Évènements

Iran 1900 - 1949

Iran 1950 - 1959

Iran 1960 - 1969

Iran 1970 - 1979

Iran 1980 - 1989 

Iran 1990 - 1999

2003 Assassinat sous la torture de la photographe irano-canadienne Zahra Kazemi interpellée alors qu'elle prenait des photos de la prison d'Evine.

2004 Fondation du parti kurde PJAK.

2005 Élection à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad.

Cuisante défaite de Rafsandjani.

Ahmadinejad combine l’orthodoxie chiite avec les appels populistes aux éléments plébéiens de la société iranienne

Six semaines d’émeutes des Kurdes.

2007

Croissance du PIB : 7,8 %.

Logement  Le prix moyen des logements représente près de dix fois le salaire annuel moyen d'un ménage contre sept fois en 2004.

2009 En mars, reconnaissance de la République islamique par Barack Obama.

A partir de juin, Vague de manifestations du "Mouvement vert" après la réélection frauduleuse d'Ahmadinejad à l'élection présidentielle. Des millions d'Iraniens protestent dans la rue. Le mouvement est centré presque exclusivement à Téhéran, en particulier dans ses quartiers les plus riches du nord.

Pour le guide suprême Khamenei, la victoire est "indéniable et divine". Il est conspué par la foule. Répression sanglante des mouvements menée par les pasdarans et leurs bassidjis. Durant l'été, plusieurs centaines de protestataires tués. Des milliers d’opposants internés et torturés. Les pasdarans sauvent le régime.

Croissance du PIB : 1,5 %.  

2010 En mai, 16 prisonniers politiques kurdes sont pendus. Cela provoque des émeutes dans les régions kurdes.

Inflation 2010 : 10 %.

2011 S'opposant au Guide suprême, le président Ahmadinejad veut mettre la main sur les services de renseignement et le secteur pétrolier. Il mène une politique ultralibérale qui lui vaut les félicitations du FMI.

Après avoir mené une importante offensive contre les rebelle Kurdes durant l’été, le pouvoir à Téhéran signe une trêve avec le PJAK.

Inflation 2011 : 30%.

2012 Les 2 mars et 4 mai, élections législatives. Les partis réformateurs décident de ne pas y participer. La candidature de plusieurs dirigeants Kurdes est interdite. Au premier tour, les partisans d'Ahmadinejab sont battus à plate couture.

Le 1er juillet, début de l'embargo pétrolier.

Le 17 décembre, Réza Shahabi, membre de la direction du syndicat Vahed de la régie des transports de Téhéran et sa banlieue, emprisonné depuis 30 mois, entame une grève de la faim contre ses mauvais traitements.

Croissance du PIB 2012 : -5,2%.

Education  Création d'universités réservées aux femmes ou aux hommes. Restrictions imposées aux femmes avec 77 filières interdites. « Certaines matières ne sont pas adaptées à la nature des femmes».

Société La République Islamique signe un contrat de 120 millions de dollars avec la Chine pour l'achat d'un système de contrôle des flux téléphonique et du réseau internet. La coopération internationale en ce domaine est riche et les entreprises françaises y participent sans ménagement.

2013 Nette augmentation du nombre d'exécutions à la peine de mort. Elles placent le pays au deuxième rang mondial après la Chine.

En mars, des contacts secrets ont lieu entre Américains et Iraniens. Khamenei cherche par une réconciliation à éviter les sanctions.

Le 14 juin, Hassan Rohani, conservateur modéré, est élu largement en tête dès le premier tour d'une élection présidentielle verrouillée face aux candidats sélectionnés fondamentalistes proches du Guide Khamenei. Seuls ceux qui se reconnaissaient dans les institutions de la République islamique ont pu se présenter, et encore.

Le 24 novembre, accord provisoire sur le nucléaire iranien.

Inflation 40%.

Pauvreté et richesse Plus de 50 % des Iraniens vivent dans la pauvreté.

1 % des Iraniens les plus fortunés possèdent 16,3 % de la richesse, soit l’équivalent de ce que possède 50 % de la population.

2014 

PIB de 406 milliards d'euros.

Pouvoir d'achat Le salaire moyen est de l'ordre de 300 euros.

Armement L'Iran possède 186 kilos d'uranium enrichi à 20 %. Il en faut 250 kg pour fabriquer une bombe nucléaire. 20.000 centrifugeuses (la moitié en activité).

2015 En mars, négociations avec les grandes puissances pour brider le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions économiques. Le 14 juillet, Accord de démantèlement de l’arme nucléaire négocié principalement par les États-Unis.

Après l’accord, les milieux d’affaires occidentaux se précipitent en Iran dans l’espoir de signer des contrats.

PIB et taux de croissance 3 %.

Chômage 12 % (30 % en réalité).

Inflation 2015 : 40 %.

2016 En janvier, accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances, entraînant une levée des sanctions économiques. levée partielle des sanctions. L'Iran peut désormais signer des accords économiques avec ses partenaires européens, notamment.

Les sanctions américaines et européennes les plus sévères sont levées ou suspendues en échange du démantèlement par Téhéran d’une grande partie de son programme nucléaire. Dans la mesure où la levée des sanctions stimule l’économie, les avantages profitent presque exclusivement aux couches les plus privilégiées de la population.

En avril, le second tour des élections législatives est remporté par les réformateurs.

2017

Le 9 mai, Election présidentielle. Le choix des candidats dépend totalement du Guide Suprême Ali Khameini. Les six hommes qui ont été retenus par le Conseil des gardiens de la révolution l’ont été pour leur fidélité absolue à son régime.

