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Approche du jeune adulte et de l’adulte dans son contexte.

Professeur : M. Lambotte

Thématique

Mieux communiquer avec la PNL : un outil au service des étudiants et de ceux qui les accompagnent.

                                                                        Nathalie PONSART

Année académique 2016-2017

Table des matières

I) Introduction

II) Qu’est ce que la PNL ?

2.1. Un essai de définition.

2.2. Un peu d’histoire ou les origines de la PNL.

2.3. Les présupposés de la PNL les plus influents parmi ceux qui ont été développés par les fondateurs de la PNL :

        ° qu’est ce qu’un présupposé ?

        ° la carte n’est pas le territoire

        ° chacun vit selon son propre modèle du monde

        ° il n’y a pas d’échec, il n’y a que du feedback

        ° on ne peut pas ne pas communiquer

        ° tout comportement a une intention positive

        ° le corps et le mental s’influencent mutuellement

III) Communiquer avec la PNL

        3.1. La bonne formulation d’objectif(s).

        3.2. Établir le rapport.

        3.3. Communiquer à deux niveaux.

        3.4. Construire consciemment le rapport :

                ° la reformulation

                ° la synchronisation

        3.5. Maintenir le rapport pour guider.

IV) La PNL : un outil au service des étudiants et de ceux qui les accompagnent.

V) Conclusion

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I) Introduction

« On peut toujours apprendre ce qu’on a décidé d’apprendre. Il suffit de savoir comment s’y prendre et de se donner le temps nécessaire pour le faire. »

Voici les quelques mots avec lesquels Alain Thiry, PNListe et psychologue de formation, introduit son livre « Ca y est j’ai compris ! Méthodes d’études et stratégies d’apprentissage avec la PNL. », ouvrage qu’il dédie, en autres,  à tous les jeunes et moins jeunes désireux d’apprendre, et ce afin qu’ils réalisent que c’est possible.

Formée à la PNL depuis plusieurs années, le choix du sujet pour ce travail m’a paru évident, puisqu’il me permet, au travers de son exposé oral et écrit de transmettre mon goût pour cette approche pragmatique de la communication et du changement.

La PNL invite chacun à développer son autonomie, ses qualités relationnelles, ses compétences, son ouverture à la différence et sa tolérance. C’est dire si elle a toute son importance dans le domaine de l’apprentissage.

Lorsque des étudiants, rencontrant des difficultés scolaires, intègrent des stratégies pour pouvoir apprendre avec efficacité, ils voient ainsi leurs efforts récompensés et se construisent des automatismes mentaux qui soutiennent leur apprentissage.

Quant à l’enseignant, s’il est stratège et novateur, il aura conscience que ce qui se joue avec les élèves dans la salle de classe est relié au système plus large auquel il participe.

Son défi est d’embrasser aussi bien l’hétérogénéité des apprenants que la globalité de chaque individu.

Dans un environnement en plein changement, les outils de la PNL peuvent permettre, aux étudiants et aux enseignants, de vivre et de travailler plus sereinement.

II) Qu’est ce que la PNL (programmation neurolinguistique) ?

2.1. Un essai de définition

La PNL est une démarche pragmatique dans le domaine de la psychologie appliquée. Elle cherche à modéliser les savoir- faire et les savoir- être des gens brillants dans leur domaine et à les retransmettre à ceux qui en ont besoin.

C’est aussi une approche de la communication et une démarche de changement personnel.

Programmation : parce que notre histoire se déroule à partir de nos apprentissages. Nous avons appris à marcher, manger, parler, à réfléchir…Nous nous programmons en mettant en place des façons de penser, de ressentir, que nous employons dans notre vie de tous les jours. La PNL décode les programmes mentaux, conscients et inconscients, pour pouvoir les reproduire, les améliorer ou les modifier.

Neuro : parce que ces programmes ont besoin de la neurologie pour se fixer. La capacité de nous programmer repose sur notre neurologie ( notre système nerveux central et périphérique).

