Forum : UNICEF

Sujet : La lutte contre le travail des enfants

Chair: Hamza Bensouda

Introduction

Récemment, le         17 août 2016, l’Organisation Internationale du Travail, a annoncé que le travail des enfants a quasiment doublé en Jordanie depuis 2007 pointant ainsi du doigt ce pays où les enfants travaillent dans l’agriculture et le commerce 33 heures par semaine. Si la Jordanie est un pays connu pour sa souche pauvre très présente, il n’est pas le seul à connaître le travail des enfants car à grande échelle aussi, d’autres pays se manifestent par celui-ci et en plus grande part parfois.

Le travail des enfants est un fait historique s’inscrivant dès l’Antiquité dans les us et coutumes, et se prolongeant jusqu’à nos jours. Il concernait le travail dans des familles riches et aisées en tant que domestiques, mais maintenant, il se manifeste dans celui dans les industries chimiques, les mines ou les champs variant ainsi le type mais aussi l’intensité du travail. Il constitue ainsi une atteinte aux Droits de l’Enfant et plus particulièrement à la Convention des Droits de l’enfant en 1989 signé par 180 pays qui stipulent que tout enfant a le droit à l’éducation, la santé et la sécurité mais encore plus important : l’enfant a le droit de jouir de son « enfance » qui lui extorqué par le travail. 

 Selon l’UNICEF, un enfant sur six dans le monde travaille, soit environ 215 millions en 2008. De ces 215 millions, l’Observatoire des Inégalités recense 85  millions qui travaillent dans des conditions dangereuses d’hygiène qui peuvent menacer leur santé et leur vie.  L’Organisation Internationale du Travail (OIT) affirme que 60% d’entre eux travaillent dans des conditions qui  ne respectant pas les lois du pays en vigueur. Encore aujourd’hui, ce nombre est élevé malgré une décroissance constatée par l’UNICEF depuis les années 2000. De plus, le travail des enfants est un concept et un fait qui semble concerner les pays les moins développés dits « pauvres » ou ceux en voie de développement qui utilisent une main d’œuvre infantile pour faire croître leur économie. Il apparait donc que le sujet concerne en majeur partie des pays peu développés ou en voie de développement depuis les années 2000 et vise à comprendre les causes mais également la limite de l’apport en solutions.

Définition des termes clefs

Enfant: Le terme vient du latin « infans » qui signifie « qui ne parle pas ». Il désigne ainsi l’individu se situant entre sa naissance et l’âge de sa majorité qui diffèrent selon chaque état. Ainsi, l’enfant possède des droits qui sont reconnus par la Déclaration des Droits de l’Enfant rédigé et voté par les Nations Unis en 1939.

Enfant travailleur: Les Conventions 138 et 182  datées respectivement de 1973 et de 1999 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) définissent les enfants travailleurs  par « tous les enfants de moins de 12 ans ayant une activité économique, quelle qu’elle soit, les enfants de 12 à 14 ans effectuant plus que des travaux légers et tous les enfants subissant les pires formes de travail des enfants – esclavage, recrutement forcé, prostitution, traite, activités illicites contraintes ou activités dangereuses ».

Travail des enfants: Selon l’Organisation Internationale du Travail et l’UNICEF, le concept du « travail des enfants » est un concept concernant toutes les activités qui dépossèdent les enfants de leur enfance, de leur dignité et nuisent à leur santé mentale, physique, leur scolarité et leur développement en conduisant à d’autres formes d’exploitations et de maltraitances.

Aperçu général

Nul n’est vraiment capable de dater le travail des enfants avec exactitude dans le temps, mais il apparait que déjà dans l’Antiquité ceux-ci travaillaient dans les familles aisées ce qui était valable pour la plupart des pays au Monde encore au Moyen Âge. Cependant, à cette époque il prenait la forme du travail agricole comme il est encore présent dans le monde mais se différenciait entre filles et garçons : les filles se contentaient d’activités de petites mains telles que la couture et les tâches ménagères tandis que les garçons s’occupaient du bétail. Cependant, si le temps semble s’être arrêté en Afrique de telle sorte que l’agriculture est encore le secteur où les enfants travaillent le plus, en Europe les révolutions industrielles ont donné lieu au travail dans les usines. Ce n’est qu’à partir de 1810 que s’opèrent les premiers changements majeurs européens du fait de penseurs et de politiques qui ont permis la limitation du temps et du type de travail de l’enfance. Il faudra attendre 1989 pour que cela s’étend au pays du monde grâce à la Convention des droits des enfants créée et ratifiée par plus de 180 Etats Membres.

