Compte rendu du 7ème Salon FNPLCK  du 20 et 21 Novembre 2015 à Ardes sur couze

Vendredi 20 novembre 10h30 – Réunion commune Syndicat National des Guides de Canoë Kayak et Disciplines Associées / Fédération Nationale Professionnelle des Loueurs Canoë Kayak

Animée par Benjamin Armand président FNPCLK, Philippe Colomy vice-président FNPLCK, Thomas Pascal président SNGPCKDA, Didier Massot secrétaire SNGPCKDA.

Le SNGPCKDA rappelle qu'ils représentent tous les diplômes (BAPAAT, DE, …).

Il est rappelé qu'une première convention entre la FNPCLK et le SNGPCKDA avait été signée en 2011 mais qui n'a pas donné lieu à des actions concrètes. Cette convention s'appuyait sur les constats suivants :

- des sites de pratiques, des clients, des savoir-faire proches 

- des problématiques communes (accès aux sites, réglementation, matériel, environnement, navigation, diplômes, ouvrages…) 

- une nécessité de structurer le secteur d’activité, de « peser » à l’égard des tiers 

- une nécessité de mutualiser nos moyens   

L'accidentologie du SNGPCKDA a permis de montrer qu'il n'y avait aucun accident lié à la tête. Il leur apparaît donc que la législation qui voudrait imposer les casques ne permettrait pas de mieux protéger les usagers. L'accidentologie est globalement vu comme un élément permettant de discuter avec les autorités sur des bases factuelles.

Le service assurances est un vecteur important de l'adhésion au SNGPCKDA. Sur 400 adhérents du SNGPCKDA, il n'y en a qu'une dizaine qui n'utilisent pas ce service.

Les adhérents SNGPCKDA ont plusieurs types de statut (salarié, indépendant, chef d'entreprise, …) ce qui est pris en compte dans les problématiques d'assurance.

Le syndicat réceptionne les déclarations d'accident avant envoi à l'assureur. Avant qu'ils ne mettent ce système en place, le syndicat n'arrivaient pas à récupérer l'information de manière fiable et donc à évaluer le volume des sinistres et leur gravité. Cela a permis de discuter réellement avec les assureurs et de choisir celui qui est le plus adapté.

Le SNGPCKDA s'appuie sur le secrétariat du Merlet ce qui permet de répondre de manière très réactive et de faire suivre les sinistres dans des délais très court. Les petits accidents sont signalés même si ils ne sont pas déclarés à la compagnie d'assurance mais l'information est tracée.

Le SNGPCKDA s'appuie sur un contrat d'assurance groupe, alors que coté loueur ce sont des contrats individuels. Le SNGPCKDA pense que le contrat groupe est un indispensable.

Leur besoin récent est de pouvoir avoir une assurance qui couvre d'autres activités type vélo ou randonnée (actuellement ils doivent prendre une autre assurance). Ils changent d'assureur afin de pouvoir couvrir ce type de risque pour aller chez ALLIANZ.

La FNPLCK indique avoir eu une démarche similaire et a mis en place à sa création une assurance chez GENERALI avec M. Cazenave. Ce dernier a vendu et le remplaçant ne s'investit pas dans le projet. Le sujet est donc en cours de réflexion.

Les échelles de niveau à plusieurs couleurs (navigation ouverte à tous, uniquement aux adultes sachant bien nager, avec encadrement, avec encadrement renforcée et matériel spécifique, interdite) est le système qui semble le plus adapté aux loueurs. En l'absence de prise en charge par les pouvoirs publics, la FNPLCK propose que les loueurs en partenariat avec les moniteurs mettent en place leur propre échelle par exemple sur leur base, ou à un endroit stratégique. Ces échelles doivent être vérifiées tous les ans car la rivière bouge en fonction des crues, etc.

Il est rappelé que l'échelle doit être prise comme un des critères dans la décision de louer, mais qu'elle doit être combiné avec une vérification de l'état de la rivière.

Lorsqu'on met en place des échelles avant les pouvoirs publics ceux ci s'appuient généralement dessus quand ils équipent un bassin. Sur le Verdon, un loueur témoigne qu'ils n'ont pas réussi à s'entendre entre professionnels et que les pouvoirs publics ont pris le sujet et ils ont eu des fermetures injustifiées qui n'auraient peut être pas eu lieu s'ils avaient réussi à gérer eux-même.

Les informations détenues par EDF sur les débits ne sont pas transmises car ce sont des informations qui permettent à leurs concurrents de connaître des informations stratégiques. Certains réussissent néanmoins à avoir une information en temps réel mais pas les prévisions. Le même loueur pense que le débit est plus fiable que les échelles de niveau et qu'une action concertée des loueurs d'un bassin avec EDF permettrait dans certains cas d'avoir plus d'information. Le débit présente également l'avantage d'être consultable à distance ce qui n'est pas le cas des échelles. Les débits de Vigicrue ne sont fiables qu'en cas de crue car ils ne sont pas très fin.