Linguistique : parce que le langage structure et reflète la façon dont nous pensons. Nous utilisons deux types de langage : verbal et non-verbal.

« …Quand nous avons mis au point l’expression « Programmation neuro-Linguistique » beaucoup nous ont dit : « ça fait un peu contrôle du cerveau ». J’ai répondu : « oui, bien sûr » Si vous ne commencez pas à contrôler et à utiliser votre cerveau, vous laisserez le hasard décider pour vous… »

 Bandler « un cerveau pour changer » Inter Editions.

                

La PNL doit être comprise comme une modélisation de « savoir-faire » efficaces. Elle est une approche pratique, constructive et fonctionnelle de la communication et du changement. Elle s’intéresse au « comment » plutôt qu’au « pourquoi ».

2.2. Un peu d’histoire ou les origines de la PNL :

Dans les années 1970 aux USA, les fondateurs, Richard Bandler (né en 1950), étudiant en mathématiques, et John Grinder (né en 1939) professeur de linguistique, se trouvèrent un intérêt commun pour le langage et pour les processus que celui-ci recouvre. Ils ont ainsi découvert le moyen d’obtenir des résultats extraordinaires dans la communication.

Ils ont donc commencé par étudier et analyser la communication de trois grands thérapeutes, un psychiatre allemand Fritz Perls, une thérapeute familiale Virginia Satir et le psychiatre, hypnothérapeute Milton H. Erickson.

Force a été de constater que malgré la grande différence de personnalité des trois sujets d’étude,  ceux-ci jouissaient de facultés formidables en terme de communication.

Richard Bandler et John Grinder décidèrent alors de modéliser cette excellence.

Il s’agissait de comprendre « comment » ces thérapeutes remarquables communiquaient, pour ensuite en faire un modèle qui puisse ensuite être utilisé par d’autres. Ce n’était pas la théorie qui les intéressait, mais  les modèles de thérapie réussie, modèle qui puisse ensuite être appliqués et enseignés.

A partir de ces modèles, la PNL s’est développée dans deux directions complémentaires : d’une part en tant que processus de découverte de modèles d’excellence dans n’importe quel domaine ; d’autre part, en tant que mode de pensée et de communication efficace.

2.3.  Les présupposés de la PNL  les plus influents parmi ceux qui ont été développés par les fondateurs de la PNL.

° Qu’est-ce qu’un présupposé ?

Lorsqu’on présuppose quelque chose, cela signifie qu’on l’accepte sans preuve dans le contexte actuel.

Quand un « PNListe » parle des présupposés de la PNL, il se réfère aux « croyances » que Grinder et Bandler (fondateurs de la PNL) préconisent d’adopter dans toute approche relationnelle.

Ce qui est à considérer comme le plus important est que ces présupposés sont utiles, efficaces pour permettre d’atteindre les objectifs que l’on se fixe.

° La carte n’est pas le territoire (Korzybski)

Le plan d’une ville n’est pas la ville elle-même, avec ses rues, ses places et ses habitants.

L’expérience que nous avons du monde n’est pas le monde lui-même. En tant qu’êtres humains, nous ne pouvons jamais connaître la réalité. Nous faisons l’expérience du monde qui nous entoure et réagissons principalement au travers de nos systèmes de représentation sensoriels.

La « carte » est notre esprit ou notre perception, et le territoire est la réalité. Le monde physique existe indépendamment de l’expérience que nous en avons.

Nombreux sont ceux qui pensent que leur carte interne est une représentation vraie de la réalité alors que ce n’est qu’une interprétation.

On peut ainsi dire que ce n’est généralement pas la réalité qui nous limite ou nous élève, mais plutôt notre carte de la réalité.

° Chacun vit selon son propre modèle du monde.