 Cependant, plus de 25 ans après, on dénombre un travail de l’enfance encore très présent à la hauteur de 215 millions. L’intérêt d’un tel débat dans les Nations Unis vient du fait que cette organisation est celle rassemblant le plus de pays concernés ce qui pourrait permettre la mise en œuvre de résolutions internationales qui obligeraient les entreprises multinationales ayant recours au travail des enfants à respecter ces règles sans pouvoir trouver d’échappatoire dans d’autres pays. Rappelons ici que les lois diffèrent d’un pays à un autre avec une insuffisance de lois réglementant le travail des enfants ce qui constitue un pays propice  pour les entreprises qui emploient en masse cette main d’œuvre infantile. La mise en place de loi internationale viendrait obliger le pays à respecter certaines normes et lois qui contreraient ce système.

Etendue géographique

Le travail des enfants est une cause et une conséquence du besoin de la famille de subvenir à ses besoins. L’exploitation infantile est ainsi localisée un peu partout dans le monde (comme le montre la carte ci-dessous). Il est un phénomène mondial qui s’étend à tous les continents : en Asie du Sud-est ainsi que dans le Pacifique, les enfants travaillent pour éponger les dettes de leur famille dans des usines de textiles et les filles alimentent les réseaux de prostitution ; en Afrique, les enfants sont vendus en contrepartie du bétail ou de denrées pour être exploités dans les mines ou les plantations et au mieux en tant que domestiques ; en Amérique, ils sont victimes de prostitution dans le tourisme de la prostitution et dans le milieu de la drogue ; en Europe, ils servent de main d’œuvre ou tout simplement deviennent une part de la société de prostitution en Europe de l’est.

L’OIT dénombrait ainsi l’ensemble des enfants occupées économiquement, le travail des enfants et du travail dangereux en fonction de leur sexe, le groupe d’âge mais aussi la région, en remarquant d’ailleurs que l’Afrique subsaharienne dénombre une part de 62% du total d’enfants qui travaillent ce qui revient à 3 enfants sur 5.  La carte ci-dessous, vient confirmer que l’Afrique subsaharienne est bien sujette au travail des enfants mais montre également d’autres pays en Asie-Pacifique et en Amérique Latine qui n’en souffre pas moins.

Types de travail de l’enfant

Le travail de l’enfant se divise en plusieurs sous-catégories élaborées par l’UNICEF. On y distingue trois sous-genres. Il y a le travail des enfants  avant l’âge minimum légal, les pires formes de travail et le travail dangereux.

La priorité est mise sur la résolution des pires formes de travail par l’OIT ainsi que l’ONU telles que les formes d’esclavage et le travail forcé obligatoire, l’utilisation de l’enfant dans la prostitution (essentiellement chez les filles) ou dans la sphère pornographique, l’utilisation de l’enfant dans le trafic de stupéfiants ou dans d’autres activités illicites tel que le vol et enfin, les travaux qui nuisent à la santé comme l’utilisation de produits chimiques dangereux.

Le travail dangereux constitue aussi un axe principal dans la lutte contre le travail des enfants. L’ONU à travers l’article 3 de la convention n°189 de l’OIT, le définit clairement comme « Le travail qui met en danger le développement physique, mental ou bien-être moral de l'enfant, soit par sa nature ou par les conditions dans lesquelles il est effectué ». Par conséquent, le travail dangereux et les pires formes de travail restent les principaux centres dans cette lutte alors que le travail avant l’âge minimum légal requis vient s’instaurer dans ces formes de travail et est donc géré en même temps.