Lorsque l'accès au débit est possible, elle est meilleure mais l''échelle peut être utilisée en complément. Suivant où elles sont positionnées, les échelles ont également l'avantage d'être visible de tous y compris de loueurs moins avertis.

La question est également posée de mettre des échelles sans couleur indiquant uniquement le niveau, à chacun de juger ensuite à quel niveau on loue.

Le SNGPCKDA souligne que seul un partenariat bien construit entre loueurs et enseignant permettrait, tout en valorisant un savoir-faire, de trouver par site les outils de mesure adaptés.

Actuellement il n'existe aucune formation pour les professionnels du canoë, une formation de un ou deux jours organisée par la FNPLCK permettrait de rappeler la réglementation, les règles d'usages de la rivière, les règles de sécurité, …

Cette formation pourrait être d'autant plus utile que un nombre important de locations de canoë seront cédées dans les prochaines années et que le public de repreneur sera probablement moins averti que la première génération de loueurs.

Non abordé en séance.

Le SNGPCKDA est en réflexion sur les formations de son métier et est en attente des besoins qui peuvent être remontés par la FNPLCK afin de diplômer des personnes qui correspondent au marché. Ils proposent de faire un travail spécifique sur ce sujet.

Les loueurs remontent un besoin en eau plate où l'attente n'est pas tant le coté sportif que quelqu'un de pédagogique, ayant un bon contact avec les enfants, voire parlant une langue étrangère, beaucoup plus que le coté technique.

Un point d'attention est signalé sur les BAPAAT option canoë kayak qui ont reçue une formation très légère en kayak et ne sont pas tous aptes à encadrer en eau vive.

Les loueurs signalent que des prestations sont perdues à cause du coût de l'encadrement et du manque de ressources. Concernant le coût, la problématique est structurelle, la législation imposée aux groupes de mineurs et les coûts minimaux des encadrants compte tenu de leurs charges ne sont pas compatibles avec les moyens des structures clientes (qui s'appuient souvent sur une partie de financement public qui se sont réduits ces dernières années).

Non abordé en séance.

A noter qu'une liste est disponible sur le site du SNGPCKDA : Syndicat national des guides professionnels du canoë-kayak 

Vendredi 20 novembre 14h30 – Etude de Jean-Michel Darolles

Il a été lancée une mission intermistérielle sur l''impact de l'activité sur l'environnement, visant à terme à légiférer en mettant des quotas par exemple.

Il a été décidé d'y répondre par une étude sur la mesure de l'impact réel du CK sur l'environnement et en évaluant également quel est son apport. La dernière étude sur le CK datait de 1994.

Basée sur :

Synthèse des principaux éléments :

On est passé entre 1994 et 2015 de 645 structures de loisirs à 1215 soit une progression d'environ 40%, notamment due à la création de très petites entreprises sous le statut d'auto entrepreneurs (entre 2006 à 2014).

Les 1215 entretprises de loisirs se répartissent de la manière suivante :

Entre 1994 et 2014, on constate l'émergeance de nouvelles activités telle que la randonnée aquative et le stand up paddle. En location, le CK est très largement dominant alors qu'en activité encadrée, c'est le raft qui domine suivi de la randonnée aquatique.

Chaque structure a un parcours principal et deux ou trois parcours secondaires et il existe environ 400 rivières fréquentées par des pratiquants de CK.

Les structures ont plus d'activités complémentaires qu' en 2014 Environ 38% des loueurs ont une activité secondaire, principalement des autres sports de pleine nature et de la restauration.

En 1994, l'activité était principalement fréquentée par des jeunes, aujourd'hui les moins de 25 ans ne représentent plus que 20%. La motivation a également évolué, à la découverte sportive s'est ajoutée la découverte des patrimoines locaux (chateaux, etc). Le revenu moyen des pratiquants a augmenté, ainsi que la pratique féminine et familiale.

Les profils sont les suivants :

Le niveau d'expérience des pratiquants est :

La durée moyenne de la sortie est :

Environ 18% d'étranger (dans l'ordre Pays Bas, Belge, GB, Allemagne).

Sources d'insastisfaction dans l'ordre :

Un touriste dépense en moyenne 66€ par personne sur une journée de CK (toute dépense confondue) dont 38% est dépensé directement chez le loueur.

85% des exploitants restent sur le territoire à l'année et environ 60% des salariés.

En 20 ans, il y a eu 89 accidents dont 60% dans des pratiques individuelles, 7% en club, 15% en location, 13% dans les entreprises d'encadrement.