Nous avons tendance à penser que les autres sont comme nous mais, d’après le présupposé « la carte n’est pas le territoire », on peut dire que chacun d’entre nous a un modèle unique, interne, du monde. Ce qui explique l’infinie variété des comportements et des pensées.

Plusieurs personnes peuvent lire le même livre, chacune en aura une expérience différente.

Nous avons tendance à penser que notre version est la bonne, or chaque carte est aussi valable que les autres.

7,4 milliards d’individus, 7,4 milliards de cartes du monde ?

Chaque individu est unique et chaque individu a sa représentation d’ensemble lui permettant de se représenter la « réalité ».

° Il n’y a pas d’échec, il n’y a que du feedback

Ce présupposé est extrêmement libérateur, parce qu’une fois que vous l’avez acquis, vous pouvez essayer toutes sortes de choses sans crainte. Plus vous avez d’échecs, plus vous apprenez.

Quand on perçoit l’erreur comme une chance, la perspective que l’on a de l’échec change. A partir de ce présupposé, les erreurs sont la base qui permet de trouver des solutions. Nous obtenons un feedback qui nous informe de faire différemment la prochaine fois.

° On ne peut pas ne pas communiquer

Quand on parle, on communique, mais quand on ne parle pas, on communique aussi. Tous nos comportements sont une forme de communication.  Même le silence a un sens.

Chacun de nos gestes agit sur les personnes autour de nous. Des recherches ont démontré que plus de 70% de la communication est non verbale, nous notons inconsciemment les  nuances subtiles de position, de gestuelle et d’expression dans nos interactions avec les autres.

Puisqu’il est impossible de ne pas communiquer, autant communiquer aussi clairement et précisément que possible.

° Tout comportement a une intention positive.

Cette présupposition se fonde sur une distinction entre un comportement et sa fonction/intention.

Cela vaut également pour les comportements négatifs ou non productifs. Dans ce cas, l’intention positive, appelée bénéfice secondaire est cachée. Le bénéfice secondaire est le bénéfice qu’une personne tire inconsciemment d’un comportement généralement considéré comme déresponsabilisant ou négatif.

Ex : un enfant peut faire le pitre en classe afin d’être accepté par ses camarades, alors que ses professeurs et ses parents trouveront ce comportement très destructeur.

° Le corps et le mental s’influencent mutuellement.

 Le point de vue intellectuel de l’être humain exerce une influence sur son bien être psychique et physique, et son comportement se répercute sur sa pensée.

Par exemple, la nervosité entraîne la transpiration, la peur des maux de ventre et la colère des battements excessifs du coeur.

Autre exemple : vous devez faire une présentation importante, vos muscles sont tendus, votre respiration est oppressée et des émotions surgissent.

La vie, le corps et l’esprit forment donc un seul système dont il n’est pas possible d’en isoler une partie. La modification d’une partie de ce système entraîne la modification de tout le système.

III) Communiquer avec la PNL

Établir et entretenir une communication efficace suppose (en PNL) que nous sachions où nous allons (objectif).

Cet objectif comporte des représentations sensorielles précises de ce que nous verrons, entendrons, sentirons lorsque nous aurons atteint notre objectif.

3.1. La bonne formulation d’objectif(s).

° énoncer l’objectif en termes positifs : Qu’est-ce que je veux ?

Il est important de ne pas formuler négativement. Quand on utilise une formulation négative, on finit par mettre l’accent sur ce que l’on ne veut pas et on obtient le contraire de l’effet désiré.

Si quelqu’un dit « ne pense pas au chocolat », le seul moyen que l’on a de se souvenir de ne pas y penser est d’y penser. Il faut d’abord le garder en mémoire pour ensuite l’annuler ou le supprimer. Cadrer les objectifs de manière positive est une étape cruciale pour y arriver.

° la conquête de l’objectif doit être sous notre contrôle : Est-ce que l’objectif dépend exclusivement de moi ?