Les causes du travail des enfants

La pauvreté

Au centre des causes du travail des enfants, la pauvreté reste le symptôme le plus répandu. Cette dernière constatation est validée par le fait que les pays dénombrant un travail de l’enfant majeur, restent les pays les moins avancés. Ainsi, cette pauvreté pousse les enfants dans l’Asie, par exemple, au travail pour combler les dettes de leurs parents ou, comme en Afrique, à subvenir aux besoins d’une famille nombreuse. En conséquence, cette pauvreté se transmet de générations en générations puisque l’éducation et la scolarité de l’enfant sont mises de côté au profit du travail et limite ainsi leur espérance sociale de dépasser cette précarité.

 Le BIT, Bureau International du Travail, affirme que réduire cette pauvreté viendrait à générer « sept fois plus d’avantages économiques » que le coût liés aux investissements pour la mise en place d’infrastructures sociales éducatives ce qui montre l’importance de ce symptôme dans la lutte contre le travail de l’enfance.

L’analphabétisation et l’accès à l’éducation

Il ne suffirait pas de limiter la pauvreté pour permettre l’effacement du travail de l’enfant, il y a un changement moral qui doit être effectué sur les coutumes et les trains de vie des ménages.

La deuxième cause du travail des enfants est aussi le fait, pour les ménages, de favoriser le travail à l’éducation du fait du peu de débouchés ou d’avenir qu’octroie certaines écoles et plus souvent, du manque de prévention.  Les familles sont plus enclines à laisser leurs enfants avoir recours au travail direct que celui à la sortie de l’école si ce dernier n’apporte pas d’opportunités d’un travail décent. De même, les familles ne sont pas assez informées sur les avantages qu’offrent la scolarité et le danger du travail des enfants.  On peut ajouter à cela les us et coutumes qui, au niveau des filles, régissent leur vie en tant que travailleuses dans leur propre maison ou comme femmes de ménage dans d’autres maisons constituant ainsi un travail de l’enfance féminine.

Autre raison, le coût de l’entrée dans une école est souvent bien supérieur aux revenus de la famille surtout quand celle-ci est formé de plus de 2 enfants. On peut ajouter à cela l’accès à l’école elle-même mise en difficulté par le manque d’infrastructures, de routes et de moyens de transport et surtout de la distance parfois trop longue entre l’école et l’habitat. Selon l’UNESCO, 121 millions d’enfants et d’adolescents sont privés de leur droit à l’éducation. 

La crise économique et la mondialisation

Ces deux facteurs témoignent également d’une cause du travail des enfants plus indirecte et insidieusee. En effet, les estimations de l’OIT s’accordaient à démontrer que le travail des enfants a diminué ostensiblement de 10% dans la tranche d’âge de 5 à 14 ans entre les années 2004 et 2008 cependant, la crise de 2008 considérée comme aussi grave que celle après la Seconde Guerre Mondiale, semble avoir fait souffrir la politique de lutte contre le travail des enfants. Dans des pays comme la Colombie, le Tongo, l’Indonésie et le Pakistan, il a même augmenté.

 De plus, l’installation des différents industries de produits telles que le textile dans des pays où la main d’œuvre est très basse, a contribué à l’accroissement de cette main d’œuvre infantile. Dans ce registre, l’UNICEF a déclaré que « la ruée mondiale vers la compétitivité aspire les enfants dans le monde du travail au nom de la liberté du marché à n'importe quel prix ». Cette incidence très forte sur le travail des enfants a été mise au jour par le premier bruit médiatique de la photo d’un pakistanais travaillant pour une industrie de chaussures montrant la dramatisation de la situation mais aussi le voile posée sur ses pratiques économiques.

On pourrait ajouter également, dans le cas du travail sexuel des enfants, que les gouvernements eux-mêmes ferment les yeux sur la situation du fait des problèmes économiques de la nation, comme dans le cas du tourisme du sexe : ils privilégient le tourisme à la décence d’une vie et à un avenir.  Il apparaît ainsi que les firmes multinationales et transnationales ont un rôle important dans la lutte contre le travail des enfants de même que l’ont les gouvernements.

