'objectif ne peut pas être la communauté LGBT, toutes les personnes concernées appartiennent à celle-ci. Et on ne peut pas oublier que même étant l'un des pays les plus tolérants en ce qui concerne l'homosexualité elle n'est pas toujours bien reçue. Trois Etats criminalisent encore l'adoption homosexuelle tout en permettant l'adoption individuelle. Et dans la moitié des États, il n'y a pas encore de droit d'adoption pour un couple de même sexe.

        Il est important de considérer cette attaque, car elle représente un point d’inflexion. Elle a servi à montrer que même si il y a eu une percée majeure dans la défense des droits des LGBT il reste encore un long voyage, et que même les pays les plus développés ont encore du travail à faire.

Solutions possibles

Il est difficile de trouver une solution à ce problème, parce que bien que de nouvelles lois ont été mises en œuvre et plusieurs pays condamnent l'homophobie, il y a d'autres facteurs encore plus difficiles à contrôler.

-Promouvoir des campagnes d'information sociale pour : dénoncer le comportement homophobe et transphobe et promouvoir des comportements et des attitudes de respect et d’égalité.

-Examiner tout le contenu informatif sur la sexualité qui est offert à différents niveaux de l'éducation afin de continuer à transmettre dans l'éducation non un modèle préféré qui exclut les options différentes à celle des hétérosexuels, mais d’autres façons d'exprimer l'affection sexuelle et familiale.

-Inclure l'éducation sexuelle dans les écoles pour éduquer et informer sur le respect de toutes les options affectives-sexuelle et le rejet de la violence homophobe.

-Inclure la formation des enseignants dans le respect de toutes les expressions de l'orientation sexuelle, l'identité de genre et la dénonciation des comportements homophobes.

-Retirer ou refuser toute aide ou subvention de la part des administrations publiques ou tout autre organisme à des gouvernements ou entités publiques et privés qui se livrent à toute manifestation d'homophobie.

-Inclure dans les politiques de protection des enfants des mesures visant à assurer la liberté d'expression de la sexualité, afin d'éviter les problèmes d'insécurité, faible auto-estime, dépression et d'autres problèmes causés par le rejet dans l'environnement familial et social. De plus, mettre en place une aide pour tous les jeunes qui sont expulsés de leurs foyers pour des raisons homophobes.

-Demander à tous les pays ou régions bénéficiant des politiques de coopération au développement la garantie de non-discrimination et le respect des droits des LGBT dans leurs territoires.

-Demander à tous les médias le traitement avec respect et dignité de toutes les informations relatives à la communauté LGBT, fondée sur le principe de l'égalité et de libre développement de la personnalité.

-Inclure dans la formation de toutes les forces de sécurité des unités qui permettent à tous les intervenants de développer leur travail du respect de toutes les expressions de l'orientation sexuelle et l'identité de genre et la poursuite des comportements homophobes.

-Augmenter les subventions et le soutien des associations gouvernementales LGBT, assurant qu'ils sont utilisés correctement dans les objectifs et les activités de chaque association.

Bibliographie

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