Promenade dans la ville des aristocrates et du thé à Uji, Kyoto

Le samedi 13 décembre nous sommes sortis à la ville d’Uji dans le cadre du cours de l’Institut français de Kyoto. Tous les membres du cours s’y sont réunis. « Qui se ressemble, s’assemble ! ». Nous sommes curieux et aimons approfondir nos connaissances. Donc, il n’y a jamais de temps silencieux . Et notre prof est le plus curieux !!  Que c’est joyeux !!

La ville de Uji se situe au sud de celle de Kyoto. Elle est le plus connue pour son monument historique qui n’existe pas ailleurs au Japon. C’est le‘’ Hôôdô‘’. Ce pavillon est familier à tous car c’est le motif des pièces de dix yens. Il est représenté côté face.

Le Byôdô-in est un temple complexe qui n’appartient à aucune des écoles bouddhistes actuelles. Parmi ses différents bâtiments, le hôôdô est le plus connu. A la suite d’une grande rénovation, ce pavillon est rouvert au grand public depuis avril 2014. Depuis, de nombreux visiteurs s’y rendent tous les jours. On peut entrer dans le Byôdoin, mais il faut avoir un ticket numéroté. Quelle chance ! Nous avons pu obtenir les tickets pour entrer à partir de 10 heures du matin. C’était convenable pour nous. En attendant, nous avons visité le musée se trouvant à côté du Byôdô-in. On a appris son histoire et vu des objets importants. En particulier, il y avait des statues en bois de servants d’Amida, le Bouddha de la Lumière éternelle qui est le principal Bouddha de ce temple, très impressionnantes. Les servants portent chacun un instrument de musique différent. Nous avons beaucoup discuté à leur sujet. Amusant ! Vous ne voulez pas une fois écouter ce qu’ils interprètent ? Cela devrait être doux !

Enfin, nous sommes entrés à l’intérieur du Hôôdô, le pavillon du phœnix. Ce pavillon a été construit en 1052. A Kyoto, il y a beaucoup de monuments historiques, mais la plupart ne sont plus dans leur état d’origine. Cependant, le Hôôdô est encore dans sa version originale ! Il est tellement beau ! Dans le pavillon, le grand Amida assis est là. On croit qu’il habite dans l’au-delà, dans le royaume de la terre pure et qu’il vient chercher sur la terre les gens morts. Disons que la Terre pure est magnifique et sans peine ni souffrance. Fujiwara no Yorimichi, fondateur de ce pavillon était un aristocrate et souhaitait aller dans ce monde merveilleux après sa mort. L’Amida est grand et très tranquille et il nous protège avec un gentil regard profond.

Après la visite de Byôdô-in, en se baladant et bavardant, on est allé déjeuner. Là voilà, une surprise ! C’était le lendemain de l’anniversaire de notre prof !! On l’a félicité en lui offrant une chanson « Joyeux anniversaire ». Cela nous fera un bon souvenir. A la suite, on a expérimenté une partie de la fabrication de thé Macha ‘. C’est-à-dire qu’ on a broyé des feuilles de thé à la meule ! Le goût de thé diffère selon la façon de broyer , a dit la monitrice. Nous étions donc sérieux afin de pouvoir apprécier le résultat après ce travail ! C’était assez minutieux. Enfin, le temps de la dégustation est arrivé. Chacun a ensuite mélangé la poudre de thé Macha avec un fouet en bambou, un chasen. Moi, je ne suis pas arrivé à le faire bien ( Même si je suis vraiment un amateur de thé…tant pis !)  . D’autre part, il y avait un professeur du cérémonie de thé dans notre groupe. Elle a très bien fait la préparation ! Bien évidemment ! En japonais, « Sasuga ! ».

Ensuite, on a visité le sanctuaire shinto, « Ujigami Jinja ». Il est connu pour son bâtiment le plus ancien comme bâtiment shinto. On dit qu’il a été construit dans la seconde partie de l’époque Heian, où la culture aristocratique s’était beaucoup épanouie.

La dernière destination de cette sortie était le musée du Dit du Genji, la grande œuvre littéraire de l’époque Heian. On s’est beaucoup rassasié du monde des aristocrates de ce temps !

A la fin, on a passé un excellent moment dans un café très réputé, le « Nakamura Tôkichi ». On a pu s’y régaler de divers gâteaux et entremets à base de thé d’Uji. Nous y avons beaucoup causé en se régalant . Quel bonheur !  

P.S.

Autrefois, notre prof est passé dans une publicité télévisée sur la ligne ferroviaire de Keihan. Qu’est ce que c’est amusant ! La scène était sur le pont d’Uji, où nous sommes passés nous aussi. Dans cette publicité, il s’est fait dire une phrase en français « Est-ce que le mot Uji, dans le thé Uji, vient du nom de la rivière Uji ? ».  C’est drôle ! ¨Personnellement, je voudrais y passer aussi avec « Okeihan », le personnage qui sert pour la publicité de la ligne de train Keihan, parce que je suis toujours fan de Okeihan !