L’âge de majorité

Si le travail des enfants se développe aussi bien dans certains pays, et plus précisément dans les pays moins avancés, c’est aussi du fait de la politique du pays en matière d’âge de majorité. En effet, la question qui reste ambigüe est bien celle de savoir quand est-ce que l’on cesse d’être un enfant et les pays fixent alors un âge de majorité légale différents. Ainsi, le travail des enfants est répréhensible et condamnables au Maroc : la majorité légale pour travailler est fixée à 16 ans mais dans certains pays elle est acquise à 15 ans comme en Iran et 16 ans au Yémen. Ainsi, cette variété d’âge légal de travail dépendant des pays nourrit le travail des enfants de même qu’elle nourrit l’activité économique qui est alors légale même si elle contribue à la déscolarisation et l’analphabétisme.

De nombreux droits bafoués

De nombreux droits sont bafoués dans le concept du travail des enfants. L’article 27 de la Déclaration des Droits de l’Enfant stipule que « Les États parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel ».

Droit à la liberté, à la sécurité et à la santé

De même, le droit à la liberté n’est pas respecté dans l’indépendance des choix que l’enfant doit être en mesure d’avoir. Le droit à la sécurité est aussi revendiqué car dans le travail, le danger peut amener à la mort ou à la souffrance physique menant à l’épuisement ou la stérilité dans certains cas. Ainsi, dans la déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social proclamée le 11 décembre 1969 il est dit que les Etats doivent « Protéger les droits et assurer le bien-être des enfants » et dans la Déclaration des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1959, il est dit que l’Etat « doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère d’affection et de sécurité morale et matérielle ».

  Il est dit par rapport au droit à la santé dans cette charte que : «Reconnaissant le droit de l'enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation, les États parties s'efforcent de garantir qu'aucun enfant ne soit privé du droit d'avoir accès à ces services».

Droit au soutien familial

Pareillement  pour ce qui concerne le droit au soutien familial et à la sécurité familiale qui est énoncé dans la même Déclaration des Droits de l’Enfant stipulant : «que l'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension....».

Droit à l’éducation

Enfin, chaque enfant doit pouvoir recevoir une éducation scolaire, peu importe son pays, ou sa classe sociale. Selon la Déclaration des droits de l’Enfant proclamée le 20 novembre 1959 : « L’enfant a le droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires. Il doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d’égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société. » De même dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 16 décembre 1966, il est énoncé que « Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à l’éducation »

Pays et organisations concernées

 

Pays les plus touchés

Inde

C’est un pays qui doit lutter constamment contre le travail des enfants car on y dénombrerait 60 millions d’enfants qui travaillent et serait le pays qui aurait la plus grande main d’œuvre enfantine du Monde.  Ils y travaillent sans droits, ne sont payés avec un salaire à très faible rémunération et sont victimes de toutes sortes de violences. Même si la loi du 10 octobre 2006 promulguait défend le travail des enfants de moins de 14 ans, des ménages ne les ayant pas enregistrés à l’état civil et ne leur donnant pas de cartes d’identité continuent à pousser leurs enfants au travail.

Thaïlande

Ce pays se caractérise par un travail des enfants à des fins sexuels et s’inscrit dans le pays du tourisme du sexe infantile pour les filles. Selon le Bureau International du Travail, le travail des enfants représente «  50 à 60 pour cent du budget annuel du gouvernement. » et serait plus rentable que le trafic de drogue. Les lois interdisent ce type de travail mais il est forcé de constater qu’il reste un fait très répandu dans le pays.

Afghanistan

Très concerné également par ce travail de l’enfance et pointé du doigt par Human Rights Watch, on estime que 30 % des enfants de 5 à 14 ans sont contraints au travail pour subvenir aux besoins de la famille selon l’UNICEF. Ils travaillent en tant que « vendeurs dans les rues, porteurs d’eau ». On y voit un autre problème celui des us et coutumes qui mènent à ce travail, l’UNICEF déplore : « Les pratiques et modes de pensées traditionnels les soumettent à des conditions de vie particulièrement difficiles. »

Argentine

Dans ce pays, l’influence de l’économie joue un rôle plus qu’essentiel dans le processus de travail de l’enfance. En effet, il a été récemment montrée que l’un des grandes compagnies de télécommunication espagnole nommée Telefónica Argentina est considérée comme celle ayant « la plus grande part de responsabilité lorsqu'il s'agit du travail des enfants ». Selon l’UNICEF, « 500 000 enfants de moins de 14 ans » travaillent dans ce pays.

