Projet biodiversité  - avec le soutien de la province du Brabant Wallon

Ruralité – Incourt & Alentours (RIAL) asbl

Objectif du projet

Création d’un réseau écologique nord-sud traversant une bonne partie de la commune d’Incourt. Le projet se veut global et se répartit sur quatre tronçons, décrits ci-dessous. Concrètement, il s’agit de renforcer des éléments naturels existants ainsi que d’introduire quelques structures naturelles à des endroits qui en ont besoin et qui s’y prêtent (talus), tout en tenant compte de l’accessibilité des champs. Par endroits, les aménagements serviront aussi à solidifier des talus et à contrer le phénomène de ruissellement des terres. Entre les structures ainsi renforcées/créées, il serait indiqué d’appliquer un fauchage tardif sur une bande de 1 mètre de part et d’autre du chemin.

Remarque technique préalable : si possible, prévoir un paillage de broyat de branches pour protéger tous les petits plants des haies vives + prévoir des tuteurs pour les arbres.

Notons aussi que le projet se prête à une collaboration avec les deux écoles communales.

Tronçon 1 : TRANSINCOURTOISE ROUX-MIROIR – PIETREBAIS

Ce tronçon, récemment aménagé en voie de mobilité lente, marque la transition entre la Hesbaye (Roux-Miroir) et les vallonnements brabançons (Piétrebais). Il y subsiste quelques petites structures naturelles (peu respectées jusqu’à ce jour), qui, par ce projet, seraient restaurées et/ou consolidées, tout en y ajoutant quelques nouvelles structures de façon à former un maillage plus dense. On obtient ainsi 8 zones d’intervention. Pour leur localisation, voir images aériennes en annexe.

Zone 1 :

a) Entre la sortie du village et l’ensemble d’arbres existants (+/- 15 m), sur le talus à gauche, plantation d’une haie vive composée de plusieurs arbustes buissonnants aux fruits comestibles et ponctuée de deux érables sycomore.

Le talus en question, à gauche

Essences et nombre :

Densité de 5 arbustes par mètre en double rang (30 cm entre les rangs, 50 cm entre plant d’un même rang, organisés en quinconce).

b) Au-delà de l’ensemble d’arbres existants (+/- 15 m), continuation de la haie vive composée de plusieurs arbustes buissonnants aux fruits comestibles

L’ensemble d’arbres existants

Essences et nombre :

Densité de 5 arbustes par mètre en double rang (30 cm entre les rangs, 50 cm entre plant d’un même rang, organisés en quinconce).

Ainsi naîtra une transition douce entre l’auréole villageoise avec ses espaces jardinés et les champs ouverts.

Zone 2 :

A hauteur d’un noyer existant.

a) Solidifier le nouveau talus par le biais d’une haie de saules buissonnants.

Concrètement : bouturage de saules buissonnants qui peuvent pousser dans un sol non humide en permanence.

Variétés :

Densité de 3 à 4 boutures par m².

Sur la droite : le noyer existant. Il se situe sur un talus en surplomb, aujourd’hui élargi.

Sur la gauche au fond, l’arbre situé en zone 3, précédé par un talus aujourd’hui dénudé (cf. infra zone 3).

b) La haie sera ponctuée par 2 tilleuls à petites feuilles (tilia cordata de minimum 2 mètres de haut), à planter à 12 mètres de part et d’autre du noyer préexistant.

En plus de solidifier le talus et de créer un élément naturel en milieu ouvert, cet aménagement renforcera les lignes paysagères.

Zone 3 :

Planter une haie vive de charmes précédant l’arbre solitaire près du panneau d’explication paysagère.

Essences et nombre

Charme (Carpinus betulus). Un seul rang avec une densité de 3 plants/m sur une longueur de 30 mètres.

Cet aménagement contribuera à renforcer un élément naturel existant en milieu ouvert.

Zone 4 (gué) :

a) Afin de solidifier le talus à droite et éviter le ruissellement depuis les champs à gauche, aménager une fascine vivante de chaque côté du chemin.

b) Un bouleau ponctuera cette haie, pour souligner le tracé légèrement courbé de la Transincourtoise, un bouleau verruqueux ponctuera la fascine du côté droit (1 betula pendula de min 2 m de haut).