S’il est nécessaire que d’autres personnes fassent ou ne fassent pas certaines choses, ce n’est pas un objectif acceptable en termes de PNL. L’objectif doit être énoncé d’une manière qui signifie que l’on peut l’atteindre sans l’aide d’autrui.

° mettre en place une procédure de vérification tangible : Qu’est-ce que je verrai, sentirai, entendrai qui se manifestera quand j’aurai atteint l’objectif ?

La réponse doit être donnée en des termes concrets. Ce degré de spécificité est nécessaire parce que les gens ont souvent des procédures de vérifications abstraites.

° tenir compte du contexte : Avec qui, quand, dans quel contexte, période de temps, où, etc.

C’est important car un objectif qui fonctionne bien dans un contexte peut ne pas convenir dans un autre.

° le prix à payer : Le temps, l’argent, l’énergie que demandera cet objectif en vaut-il la peine ? Quel effort suis-je prêt à faire ?

° vérifier que l’objectif est écologiquement valable : Existe-t-il un avantage quelconque à ne pas atteindre l’objectif ? Quel inconvénient pourrait susciter le fait de poursuivre ou d’atteindre l’objectif ?

° l’objectif de l’objectif : En quoi est-il important ? N’existe-t-il pas un autre moyen d’atteindre les effets de l’objectif ?

° la cohérence par rapport à la direction : En quoi atteindre cet objectif va-t-il dans la direction de l’être humain que je veux devenir ?

3.2. Établir le rapport.

Quel que soit l’objectif de la conversation, établir le rapport est nécessaire, sans lui, il est impossible d’atteindre l’objectif puisqu’en son absence la communication ne passe pas.

Une communication se révèle positive quand l’interlocuteur se sent compris et accepté. Il ne s’agit pas de se trouver mutuellement sympathique, mais davantage de faire en sorte que la confiance et l’aptitude à accepter les différences servent de base à la communication.

En PNL le rapport décrit la communication, le flux qui circule entre deux personnes et plus, le fait d’être en harmonie les uns avec les autres. C’est donc une attitude de respect envers l’interlocuteur, attitude qui sert de base commune de deux univers différents.

Le rapport est la base qui permet :

3.3. Communiquer à deux niveaux.

Les êtres humains établissent le meilleur rapport possible dans leur communication quand les signaux qu’ils envoient sont en harmonie les uns avec les autres. Les propos, le langage, le son de la voix, les mimiques et les gestes doivent être en accord. Si ce n’est pas le cas, le langage du corps et le contenu des mots sont en opposition.

La communication est constituée en grande partie du langage corporel, qui est une communication non verbale. Des spécialistes américains ont démontré que le résultat d’une communication ne dépend que de 7% de ce que les interlocuteurs disent.

Le « comment » est déterminant : il transmet plus d’informations que le contenu pur, les mots et le texte.

3.4. Construire consciemment le rapport.

Dans la vie courante, nous exploitons inconsciemment nos facultés pour établir une communication positive. Nous construisons un rapport de manière intuitive, mimons le comportement de notre interlocuteur et résolvons les conflits.

Quand la communication fonctionne bien, les changements ne sont pas nécessaires et les techniques de communication qui sont employées peuvent être conservées.

Toutefois, il existe des situations dans lesquelles il est utile de construire un rapport de manière consciente et ciblée, notamment lorsque, dans les processus de communication, les techniques employées n’apportent rien (exemple lorsque des problèmes de communication apparaissent nettement).

° la reformulation :

La reformulation n’est pas une technique spécifique à la PNL, mais celle-ci a le mérite de l’avoir intégrée dans un ensemble plus large de méthodes pour établir le contact.

En reformulant, c’est-à-dire en répétant à l’autre sous une autre forme ce qu’il nous a dit, on lui montre qu’on l’écoute et qu’on ne déforme pas ses propos. On lui donne un autre éclairage sur le problème qu’il peut avoir. Il a l’occasion de corriger. On s’assure pour soi-même, que l’on n’a pas déformé le message.

