Conseil d'administration du 6 juin 2009
Compte-rendu de la rencontre avec Mgr Benoît RIVIÈRE et Mgr Hervé GASCHIGNARD
Rencontre avec Mgr Benoît RIVIÈRE et Mgr Hervé GASCHIGNARD
Cette rencontre a été demandée par Mgr Benoît RIVIÈRE à la suite de la présentation faire par Mgr Hervé GASCHIGNARD lors de l’Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes début avril. Étaient invités les administrateurs ayant participé aux travaux du conseil d’administration depuis deux ans, ainsi que les responsables des quatre groupes de réflexion créés durant l’été 2008. Ont participé à cette rencontre : Alexandrine Blavet, Anne-Sylvie Astier, Béatrice Bouchez, Brigitte Parnaudeau, Christian Masson, Clotilde Clouet, Édouard Colin, Franck Drouet, Franck Dubois, Guillaume Canat, Gwenaël Lhuissier, Jean-François Massenet, Jean-Gabriel Sans, Jean-Marie Nessi, Marie-Camille Borde, Marie-Paule LeclÈre, Odile Levacher, Richard Dumas, Père Serge-Thomas Bonino, Vincent Daufresne et Xavier Lacombe. À l’exception de Jean-Marie NESSI, les membres de l’ancienne équipe, invités directement par Mgr Benoît RIVIÈRE, n’ont pas souhaité participer à cette rencontre.
1. Introduction de Mgr Benoît RIVIÈRE
Après un tour de table qui a permis à chacun de se présenter rapidement, Mgr Benoît RIVIÈRE indiqué qu’avec Mgr Hervé GASCHIGNARD, ils étaient « heureux que cette rencontre ait lieu », même s’ils avaient souhaité qu’elle se déroule avant l’assemblée générale. Ils se sont situés comme « deux successeurs des apôtres qui recherchent la communion de l’Église » et « dans une large perspective : depuis cent ans, le scoutisme a donné de beaux fruits : c’est un chemin d’éducation irremplaçable pour l’Église ». Il a également rappelé que la plupart des responsables scouts sont des passionnés et qu’il y a eu des crises dans tous les mouvements scouts. Puis Mgr Benoît RIVIÈRE a remercié Mgr Hervé GASCHIGNARD d’avoir « accepté cette mission avec enthousiasme » et le mouvement de l’avoir « accueilli sans réticence ». Il nous a enfin redit combien il avait été blessé par les tentatives d’opposer les évêques de France et Rome à l’occasion de la réflexion sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum.
Puis il a lu un passage de la lettre de Benoît XVI aux associations scoutes françaises
à l’occasion du centenaire[1] :
« Fécondé par l’Évangile, le scoutisme est non seulement un lieu de croissance humaine vraie, mais aussi le lieu d’une proposition chrétienne forte et d’une véritable maturation spirituelle et morale, ainsi qu’un authentique chemin de sainteté ; il sera bon de se rappeler, comme le soulignait le Père Jacques Sevin, sj, fondateur du scoutisme catholique, que « la sainteté n’est d’aucun temps ni d’aucun uniforme particulier ». Le sens des responsabilités qu’éveille la pédagogie scoute conduit à une vie dans la charité et au désir de se mettre au service de son prochain, à l’image du Christ serviteur, prenant appui sur la grâce que le Christ donne, en particulier à travers les sacrements de l’Eucharistie et du Pardon.
Avec toutes les personnes qui, dans votre pays, ont bénéficié d’une structure scoute, que ce soit chez les Scouts et les Guides de France, chez les Scouts et Guides d’Europe, ou encore chez les Scouts et les Guides unitaires de France, je me réjouis que, depuis l’appel lancé en 1997 par mon prédécesseur à plus d’unité dans le scoutisme catholique, des collaborations puissent se réaliser, dans le respect des sensibilités de chaque mouvement, en vue d’une plus grande unité au sein de l’Église. En effet, les cadres du scoutisme se rappelleront qu’ils ont, avant tout, à éveiller et à former la personnalité des jeunes qui leur sont confiés par les familles, éduquant à la rencontre avec le Christ et à la vie en Église. Il est aussi important que se manifeste et que se développe, entre les scouts et entre les différents mouvements, la « fraternité scoute », qui fait partie de son idéal initial et qui constitue, notamment pour les jeunes générations, un témoignage de ce qu’est le Corps du Christ, où, selon l’image de saint Paul, tous sont appelés à remplir une mission, à la place qui est la leur, à se réjouir des progrès des autres et à soutenir leurs frères dans l’épreuve (cf. 1 Co 12,12-26).
