Comité : UNHCR

Problématique : Éducation dans les camps de réfugiés

Présidents : Camille Fourticq, Dimitry Hankins, Clara Fleury, Zachary Seal

“Refugees have skills, ideas, hopes and dreams... They are also tough, resilient and creative, with the energy and drive to shape their own destinies, given the chance.”-Filipo Grandi

    Nous connaissons actuellement des records historiquement élevés de déplacements. 65,3 millions de personnes dans le monde ont été forcées de fuir leur foyer, soit un chiffre sans précédent. On compte parmi elles presque 21,3 millions de réfugiés dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (United Nations High Commissioner for Refugees, UNHCR) est responsable de la protection et du soutien des réfugiés dans le monde entier. Le HCR a été fondé le 14 décembre 1950 par l’assemblée générale des Nations Unies, à New York, afin de venir en aide aux réfugiés à la suite de la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, ce sont près de 43,7 millions de personnes qui fuient leur pays à l’échelle mondiale, dont les deux tiers sont pris en charge par le HCR à des fins de protection. Le HCR vient toutefois en aide non seulement aux réfugiés mais également, à l’échelle mondiale, aux demandeurs d’asile, aux personnes de retour dans leur pays et, pour une part importante de quelque 27 millions, aux personnes déplacées.

Définition des termes clefs :

     L’article 1 de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés définit un réfugié comme une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle, et qui du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de ses opinions politiques craint avec raison d’être persécutée et ne peut se réclamer de la protection de ce pays ou en raison de ladite crainte ne peut y retourner.

La Toupie définit l’éducation comme l’action de développer des connaissances et des valeurs morales, intellectuelles, scientifiques qui sont considérées comme fondamentales et essentielles pour atteindre le niveau de culture souhaité. L'éducation permet de transmettre de génération en génération la culture nécessaire à un individu pour qu’il développe sa personnalité et qu’il s’intègre socialement dans la société.

Aperçu général :

    Quelques 1,75 million d’enfants réfugiés ne vont pas à l’école primaire et 1,95 million d’adolescents réfugiés ne sont pas scolarisés dans l’enseignement secondaire. Les réfugiés sont cinq fois plus susceptibles d’être déscolarisés que la moyenne mondiale.
Seulement 50% des enfants réfugiés ont accès à l’enseignement primaire, par rapport à une moyenne mondiale de plus de 90%.

      Et, quand ces enfants grandissent, l’écart devient un gouffre: seulement 22% des adolescents réfugiés fréquentent l’école secondaire par rapport à une moyenne mondiale de 84%. Au niveau de l’enseignement supérieur, seulement 1% des réfugiés fréquentent l’université, par rapport à une moyenne mondiale de 34%.

     Les réfugiés vivent souvent dans des égions où les gouvernements ont déjà du mal à éduquer leurs propres enfants. Ils sont confrontés à la tâche supplémentaire de trouver des bâtiments scolaires, des enseignants formés et du matériel d’apprentissage pour des dizaines, voire des centaines de milliers de nouveaux arrivants qui, souvent, ne parlent pas la langue d’enseignement et ont manqué trois à quatre années de scolarité. Plus de la moitié des enfants et adolescents réfugiés à travers le monde se trouvent seulement dans sept pays: le Tchad, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, le Liban, le Pakistan et la Turquie.

       Selon le HCR, l’éducation pour les réfugiés est en crise.

     Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré :  « Cela représente une crise pour des millions d’enfants réfugiés. L’éducation des réfugiés est particulièrement négligée, alors que c’est l’une des rares occasions que nous avons pour transformer, construire la prochaine génération et améliorer le sort des dizaines de millions de personnes déracinées dans le monde. » Et il continu son speech en disant que l’éducation permet aux réfugiés de façonner positivement l’avenir de leur pays d’asile ainsi que celui de leur pays d’origine quand ils y seront de retour. Donc, il est essentiel de penser au-delà de la survie de base et permettre un accès à l’éducation pour tous.