A noter que la mortalité est beaucoup plus faible que dans le ski, l'escalade, la randonnée.

36% des entreprises ont des chartes qualité.

Sur l'aspect environnemental, les impacts ont été déterminés en comparant avec des rivières sans usagers. Il en ressort sur l'étude de 5 sites que 3 sont sans impacts et 2 avec des impacts faibles.

Cependant une étude sur deux ou trois permettrait d'évaluer de manière plus fiable ces aspects environnementaux.

Plus en détail :

Érosion des berges : négligeable

Atteinte à la foret : régression d'espèce le plus souvent banales

Arifaune : déplacement d'espèce , risque limité

Qualité de l'eau : aucune altération

Substrat : contact ponctuel, superficie limitée

Espèces piscicole : peu de sensibilité de la plupart des espèces

La conclusion est qu'il n'y a pas d'impact significatif à l'échelle des vallées.

Vendredi 20 novembre 17h30 Présentation Assurances GAN - Sarlat

Flotte : 15 entreprises sont assurées pour leur bus chez GAN ASSURANCES mais aujourd'hui GAN ne veut plus prendre en charge ce type de contrat. Il recherche un nouveau partenaire pour 2016.

RC professionnelle : tarif en fonction du nombre de bateaux.

Assurance de personnes : à partir du 1er janvier 2016, obligation d'une mutuelle. Pour les CDD inférieurs à 12 mois et autres cas de dispenses, il faut faire signer des dispenses aux salariés.

Les frais minimum pour une entreprise sont de l'ordre de 10 à 12€ par mois pour la protection la plus faible correspondant à 50% du montant total. Le montant total (donc entre 20€ et 24€) sera mentionné sur le salaire à moitié en charge patronale et à moitié en charge du salarié et le montant sera retiré du salaire et versé à l'assurance par l'entreprise.

Les étudiants couverts par les parents sont un cas de dispense.

Une note et un contrat groupe seront proposés par l'assureur.

Vendredi 20 novembre 18h Présentation informatique / internet (thème responsive, sécurisation) – Olivier Tourvieille

plan de l'intervention ici (flash) >>>

Plan de intervention (pdf) >>>

Samedi 21 novembre 10h – AG FNPLCK

Animé par Benjamin Armand Président, Yoann Heurtevent Trésorier, Emmanuel Rodriguez Secrétaire

Informations diverses :

Retour sur les échanges avec le SNGPCKDA :

Aides à la flottabilité pour les enfants de moins de 6 ans :

Les équipements vendus par les fournisseurs classique de CK sont indiqués « Interdits aux enfants de moins de 6 ans » en raison de la dernière version de la norme ISO. Les éléments suivants sont soulevés en séance :

Accessibilité ERP présenté par Sébastien Trouchon :

Toutes les entreprises classées en 5ème catégorie (dont nous faisons partie) ayant des locaux doivent être mises au norme pour les handicapés.

Cela concerne tous les types d'handicap, moteurs mais aussi visuel, sensoriel, …

Cela concerne la mise en conformité des accueils, des parkings, des sanitaires, etc.

La mise au norme peut être de la responsabilité du propriétaire.

Ces mises aux normes sont par exemple avoir un comptoir à hauteur pour les handicapés moteurs, avoir des aires de stationnements handicapés, des tailles de lettres lisibles par des personnes avec des déficiences visuelles, des sanitaires adaptés.

Il existe trois motifs de dérogation :

Cette réglementation vient en complément du Document Unique qui est orienté vers le personnel et non le public.

Point sur le salon :

Samedi 14h30 – Développer vos opportunités commerciales

Par David Paquet du cabinet Alliances, développement touristique dans le loisir, BE kayak,

Intervient dans des grosses structures comme des PME, équipe de 3 personnes.

Accompagnement qui peut se faire sur plusieurs années, chaque année doit amener des améliorations.

La première étape est le diagnostic et la définition de la cible, ensuite être visible et fidéliser, enfin faire des plans d'action.

La stratégie commerciale s'appuie sur trois volets :

Il est souligné qu'il est important d'avoir une communication à l'échelle de la vallée afin de renforcer la visibilité globale.

Un des leviers marketing les plus étudiés est le découpage des cibles afin d'avoir une communication adaptée.

Les questions suivantes sont posées en séance :

Quel volume doit représenter les emailling ? L'intervenant préconise 3 ou 4 mails par an sur nos types de structures, en respectant les cycles propres à la rivière (date d'ouverture par exemple).

Emmanuel RODRIGUEZ

Secrétaire

CHEMIN DU CAIRE 24 200 SARLAT

 fnplck@live.fr 

http://www.fnplck.org/