Hassan Rohani est réélu triomphalement (57 %) avec la promesse d’une amélioration économique et plus de liberté sociales et culturelles.

Augmentation du prix des oeufs et de l’essence.

Budget d’austérité du gouvernement. Il prévoit l’augmentation du prix de l’essence de 50 %, tout en réduisant davantage les subventions au prix de l’énergie.

En décembre, les défilés de protestation se multiplient dans plusieurs villes d’Iran. Les manifestants protestent contre le pouvoir (corruption) et les difficultés économiques (hausse des prix).

Les manifestations commencent le jeudi 28 décembre dans la deuxième plus grande ville d’Iran, Mashhad (ville sainte, sanctuaire de l’imam Reza), puis se s’étendent à une quarantaine de villes et villages du pays, ainsi qu’à la capitale Téhéran.

La portée et l’intensité de ce mouvement, l’adoption rapide de slogans contre le gouvernement et le système politique autocratique ont surpris les autorités iraniennes. Pourtant, cette irruption a été précédée par des mois de protestations des travailleurs contre les suppressions d’emplois, les fermetures d’usines ainsi que les salaires et avantages sociaux impayés.

Vida Movahedi monte tête nue sur une armoire électrique, rue Enghelab (« Révolution » en persan) à Téhéran, en arborant son voile blanc au bout d’une perche.

Chômage 3,2 millions de personnes, soit 12,7 % de la population active, sont officiellement au chômage. Le taux de chômage réel des jeunes est de l’ordre de 40 %.

Inflation Elles est passée sous les 10 %.

Economie Le Guide Suprême contrôle, directement ou indirectement, environ 60 % de l’économie du pays – du pétrole aux banques en passant par l’immobilier ou l’automobile – à travers une quinzaine de fondations ou d’institutions aux mains de l’armée, du corps des Pasdarans – les gardiens de la révolution – ou de milices.

Ressources En 2017, 70 % des 37 milliards d’euros de recettes pétrolières ont été utilisés en dépenses militaires, notamment pour faire la guerre en Syrie, en Irak ou au Yémen.

2018

En février, des femmes se rebellent contre l’obligation de porter le voile.  Une trentaine sont arrêtées.

Économie

Population 80 millions d'habitants. 48 millions d'électeurs.

2 enfants par femme en moyenne.

Les jeunes représentent 68 % de la population.

70 % des Iraniens vivent dans les grandes villes.

12 millions (16 %) d'Azéris vivent à la frontière de l’Azerbaïdjan.

6,5 millions (9%) de Kurdes dont les deux-tiers sont sunnites.

Turcomans, Arabes, Baloutches.

150 000 Arméniens.

Religion majorité chiite, minorité sunnite, 100 000 chrétiens en 2006 (la plupart de l'église orthodoxe arménienne).

Environ 135 000 chrétiens (Arméniens, Assyro-chaldéens, Syriaques)

Pétrole Le pays détient 10 % des réserves pétrolières mondiales prouvées (ce qui le place au 4e rang mondial). La Chine achète 20 % du brut iranien.

L'Iran est aussi un importateur de pétrole car sa capacité de raffinage est trop faible. Faute d'investissement la République Islamique importe plus de 50% de l'essence et du gazole utilisé.

Un tiers du pétrole mondial acheminé par voie maritime transite par le détroit D'Ormuz.

Le gouvernement a une politique clientéliste qui favorise notamment les entreprises des pasdarans (Gardiens de la révolution). Ceux-ci disposent des gros intérêts dans l'économie.

Synthèse politique actualisée

Dans la République islamique, le principe de valayat al-faqih consacre la primauté des religieux sur les laïcs. Il a été établi par l'iman Khomeyni.

Le vote aux élections est fortement incité, car il est inscrit sur le shenasnameh (carte d'identité qui sert également de carte électorale) et celui ou celle qui n'a pas voté est clairement identifiable par les administrations.

Forces politiques

Régime théocratique. Le système est dyarchique avec deux présidents, un divin, le Guide suprême, et un président élu au suffrage universel. Selon la Constitution, Dieu exerce une souveraineté absolue et préside à l'élaboration des lois.

Guide suprême (Rahbar) Ali Khamenei, au pouvoir depuis 2005. Principal homme fort du régime. Poste permanent, nommé à  vie par une assemblée d'experts élue au suffrage universel direct. Numéro un du régime, il concentre l'essentiel des pouvoirs. Contrôle l'armée, la justice et les médias d'Etat.

Pasdarans, gardiens de la révolution Armée parallèle du régime formée de plus de 100.000 hommes. Garde prétorienne de la République islamique. Le guide suprême Khamenei a la haute main sur eux.

Institution sociale, économique et politique la plus puissante du pays. Ses attributions vont bien au-delà  des aspects militaires. Les milices de volontaires Basidjis ("volontaires ismlamiques") qui sont sous son commandement vont probablement être transformées en forces permanentes.

Les pasdaran contrôlent un tiers de l'économie et bénéficient des privatisations. Ils ont ainsi acquis par la force la majorité des parts dans le groupe national de télécommunications (monopole).

Ils ont amélioré leurs positions de pouvoir en participant à  la répression des mouvements démocratiques contre la fraude électorale.

Al-Qods est la branche extérieure des pasdarans.

Parlement (Majlis). Institution sans réels pouvoirs.

Les khodi désigne le premier cercle de gens liés au régime, militaires, commerçants, miliciens, etc.

Motalefh. Parti conservateur.

Sites

Solidaires international Union syndicale Solidaires. Dossier Iran automne 2012.

Iran en lutte 

SSTI (Solidarité socialiste avec les travailleurs iraniens) www.iran-echo.com