(esquisse en cours de rédaction)

Le NooMuseum, dans les récifs

Un projet musée virtuel immersif en 3D temps réel hypermédia de Yann Minh

Programme d’échange France Québec, CALQ et Institut Français

En collaboration avec La Gaité Lyrique, Le Cube, Oboro et la SAT

Résidence de septembre 2013 à décembre 2013

NooCarnet deVoyage à montréal.

J'ai obtenu une bourse de recherche de trois mois à Montréal pour développer le NøøMuseum dans les Récifs, en collaboration avec la Satosphère de Montréal.

La bourse est de 5000 euros pour trois mois de séjour la bas, le billet d'avion et le logement pris en charge par les partenaires de la bourse à Montréal.

C'est une opportunité qui va me permettre d'enrichir le NøøMuseum, et qui sait, peut-être de développer une version 360° qui pourrait être projetée à la Satosphère. (Dome)

http://sat.qc.ca/

Historique du projet.

Le 13/12/2012 j’ai vu passer sur le site web du Cube d'Issy les Moulineaux http://www.lecube.com/fr/le-cube-accueillera-en-2013-des-artistes-quebecois-en-art-numerique_2037 l'annonce  de cette bourse pour une résidence de création en art numérique au Québec.

http://www.institutfrancais.com/fr/france-qu%C3%A9bec-arts-num%C3%A9riques

http://www.lecube.com/fr/le-cube-accueillera-en-2013-des-artistes-quebecois-en-art-numerique_2037

J'ai été séduit par cette proposition de résidence, car le dossier était à envoyer en version numérique, ce qui permet d’éviter la corvée de fabrication de dossiers papier habituelle. La date limite de remise des dossiers avait été prolongée du 19 au 31 décembre, ce qui pouvait aussi induire qu'ils n'avaient pas reçu de candidatures satisfaisantes. J’ai donc aussitôt rédigé un dossier autour du noomuseum que j'ai envoyé le 29 décembre 2012.

qc.ca/

Le brouillon textuel de ce NøøCarnet de voyage est ici :

https://docs.google.com/document/d/1MzREPVGXkroBfMQ67Wg54C5BpvD37drLak5p_22A-Ag/pub

La page officielle est ici :

http://noocarnettiste.com/

Le dossier artistique que j’ai envoyé est visible ici : http://www.noomuseum.net/france-quebec-artsnumeriques/DossArtistique-YannMinh-france.quebec.artsnumeriques.pdf

ainsi que le dossier “projet” :

http://www.noomuseum.net/france-quebec-artsnumeriques/Projet-YannMinh-france.quebec.artsnumeriques.pdf

Je serai hébergé dans une maison magnifique, le studio Cormier.

3460 rue saint-Urbain à Montréal

http://www.calq.gouv.qc.ca/artistes/studios/cormier.htm

qui n’est pas très loin a pied de la SAT 1201 bd st Laurent.

http://sat.

NOOCHRONIQUE

Préparation administrative du départ.

Ce séjour commence par de la gestion administrative forcément un peu rébarbatives qu’on occulte le plus souvent, mais qui me paraissent néanmoins intéressantes à raconter.

LE CERTIFICAT D’ASSURANCE IMPOSSIBLE.

Je ne suis pas encore parti que suis confronté à un imbroglio administratif emblématique des dérives générées par l'évolution de notre modernitéé, qui d'un côté, en favorisant la gestion de la complexité par les interactions en réseau informatiques, à tendance, par effet de miroir mémétique à simplifier les personnes, pour les transformer en robots inflexibles.

L’institut Français me demande de fournir une attestation de mon assureur précisant explicitement je suis bien couvert pour 90 jours à montréal de septembre à décembre, par mon assurance civile, et par une assurance de rapatriement.

Normalement ça devrait être simple à obtenir ce type de certificat.

Et bien non.

Mon assureur c'est aussi ma banque, la BNP. Avec qui pourtant depuis 30 ans, j'ai toujours eut d'excellents rapports et qui m'a toujours aidé de façon avisée et efficace… grâce en particulier à ma banquière, qui aime bien les artistes, même désargentés.

Mais, cette fois ci, impossible de faire comprendre à mes interlocuteurs ma requête, je suis confronté, via le département d’assurance de la BNP, à une robotisation massive des êtres humains.

Systématiquement ils me proposent un certificat comme quoi je suis bien assuré à l’année, mais sans préciser explicitement que je suis bien couvert par mon assurance civile et pour un éventuel rapatriement pendant ma période de séjour de 90 jours au canada.

Sceptique au départ, ma banquière a bien du se rendre à l’évidence elle aussi qu’il y avait un dysfonctionnement, car elle a fait l’expérience désagréable devant moi d’être promenée d'interlocuteurs en interlocuteurs, qui, soit ne comprenaient pas la demande, soit renvoyaient à un autre correspondant tout aussi incapable de prendre la décision et responsabilité de rédiger cette attestation personnalisée. C’était presque un sketch humoristique. Ces Noo-pérégrinations de services en services finalement l’ont ramenée au premier interlocuteur.

Idem pour le service Premier Visa, qui est lui aussi enfermé dans un gouffre d’inflexibilité cybernétique.

Pour le rapatriement, ma carte visa premier est censée me couvrir. En appelant le service Visa Premier avec ma banquière, la personne au téléphone nous a expliqué qu’il suffisait d’aller sur le site de Visa Premier pour obtenir cette attestation.  https://visa-premier-assurances.cwisas.com/

Hélas, lorsque je m’y suis connecté  ,  le formulaire obtenu ne correspond pas non plus à ce qui est attendu par l’Institut Français, car nul part il n’est précisé dans leur modèle de formulaire fourni en ligne que mon rapatriement est pris en charge.

.L’’inflexibilité , le manque de versatilité et d’adaptativité des robots et des humains robotisés fait que je suis pris dans une boucle perverse…

Moi qui milite pour dédiaboliser les progrès techniques actuelles, dont je veux croire que l’évolution favorise l’émergeance d’une société plus tolérante et diversifiée grâce à une gestion de la diversité plus performante car informatisée, je me retrouve victime du processus de simplification pervers des systèmes et des humains qui les serve.

Finalement, conseillé par l’Institut Français,  j’ai pris une seconde assurance habitation à la Maif qui me coutera 250 euros, mais qui m’enverra aussitôt ces certificats d’assurance personnalisés par mail.

LE PASSEPORT BIOMÉTRIQUE.

LA VALISE

LA WII ET LE NOOMUSEUM

Luxe et misère du NøøNaute

Une chose étrange dans ma vie de nøønaute, qui semble être une constante récurrente chez la plupart des artistes,  c’est d’être en permanence à la limite de l’exclusion sociale par misère économique, tout en cotoyant quotidiennement les sphères du luxe et de l’argent. Ainsi, alors que je n’ai de ma vie jamais été dans une situation plus dramatique économiquement,  je viens de terminer de réaliser un carnet de voyage pour l’association européenne des villes thermales, qui m’a offerte un week-end quatre étoile, dans les hotels bains, et casinos d’Enghien, et la, je vais partir résider trois mois dans une superbe maison oeuvre d’art à montréal.

C’est comme s’il y avait une sorte de malédiction, ou punition induite, qui me faisait payer par la précarité économique, les extases de mes explorations nøønautiques sensuelles.