Chronologies

1940-1949

1950-1959

1960-1969

1970-1979

1980-1989

1990- 1999

2000

Guerre Cinghalais - Tamouls Alors que l'armée gouvernementale essuie une série de revers face aux Tigres tamouls, un nouveau processus de négociations se met en place sous la médiation d'émissaires norvégiens.

2001

Chandrika Kumaratunga tente une nouvelle fois de faire passer son projet de réforme constitutionnelle, mais elle se heurte à l'obstruction de l'opposition (nécessité d'une majorité des deux tiers au Parlement).

En décembre, l'opposition (UNP) sort victorieuse du scrutin et son leader, Ranil Wickremasinghe, qui a fait sa campagne sur le thème de la paix et de la reprise économique, devient Premier ministre.

2002

Guerre civile 

Le 22 février, soutenu par une majorité au Parlement, Ranil Wickremasinghe entame des négociations avec les séparatistes tamouls, qui aboutissent à la signature d'un accord de cessez-le-feu permanent prévoyant l'ouverture de négociations de paix en septembre en Thaïlande, sous le parrainage de la Norvège.

Les LTTE autorisent le retour de 100.000 musulmans dans les places fortes rebelles du nord et de l'est de la péninsule de Jaffna, d'où ils avaient été chassés.

2003

Guerre civile Le 1er novembre, le processus de paix semble sur le point de reprendre après l'annonce par les LTTE de la fin de leur boycottage des négociations et de la remise de leurs propositions concernant le partage du pouvoir dans l'attente d'un règlement définitif.

La présidente reproche au gouvernement de cohabitation d'avoir fait trop de concessions aux LTTE. Rejet des propositions de paix présentées par les LTTE prévoyant la mise en place dans un cadre fédéral d'une autorité intérimaire d'auto-gouvernement dans le nord-est du Sri Lanka.

2004

En mars, divisions au sein des LTTE (sécession de Karuna, commandant 6.000 combattants dans l'est du pays).

En avril, élections législatives anticipées. La coalition menée par la présidente Kumaratunga, l'Alliance populaire unifiée pour la liberté, reconquiert une majorité relative au Parlement. Mahinda Rajapakse devient Premier ministre. Cependant, le parti présidentiel sort affaibli du scrutin, dans la mesure où il doit largement sa victoire à ses nouveaux alliés du Front de libération du peuple (JVP). Par ailleurs, le processus de paix est compromis, le JVP réclamant une révision totale de l'accord de cessez-le-feu avec les LTTE et rejetant la médiation de la Norvège.

Le 26 décembre, tsunami. Au Sri-Lanka, 30.000 morts et plus d'un demi-million de personnes déplacées et sans abri.

2005 

Le 12 août, assassinat du ministre des Affaires étrangères, Laksman Kadirgamar, proche de la présidente Kumaratunga et adversaire déterminé des LTTE. Ces derniers, soupçonnés d'être impliqués dans cet assassinat, accusent le gouvernement d'aider la fraction sécessionniste du colonel Karuna.

Le 17 novembre, élection à la présidence de la République de Mahinda Rajapaksa, allié à des partis refusant toute concession  aux LTTE.

2006 

Bombardement par les forces aériennes sri lankaises de positions rebelles sur la côte nord, en représailles à un attentat qui leur est attribué ayant tué 64 civils.

2009 Fin de la guerre civile (1938 - 2009)

Le 2 janvier, la guerre civile s’achève par la victoire de l’armée sri-lankaise avec la bataille de Kilinochchi.

350.000 civils Tamouls sont pris au piège sur le territoire des rebelles du LTTE.

Entre 40.000 (selon l’ONU) et 70.000 personnes sont massacrées dans les cinq derniers mois de la guerre, en majorité sous les feux de l'armée.

Le 18 mai, fin de la guerre qui a opposé l'État aux « Tigres de libération de l'Eelam tamoule » (LTTE). L'état-major des LTTE a été décimé dans les deux derniers mois d'une guerre sans merci qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis le début des années 1980. Les troupes gouvernementales ont bombardé des civils et des hôpitaux.

La guerre a fait plus de 100.000 victimes depuis 1983.

2012

Population : 70 % de bouddhistes, 13 % d’hindous, 10 % de musulmans, 7 % de chrétiens (tamouls et cinghalais).

La minorité tamoule est au nord du pays.

2015 

En janvier, nouveau président Maithripala Sirisena. Malgré des promesses de droit égaux, Colombo sécurise sa présence militaire et poursuit son projet domination bouddhiste.

2016 

Après une vigoureuse campagne de prévention et de dépistage, le Pays est libéré du paludisme.

2018

Campagne de propagande antimusulmane.

2019

Le jour de Pâques, des attaques terroristes djihadiste contre des églises catholiques et des hôtels font 269 morts.

Le 16 novembre, élection d’un membre du clan de la famille Rajapaksa, Gotabaya, à la présidentielle (52 %). De retour à la tête du pays, cette puissante famille ultranationaliste cinghalaise bouddhiste de propriétaires terriens a établi un système clanique avec le soutien du patronat. Sa base électorale est la majorité cinghalaise.

2020

La déforestation réduit l'habitat des éléphants.

Le Sri Lanka est un maillon important pour la Chine dans son projet de “nouvelle route de la soie”. Elle y construit deux ports.

Le 8 juin, répression policière dans le centre de Colombo lors d’une manifestation organisée par le Frontline Socialist Party (FSP) devant l’ambassade étatsunienne pour protester contre l’assassinat de George Floyd. 

Le 5 août, élections générales.

Vikramabahu Karunaratne, dit « Bahu », secrétaire général du NSSP (l’une des deux organisations sri-lankaises associées à la IVe Internationale), est candidat du Parti national uni (UNP) dans la circonscription de Kalutara. L’UNP est un parti bourgeois de droite  traditionnellement au pouvoir au Sri Lanka.