Développements récents :

     Depuis peu, les organisations humanitaires s’emploient de plus en plus à doter les écoles de réfugiés avec des outils technologiques comme des tablettes. En effet, malgré leurs coûts plutôt élevés, ces technologiques stimulent leur curiosité et leur intérêt pour l’apprentissage. Une initiative novatrice de la fondation Vodafone appelée Instant Network Schools (INS)  a amené l’enseignement à distance et la connectivité jusqu’au plus grand camp de réfugiés du monde, Dadaab au Kenya. Certaines écoles et certains  centres communautaires ont été équipés d’un «kit numérique» se composant de tablettes, de batteries à énergie solaire, d’un réseau satellite ou mobile ainsi que des séries de programmes et de supports pédagogiques d’enseignement à distance. Les enseignants bénéficient d’une aide informatique et d’une formation permanente. Cette innovation permet de dépasser la barrière de la langue et d'accéder à un nombre d’informations colossale de manière instantanée même dans les régions les plus isolées. Le programme, initialement présent seulement au Kenya a été élargi et est désormais présent dans 31 centres issus de quatre pays : le Kenya, la Tanzanie, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.

Pays les plus concernés :

     Les pays les plus concernés par la “crise” de l’éducation chez les enfants réfugiés sont le Tchad, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, le Liban, le Pakistan, la Turquie, et Soudan du Sud car ils possèdent la majorité des réfugiés mondiaux.

Tchad : Selon le HCR, le taux net de scolarisation total est de 37% pour les enfants réfugiés et il est estimé que parmi les 76 536 enfants déscolarisés, 30 000 sont en âge d’aller à l’école primaire. L’apprentissage et la motivation des enfants sont très affectées par les conditions précaires d’éducation et plus généralement de vie.

République démocratique du Congo :  Les enfants réfugiés n’ont pas accès à l’éducation et sont contraints au travail forcé et sont victimes de violences. Cependant l’HCR tente d’améliorer leur situation en travaillant aux côtés du gouvernement Congolais et désormais les enfants ont la possibilité d’intégrer des écoles de façon régulière.

 

 Ethiopie : L’éducation n’est pas gratuite dans ce pays.  Quand on sait que seulement 13% des enfants (non réfugiés) sont scolarisés on peut imaginer que le taux d’enfants réfugiés scolarisés doit être approximativement proche de zéro.

 Kenya : Ce pays est un exemple de réussite dans la scolarisation des enfants réfugiés. En effet, dans le camp de Kakuma malgré que les écoles primaires du camp comptent 140 élèves par classe, le taux de réussite atteint  96% en fin de cycle. Actuellement le taux de scolarisation est de  76% en primaire.

Liban :  Les réfugiés au Liban sont essentiellements Syriens et malgré le système d’alternance (école pour les enfants libanais le matin et l’après-midi pour les petits réfugiés syriens)  que l’état a mis en place avec l’aide internationale, seulement la moitié des enfants réfugiés sont scolarisés.

Pakistan : La plupart des enfants réfugiés sont afghans et ils ne sont pas reconnu par la loi, ils sont donc invisibles aux yeux de la loi. De plus, comme ils ne parlent pas l’ourdou (langue officielle) ils n’ont pas accès à l’enseignement et finissent dans les rues.

Turquie : Malgré une augmentation d’environ 50% du taux de scolarisation depuis juin 2016,  plus de 40% des enfants syriens réfugiés en Turquie n’ont toujours pas accès à l’éducation.

Soudan du Sud : De nombreux Soudanais sont forcés de quitter leur pays à cause de la guerre civil ou de se réfugier dans dans d’autres région du pays. De plus, les autorités locales empêchent l’ONU et les organisations humanitaires à des zones dans le besoin.

Quelques solutions…

Conclusion :

Avec un taux d’enfants réfugiés n’ayant pas accès à l’éducation qui représente 50% pour ceux en âge d’aller à l’école primaire et un gouffre qui se forme lors du passage au secondaire, il devient important de chercher des solutions innovantes afin d’assurer un accès à la scolarisation pour tous.

Bibliographie:

http://www.unhcr.org/fr/news/press/2016/9/57da466fa/hcr-leducation-refugies-crise.html 

http://www.unhcr.ch/fr/unhcr.html 

http://www.unhcr.org/57bea3bc4 

http://www.unhcr.org/57d9d01d0 

http://www.humanium.org/fr/afrique/republique-du-congo/

http://www.ineesite.org/fr/actualite-des-crises/est-du-tchad

http://info.arte.tv/fr/liban-le-defi-la-scolarisation-des-enfants-refugies

http://fr.euronews.com/2017/01/19/l-ecole-seconde-chance-pour-les-enfants-refugies-du-kenya

http://www.humanium.org/fr/asie-pacifique/pakistan/

http://www.unhcr.org/innovation/labs_post/instant-network-schools/