Zone 5 (aire de croisement) :

Aux deux extrémités de l’aire, planter deux îlots de buissons pouvant être fournis gratuitement dans le cadre de l’Opération Mille Feuilles (plus d’infos : http://www.culturalite.be/millefeuilles).

Zone 6 :

Sur le talus à droite (+/- 40 mètres de long), compléter la haie vive entre les chênes existants et replanter un chêne sessile en remplacement du beau chêne abattu il y a quelques années.

Esscences et nombre :

Ci-dessus :

vue de l’ensemble, en venant de Roux-Miroir.

Ci contre :

Vue rétrospective de l’ensemble (côté gauche), avec, un peu avant le premier arbre le tronc du beau chêne coupé et à remplacer.

Ci contre : le même ensemble avant les coupes inconsidérées, qui montrent bien la nécessité d’une restauration de cet élément du maillage écologique.

Zone 7 (gué) :

Afin de solidifier le talus à droite et éviter le ruissellement depuis les champs à gauche, aménager une fascine vivante de chaque côté du chemin.

Zone 8 :

Compléter la rangée de chênes pour former un alignement continu, tout en préservant le massif buissonneux existant. Cet ensemble marquera la fin du plateau côté nord.

Essence et nombre

Début de l’ensemble, en venant de Roux-Miroir.

Vue rétrospective du premier arbre, qui a d’ailleurs figuré en couverture du calendrier de l’asbl Culturalité (2012).

Ensemble de buissons. De part et d’autre de cet ensemble, le talus offre suffisamment d’espace, tant en longueur qu’en largeur, pour une rangée de chênes sessiles.

Le début de l’ensemble, en venant de Piétrebais cette fois-ci. Rangée de chênes à compléter en direction de Roux-Miroir jusqu’au grand chêne au fond.

Tronçon 2 : ROUX-MIROIR, PROLONGEMENT DE LA RUE DU CHAMP DES SEPT BONNIERS

Solidifier le talus qui s’effondre à l’aide d’une fascine vivante (bouturage de saules buissonnants qui peuvent pousser dans un sol non humide en permanence – technique :  http://environnement.wallonie.be/publi/de/guide_techniques_vegetales.pdf, p. 16).

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Essence et nombre :

Densité de 3 à 4 boutures par m².

 

La fascine sera ponctuée de 5 aulnes (alnus glutinosa) plantées en deux groupes. L’aulne contribue également à solidifier le talus.

Tronçon 3 :  TRANSINCOURTOISE ROUX-MIROIR – INCOURT

 

Dans cette zone très dénudée (une véritable coupure écologique au cœur du territoire communal), marquée de surcroît par la disparition récente d’un bois de près d’un hectare et demi, planter, sur le talus entre la voirie et le fossé, 12 d’aulnes (alnus glutinosa) à des endroits ne dérangeant pas l’accès aux champs.

En plus de rétablir – timidement – le réseau écologique sur ce plateau, cette intervention minimaliste permettra de créer une sorte de jonction avec la haie vive ponctuée de trois arbres plantée en novembre 2016 par RIAL, avec le soutien de la Province du Brabant Wallon et le dans le cadre du précédent projet de biodiversité.

Tronçon 4 : FUTURE LIAISON LENTE AU CŒUR D’OPRREBAIS

Un projet de liaison lente est en cours d’élaboration derrière l’école d’Opprebais afin de relier celle-ci à la rue Axiale.

Dans le cadre du projet biodiversité, RIAL aimerait conserver au mieux le verger existant en y plantant quelques arbres et l’enrichir d’arbustes mellifères destinés à favoriser la biodiversité dans les prairies d’intérieur de village ainsi que de quelques arbres fruitiers.

La plantation d’une haie d’arbustes mellifères et de quelques arbres fruitiers serait donc envisagée ainsi que quelques arbres de verger à placer en fonction des projets d’aménagements qui seront décidés

PROJET BIODIVERSITÉ 2017 – RIAL ASBL