Cette méthode a le mérite de ne pas introduire de parasite dans la communication, néanmoins, quelques précautions d’emploi se révèlent nécessaires :

                ° ne pas utiliser de façon systématique ou mécanique pour éviter d’obtenir des dialogues de « perroquets »

                ° attention de ne pas influencer l’interlocuteur qui peut se trouver fragilisé, parfois, quand il est conduit à s’exprimer plus qu’il n’en a l’habitude.

° la synchronisation :

La synchronisation consiste à refléter vers l’autre sa propre image, à lui envoyer des signaux qu’il peut facilement identifier inconsciemment aux siens et qui sont alors pour lui autant de signes de reconnaissance.

La synchronisation instaure un climat de confiance qui donne envie à notre interlocuteur d’en dire plus, car il se sent écouté et reconnu tel qu’il est. Elle nous permet une écoute plus fine de l’autre.

La synchronisation peut être verbale ou non verbale.

                

La synchronisation verbale :

Il s’agit de reprendre la forme du discours (prédicats et tournure de phrases) et le fond du discours (expression et idées clefs).

La synchronisation non verbale :

                ° se synchroniser en miroir directe : harmoniser sa posture, ses gestes et son rythme respiratoire avec ceux de l’interlocuteur. Il n’est pas nécessaire de copier son interlocuteur geste par geste mais plutôt de lui renvoyer juste un reflet de sa façon de s’exprimer. C’est une façon de lui dire : « nous nous ressemblons d’une certaine façon »

                ° se synchroniser en effet croisé : reproduire un comportement de notre interlocuteur dans un autre registre comportemental.

Bien entendu ces synchronisations sont à éviter si elles sont inconfortables. La synchronisation est un outil, une clé, et ce n’est pas parce qu’on a une clé qu’il faut l’utiliser systématiquement, surtout si la porte est ouverte.

Autrement dit, si l’accord se fait, si l’entente est cordiale, si le comportement le plus naturel et spontané suffit, la synchronisation n’est pas nécessaire.

3.5. Maintenir le rapport pour guider :

Il est nécessaire de vérifier si le rapport est maintenu au cours de l’entretien. On peut se désynchroniser volontairement et observer si l’autre se synchronise. Si le rapport est établi, l’autre se synchronisera automatiquement. A l’inverse, c’est que le rapport doit encore être créé.

Aussi bizarres que puissent nous paraître les comportements de quelqu’un d’autre, ils sont cohérents avec son modèle du monde. Rien ne nous permet d’affirmer que NOTRE modèle du monde est plus juste ou plus vrai.

IV) La PNL : un outil au service des étudiants et de ceux qui les accompagnent.

La PNL est pour une large part, basée sur un principe pédagogique. Elle s’inscrit dans le champ des psychologies développementales. En gros elle vise à nous apprendre à mieux réfléchir et à mieux penser par soi-même, à éclaircir ce qui est important pour nous afin de faire des choix plus conscients.

« Si la didactique recherche l’extériorisation des conceptions, des projets et des prises de décision des élèves et se centre sur les savoirs, la PNL complète et recoupe la démarche didactique en se plaçant à l’intérieur du champ théorique considéré par les didacticiens de la discipline, dans la mesure où elle investit cette dernière avec ses méthodes et ses outils propres. La PNL contribue à l’émergence des variables sujets dans l’apprentissage d’une tâche et d’un contexte. Par là même, le sujet accède à une connaissance de soi et des autres dans et par les savoirs disciplinaires, éléments d’une culture scolaire libératrice et émancipatrice. » CANAL Jean-Luc et al. Les outils de la PNL à l’école. Paris, Les éditions d’organisation, coll. « Les guides du métier d’enseignant. », 1994, p. 70.

