Pourquoi les hommes persistent-ils à laisser la lunette des toilettes relevée ?

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les toilettes étaient reléguée dans de petits cabanons situés à l’arrière des maisons Quand une femme se rendait aux toilettes, il n’était pas rare qu’elle demande aux autres femmes de la famille de rester à proximité pour garantir sa sécurité. Les hommes, en revanche, s’y rendaient seuls et se défendaient si nécessaire. Ils n’ urinait jamais dans ces toilettes fermées, préférant se soulager en plein air, dans un buisson ou contre un arbre, une habitude héritée de leurs ancêtres. C’est pour cette raison que vous verrez rarement un homme uriner au beau milieu d’un champ, il le fera toujours contre quelque chose, un mur ou un arbre. Comme les autres animaux, il marque aussi de cette manière son territoire. L’invention des WC à chasse d’eau, à la fin du XIXe siècle, a permis d’intégrer les toilettes dans la maison et les bâtiments publics. Ce qui n’empêche pas les femmes de continuer à s’y rendre en groupe. Vous n’entendrez jamais un homme dire : « Hé ! Fred, je vais aux toilettes, tu m’accompagnes... ? »

Aujourd’hui, les toilettes publiques sont toujours divisées en deux parties séparées : celle des hommes avec urinoirs muraux et celle des femmes, dotées de WC. Les femmes s’assoient toujours, alors que les hommes ne s’assoit que dans 10 à 20 % des cas. Les foyers modernes sont en principe conçus et construits pour satisfaire également les besoins des deux sexes, mais les hommes sont avantagés en ce que les appartements ou les maisons ne sont généralement pas équipés d’urinoirs. Ils se retrouvent donc devant un siège de WC dont ils doivent relever la linotte pour éviter de l’ éclabousser. Quand ils oublient de la rabattre, ils ont presque toujours droit à des remarques. Cette situation les exaspère. Et pourquoi, répliquent-ils, les femmes ne relèveraient pas pour eux, cette fichue lunette ?

Dans certains pays, il est presque devenu obligatoire pour les hommes d’uriner assis dans les toilettes publiques parce que c’est « politiquement correct » !

En Suède, il y a quelques années, un groupe féministe exigea que l’on supprime les urinoirs au motif que les hommes qui urinaient debout arboraient « leur masculinité triomphante » et donc rabaissent les femmes. Cette suggestion n’a pas reçu le soutien escompté. Dans certains espaces de bureaux, toutefois, on a aujourd’hui tendance à ; supprimer les urinoirs au profit de box individuels unisexes. Il ne s’agit d’ailleurs en l’occurrence pas tant de satisfaire une revendication d’égalité que d’économiser l’espace. Une société hollandaise a annoncé en 2000 le lancement sur le marché du premier « urinoir féminin ». Mais on ne peut dire que la demande ait vraiment suivi.

Un de nos lecteurs nous a écrit pour nous expliquer comment lui et son âme soeur avaient résolu le problème :

« Les femmes devraient comprendre qu’il n’est pas si simple de viser avec un pénis. Malgré tous ses efforts, un homme qui visera soigneusement la cuvette court toujours le risque d’asperger le rouleau de papier toilette, sa jambe gauche ou sa chaussure. Je vous le dis, on ne peut pas faire confiance à « frère Jacques ».

Après vingt-huit ans de mariage, ma femme a décidé de réagir : je ne suis plus autorisé à uriner debout, je dois le faire assis. Elle m’a convaincu que le prix à payer était modique. Et m’a menacé des pires représailles si, allant aux toilettes la nuit, elle s’asseyait machinalement sur une lunette humide ou tombait dans la cuvette parce que j’avais oublié de la rabaisser. »

Il y a aussi, comme l’explique ce lecteur, le problème de l’érection matinale qui complique encore le problème et explique certaines traînées jaunâtres sur le mur. Même assis, insiste-t-il, l’homme est confronté à un problème mécanique majeur que seuls ses pareils comprennent.

Notre lecteur a donc adopté une position originale, qu’il appelle « Superman en vol », laquelle lui garantit que pas une goutte d’urine ne sera projetée en dehors des WC.

« Les femmes doivent comprendre l’injustice de certains reproches qu’elles adressent aux hommes. Rien de plus légitime que leur souci de propreté et d’hygiène des toilettes, mais on ne maîtrise pas toujours la manœuvre à 100 %. Est-ce notre faute si Mère Nature n’a pas songé à ce détail ? »

En fait, les hommes ne s’inquiètent guère de la position «le la lunette mais ils peuvent se rebiffer pour peu qu’une femme exige qu’elle soit rabattue au lieu de leur demander poliment de le faire, ou de l’abaisser elle-même.

Solution

Demander à un homme de s’asseoir pour uriner règle en général définitivement le problème. Si votre compagnon refuse, faites-lui remarquer doucement mais fermement que chaque jour, dans le monde musulman, des centaines de milliers d’hommes s’assoient pour uriner sans que leur virilité en soit le moins du monde lésée. Selon la légende, le Prophète n’a uriné debout qu’une seule fois, un jour où il se trouvait dans un jardin où il lui était impossible de s’asseoir. Si cet argument ne suffit pas, imposez tout bonnement de nouvelles règles du jeu. Dorénavant, la propreté des toilettes sera du ressort de votre compagnon, lequel n’aura qu’à passer la serpillière chaque matin pour nettoyer toutes les taches d’urine. Cette menace devrait lui faire envisager le problème sous un jour plus favorable...

Si vous avez les moyens, la solution idéale consiste à acheter une maison équipée de deux WC, un pour monsieur et un pour madame, ou de faire construire des toilettes supplémentaires. De cette façon, chacun de vous pourra jouir du niveau d’hygiène qu’il jugera acceptable sans être stressé par l’autre.