Organisations et pays luttant contre le travail des enfants

Organisation Internationale du travail

C’est une organisation de l’ONU fondée en 1919 qui réunit des représentants des différents gouvernements, employeurs et travailleurs de 187 pays dans le but de mettre en place des normes internationales régissant le travail et visant à l’encourager dans un cadre décent pour les femmes et hommes dans le monde.

Les pays de l’OCDE

C’est l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques. Elle a été créé en 1948 suite à la Guerre et comprend des pays tels que la France, les Etats-Unis, l’Allemagne qui demeurent des exemples en matière des droits de l’enfance et qui sont souvent au centre des débats dans le travail de l’enfant pour donner différentes solutions à partir de leur propre histoire.

ECPAT

L’ECPAT (End child prostitution, child pornography and trafficking of children for sexual purposes) est une association non-gouvernementale et internationale qui a pour but de mettre fin à la prostitution infantile, la pornographie infantile et le trafic d’enfants à des fins d’exploitation sexuelle. Elle travaille avec l’UNICEF dans le but d’arrêter nettement le travail des enfants sexuellement dans le monde.

Développements récents

Dénonciation à travers l’art

L’art a aussi vocation de défendre les grandes causes et de dénoncer les maux de la société. Dans ce contexte, un long métrage d’animation « Iqbal », sorti le 24 août 2016,  illustre aujourd’hui le travail des enfants au Pakistan mais est devenu également  le symbole de ce travail en terme général.  Il relate l’histoire vraie d’un enfant qui a contribué à la libération de plus de 3 000 enfants esclaves.

Des observations inquiétantes

La lutte contre le travail de l’enfance a connu aussi des échecs : la Bolivie, pays avec des difficultés, a autorisé le travail des enfants dès 10 ans depuis le 6 août 2014 et d’autres pays sembleraient pouvoir suivre cette voie. De même, dans certains pays le problème a pris de l’ampleur comme en Jordanie où le nombre d’enfant au travail a doublé (dépassant 69 000)  depuis 2007. Cependant, on remarque notamment selon l’OIT une diminution : le travail des enfants chez les filles a diminué de 40% depuis 2000, alors que chez les garçons la diminution est de 25%.

Des accords prometteurs

Le travail de l’enfance est une caractéristique des pays les moins avancés et dans ce cadre-là, conscient de leurs défauts et de l’importance de protéger l’enfance, le Ghana et la Côte d’Ivoire, ont signé le 13 septembre 2016, un accord sur le travail des enfants dans la cacaoculture relevant des pires formes du travail de l’enfance déclarant que si les deux pays représentent 60% de la production mondiale de cacao, ils dénoncent « le fait que ceux qui se livrent à la traite des enfants, profitent de la vulnérabilité sociale et économique des familles et des enfants dans le but de les exploiter en ayant recours à la force, à l'enlèvement, à la fraude ou à la tromperie ». Il semblerait que ces accords soient un début d'inspiration pour d’autres pays qui pourront mettre en place d’autre spécifiques à leur problème.

Solutions possibles

Il est évident que dans le problème du travail infantile, la part qu’occupent les différentes causes joue un rôle important sur les solutions que l’on peut proposer. Ainsi, la première solution serait de diminuer la pauvreté lorsqu’elle est beaucoup trop forte dans certains pays. Il faudrait ainsi penser à rappeler la formation de nouvelles organisations qui portent des solutions à la pauvreté telle qu’OXFAM le fait aujourd’hui. C’est une organisation regroupant 18 autres qui œuvrent dans plus de 90 pays afin de limiter la pauvreté dans certaines régions du globe très touchée. Si elle reste très controversée pour les statistiques qu’elle émet, elle demeure encore une des rares organisations pour la limitation de la pauvreté qui agit. Il faut, ainsi, borner les problèmes de pauvreté pour arriver à un début de droits et de respect de ceux-ci. Dans des pays moins avancés tels que le sont le Bangladesh, le Népal, le Yémen, l’Ethiopie la Guinée et le Tchad, il faut d’abord viser cet axe.