Au niveau de la pédagogie et de l'apprentissage, l'enseignant tire avantage à se préoccuper des systèmes de perception et de représentation des élèves en considérant que les uns et les autres n'apprennent pas de la même façon. La PNL représente un moyen efficace pour se mettre au niveau de l'élève, respecter sa façon d'apprendre, lui enseigner comment apprendre et établir un lien harmonieux avec lui. L’enseignant guidé ainsi dans sa pratique, peut aider l'élève dans la construction de son savoir et le développement de sa compétence, ce qui est en lien avec le développement de l'estime de soi.

L'approche de la PNL peut également apporter une contribution intéressante à l'enseignant qui souhaite favoriser le développement de l'autonomie face aux apprentissages. En effet, selon cette approche, l'élève ne s'en remet pas seulement aux instructions de l'enseignant pour s'assurer d'avoir réalisé la totalité de ses apprentissages. Il prend en main ses propres stratégies de travail. Thiry et Lellouche (1995) affirment que les techniques de la Programmation neurolinguistique permettent d'apprendre à l'élève à apprendre et contribuent, par le fait même, au développement de son autonomie.

La révision du concept de l'échec, en s'appuyant sur l'approche de la Programmation neurolinguistique qui mentionne que celui-ci n'existe pas et qu'il est conseillé de le remplacer par celui de feedback, a toute sa place dans une démarche pédagogique.

Lorsque ce résultat n'est pas celui attendu ou est considéré comme indésirable, il s'agit alors d'étudier le résultat obtenu, pour ensuite s'ouvrir sur les possibilités offertes et aller de l'avant. Au lieu de considérer l'échec comme un aboutissement final et de se centrer ainsi sur le passé et les problèmes, les présuppositions de la PNL suggèrent d'aborder le feedback reçu, et non l'échec, de manière positive et de se centrer sur les perspectives de progrès tout en identifiant ses critères personnels de succès. Elle ajoute qu'un feedback représente non pas une fin en soi, mais plutôt un élément qui permet d'apprendre.

Enfin, la PNL permet à l'enseignant de prendre conscience de sa façon toute personnelle de percevoir et de présenter le savoir qu'il enseigne. "Plus conscient de lui-même, il s'apprécie plus justement ». « L'instrument est mieux accordé, en quelque sorte, et la mélodie plus harmonieuse. » Alain Thiry.

V) Conclusion

A quoi sert la programmation neuro linguistique ?

La PNL sert à faciliter nos rapports à nous-mêmes et aux autres en acquérant la possibilité de nous brancher sur la même longueur d’onde, à établir des contacts solides, à être plus observateur qu’avant, à être sensible aux feedback non verbal, à être précis dans la formulation de ses objectifs, à être plus conscients de nos ressources.

Et dans le milieu d’apprentissage ?

En interrogeant régulièrement sa vision, sa mission et les comportements qui s’y réfèrent, l’enseignant est à même de mieux réussir la formation des élèves qui lui sont confiés.

Sortant du rôle dans lequel il est cantonné depuis longtemps comme pédagogue et transmetteur d’un contenu, il devient meilleur communicateur et humaniste.

« La PNL permet, au delà de la dimension opératoire, de ne pas omettre dans l’apprendre, les dimensions affectives, émotionnelles, motivationnelles, sociales et culturelles que comportent les conduites d’apprentissage. Il n’y a donc pas de vérité de la méthode pédagogique efficace pour tous fusse-t-elle « d’éducation cognitive », sans un contexte qui dynamise et donne sens aux conduites personnelles, tel que la PNL le met en valeur avec les concepts de vision et de mission. » CANAL Jean-Luc et al. Les outils de la PNL à l’école. Paris, Les éditions d’organisation, coll. « Les guides du métier d’enseignant. », 1994, p. 161.

«  L’intelligence nait du questionnement » a dit Albert Einstein ; ainsi la relation de la PNL avec le monde de l’enseignement donne les moyens concrets de « penser à l’action pour mieux passer à l’action ».

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Bibliographie 

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