Evénements

1949 Un tremblement de terre fait 6 000 morts.

1960 - 1969 L'économie, traditionnellement agricole, est transformée par la croissance de l'industrie et la découverte de pétrole.

1972 Coup d'Etat et dictature du général Rodriguez Lara (-  janvier 1976).

“Révolution nationaliste” en utilisant la manne pétrolière.

L’industrie locale est relancée en particulier le secteur public.

Réforme agraire limitée.

Les eaux territoriales sont repoussées à 200 milles marins au détriment des pêcheurs de thon nord-américains.

1973 L’Equateur s’intègre à l’OPEP.

1975 Les syndicats lancent des grèves autour des revendications salariales.

1976 Pressée par les milieux d’affaires qui craignent une dérive à gauche, une partie de l’armée se soulève et destitue le général Rodriguez Lara qui cède la place à une junte composée de généraux des trois corps d’armée.

1979 Départ de la junte militaire et retour d'un gouvernement civil.

Années 1990 Les autochtones du pays – regroupés dans la CONAIE – vont faire brutalement irruption sur la scène sociale et politique.

1993 Code contre la violence envers les femmes.

1994 Loi sur la maternité gratuite.

1996 Création de Pachakutik Nuevo Pais. 

1997 En février, le gouvernement de Abdala Buccaram est renversé.

1998 Assemblée Constituante. Les droits collectifs des peuples autochtones et afro-équatoriens sont intégrés à la Constitution, tout comme ceux des groupes LGBT.

1999 La crise atteint son maximum avec la crise bancaire la saisie de l’épargne de milliers d’Équatoriens, provoquant une vague d’émigration vers l’Europe et les États-Unis, dont un pourcentage important de femmes.

2000 Le pays est emporté par une crise institutionnelle et économique alimentée par le néolibéralisme.

Abandon de la monnaie nationale pour le dollar pour lutter contre l'inflation.

En janvier, le gouvernement de Jamil Mahuad est renversé.

2003 En janvier, gouvernement de Lucio Gutiérrez (- avril 2005)

2005 Loin de s’engager, comme il l’avait promis à ses alliés autochtones dans un programme de réformes structurelles, Gutiérrez s’est rangé brutalement au côté de Washington et s’est lancé dans des politiques si antipopulaires qu’il réussit à coaliser à son encontre un très grand nombre d’opposants qui le forcent à démissionner en catastrophe en avril.

2006 Création du parti Alianza PAIS de Correa.

En décembre, élection à la présidence de Rafel Correa (premier mandat - 2013).

Après des années de politiques néolibérales, le gouvernement Correa est à l’origine d’une véritable relance économique du pays, alimentée par l’entrée massive de devises provenant de la rente pétrolière en hausse. Construction de routes et de grands travaux d’infrastructure (gare autoroutière, aéroport, tramway, métro, etc.).

 

2007 Correa lance un ultimatum écologique à l'ONU : en échange de la non-exploitation des champs pétroliers de Yasuni, donc de la préservation de la forêt amazonienne, il demande aux plus gros consommateurs de pétrole sur la planète 3,6 milliards de dollars pendant une douzaine d’années, soit la moitié de ce que l’exploitation de ce pétrole est supposée apporter.

2008 Les diverses aspirations des organisations de femmes du pays parviennent à se faire entendre au sein de l’Assemblée constituante, notamment au travers de propositions d’ajouts de droits économiques, politiques, sexuels, sociaux, culturels et environnementaux. La Constitution de 2008 permet le renforcement des droits collectifs des femmes, à la notable exception cependant des droits sexuels où l’on assiste à un retour en arrière.

Réélection de Rafael Correa après l'adoption d'une nouvelle Constitution.

 

2010  En juillet, une loi augmente le contrôle de l'État sur la production pétrolière. L'État possédera 100% du pétrole et du gaz extraits.

2011

PIB et croissance : 7,7 %

2012 La justice confirme la condamnation du groupe pétrolier étatsunien Chevron pour pollution de l'Amazonie (19 milliards de dollars).

En février, l'organisation indienne Conai organise une marche sur Quito pour exiger une loi sur les terres et l'arrêt de l'exploitation minière à grande échelle.

PIB et croissance : 4 %

Chômage : 5,1%.

2013 En février, Rafael Correa est réélu président pour un deuxième mandat dès le premier tour (57 %) face à un banquier membre de l'Opus Dei.

Son parti a 100 sièges sur 137 au Parlement.

En octobre, le Parlement approuve l'exploitation pétrolière dans la réserve naturelle de Yasuni, projet contesté par les habitants indigènes de la région et les écologistes.

2014 Traité de libre commerce avec l’Union européenne.

2015 En août, grève générale et grandes manifestations sévèrement réprimées par le gouvernement Correa.

2016 En avril, un tremblement de terre fait 700 morts.

Mesures gouvernementales pour pallier aux effets de la baisse du prix du pétrole : hausse de la TVA de 12 % à 14 %. Retenue d’une journée de salaire pour ceux qui gagnent plus de 1000 dollars par mois.

PIB et croissance Récession

Dette 14% du PIB, 14,6 milliards de dollars.

2017

En février, élection présidentielle et législatives. Après trois mandats consécutifs, Rafael Cortez ne peut être représenter. Lenín Moreno, parrainé par Correra, s’oppose à Guillermo Lasso (droite, ancien président de banque). Deuxième tour au mois d’avril.

Le parti de Correo, Alliance Pays, conserve la majorité à l’Assemblée.

Corruption Le vice-président Jorge Glas écope de six ans de prison pour avoir perçu 13,5 millions de dollars d’Odebrecht (géant brésilien du BTP).

Économie

Population 15 millions d'habitants.

40 % de la population sont des autochtones.

14 communautés indiennes, la plupart ayant leur langue.

Les indigènes vivent majoritairement dans la partie andine du pays (nationalité kichwa).

Descendants d'esclaves africains.

Ressources 

Pétrole (500.000 barils par jour).

Premier exportateur de bananes du monde.

Exportation de café, de chocolat et de crevettes.

Environnement. L'Equateur a accepté d'exploiter le pétrole qui git dans le sous-sol amazonien du parc naturel Yasuni ITT. Les champs pétrolifères ITT représentent 20% des réserves de l'Equateur.