Dans un deuxième temps, seul l’éducation peut ouvrir une voie intéressante pour les familles pauvres. Le marché dicte une loi claire : celle de l’offre et de la demande. Or, justement, l’offre n’est pas assez présente dans ces pays : il faudrait donc penser à un accord entre les pays pour financer et mettre plus d’argent dans l’éducation et dans les écoles car seules celles-ci peuvent contribuer de manière significative à la diminution du travail des enfants par absence d’autre choix. Cependant, se limiter à une seule loi serait bien peu efficace car si l’offre augmente il faut que les pays sachent donner valeur à l’éducation et c’est donc à travers des politiques de sensibilisation que cela peut se faire. N’oublions pas, non plus, le coût de l’éducation qui s’il est trop élevé devient insubmersible pour les familles.

Enfin, la solution peut se trouver dans la réforme de l’économie et du droit sur certains articles mais même si cela ne dépend parfois que des pays, on pourrait espérer des accords sur la légitimité d’une entreprise dans une région et donc demander au pays de mettre des lois et un contrôle clair sur le travail afin qu’aucun enfant ne puisse y participer.

Bibliographie et Sitographie

Site officiel de l’UNICEF qui rédige un rapport « Fiche d’information sur la protection des enfants » à l’adresse http://www.unicef.org/french/protection/files/Le_travail_des_enfants.pdf

Un article détaillé sur le cas de l’Afghanistan qui peut être pris comme exemple pour d’autres pays sur le site officiel de l’UNICEF, à l’adresse

https://www.unicef.fr/article/afghanistan-pauvrete-travail-et-violence-font-le-quotidien-des-enfants

L’Observatoire des Inégalités article sous le nom de « Le travail des enfants dans le monde » à l’adresse http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1565

Les rapports de l’humanium sur le travail des enfants qui permettent de préciser les conditions du travail des enfants pour chaque pays donné à l’adresse http://www.humanium.org/fr/travail-des-enfants/

L’Organisation Internationale du Travail qui met également en ligne des rapports renouvelés et actualisés (site officiel à l’adresse http://www.ilo.org )  tel que celui de 2015 à l’adresse http://www.ilo.org/ipec/Informationresources/WCMS_372640/lang--fr/index.htm  où l’on peut trouver d’autres rapport plus anciens où de plus précis sur les impacts économiques

http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/publication/wcms_245201.pdf mais aussi des statistiqueshttp://www.ilo.org/public/french/comp/child/download/pdf/statistiques.pdf

Le rapport daté de 2010/2011 mais toujours d’actualité qui donne des idées sur le processus du travail des enfants effectué par l’Université d’Auvergne

http://ethique.perso.sfr.fr/La_lutte_contre_le_travail_des_enfants_-_Malavaux_Jean-Guillaume_1.pdf 

Le site de l’ECPAT donne plusieurs informations sur les abus relatif au travail sexuel des enfants http://www.ecpat.org/ 

Le dossier économique et social sur l’éducation dans les pays pauvres de l’IMF de 2005 https://www.imf.org/external/pubs/ft/issues/issues33/fra/issue33f.pdf 

Mais également des articles de presse du site 20 minutes sur des solutions proposées ou des grandes drames mettant en lumière ce travail des enfants

http://www.20minutes.fr/high-tech/1504451-20141219-conditions-travail-chine-apple-accuse-tenir-promesses, http://www.20minutes.fr/societe/diaporama-1910-photo-693722-provoc-benetton et sur la politique mise en œuvre

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/08/05/en-inde-double-discours-sur-le-travail-des-enfants_4978849_3244.html,  http://lematin.ma/journal/2016/le-travail-des-enfants%C2%A0-des-chiffres-alarmants/251853.html .

Un dernier rapport sur le cas de l’Amérique Latine rédigé en espagnol

http://www.taringa.net/posts/info/2395524/Trabajo-infantil-esclavitud-del-siglo-21.html