Je rends grâce au Seigneur pour tous les fruits que, au long de ce siècle, le scoutisme a portés. »
2. Intervention de Mgr Hervé GASCHIGNARD
Mgr Hervé GASCHIGNARD a ensuite rappelé le double aspect de sa mission : « une mission « d’aide à la pacification, de discernement » en direction du mouvement ; et une mission de « propositions » afin d’éclairer les évêques dans leur souci pastoral ». Il nous a ensuite fait part de ses conclusions[2].
2.1. Pacification et discernement
Mgr Hervé GASCHIGNARD a indiqué que cet aspect de la mission n’a pas abouti. Il a précisé que « les tensions et les vives oppositions se sont réactivées régulièrement ». La recherche de la vérité, avec toutes les nuances qu’elle requière, n’a pas évité les malheureuses accusations de duplicité, les calomnies et les manœuvres souterraines peu conformes à l’esprit scout. Il nous a donc invités à renforcer le climat de dialogue.
Il a ensuite insisté sur la nécessité de poursuivre la réflexion des groupes de travail mis en place, en précisant que leurs résultats sont encore fragiles. Des pistes ont été dessinées sur les points qui lui ont semblé les plus importants : gouvernement du mouvement ; limitation des mandats ; objectifs, moyens et déontologie de la communication ; liens avec l’Union internationale et les autres associations scoutes.
2.2. Propositions pour éclairer les évêques
Mgr Hervé GASCHIGNARD a ensuite développé les points qu’il avait eu l’occasion de présenter aux évêques en avril dernier, en particulier sur trois dimensions :
3. Temps d’échanges
Mgr Benoît RIVIÈRE a lancé les échanges en rappelant la nécessité et l’importance de la confiance et du pardon, avant de préciser : « J’offre toute ma confiance à la nouvelle équipe, comme je l’avais fait avec l’ancienne ». Il a assuré le mouvement de sa sollicitude.
Trois points ont été principalement abordés durant cet échange de vues :
Il a semblé également important de rappeler à chaque colloque des conseillers religieux le rôle et la place des conseillers religieux dans le mouvement.
Christian MASSON expose que certains chefs et administrateurs sont très vivement blessés, par l’exploitation faite par certains, des courriers de Mgr de MONLÉON, de Mgr BRINCARD et de Mgr RIVIÈRE. Ils se sentent victimes d’une grave injustice lorsque l’on fait désigner par ces courriers qui sont les « victimes » et qui sont les « persécuteurs », sans qu’aucun des auteurs de ces lettres ne réagisse. De même, le fait que le Père Philippe CAILL ait participé personnellement à l’assignation en justice de l’association et de treize administrateurs est vécu très douloureusement. Une telle démarche de la part du conseiller religieux national dont l’une des missions est justement de veiller à l’unité du mouvement et qui répétait fréquemment être missionné par les évêques, n’est pas convenable. Christian MASSON demande à Mgr RIVIÈRE d’intervenir auprès du Père Philippe CAILL pour que ce dernier se retire au plus vite de cette procédure judiciaire.
Il a rappelé enfin qu’il avait, comme président, évoqué avec Mgr Benoît RIVIÈRE l’opportunité de clarifier le statut canonique de l’association, et il regretté de n’avoir pas été plus insistant.
Pour conclure, Mgr Hervé GASCHIGNARD a indiqué qu’il espérait avoir « apporté des éléments de discernement à propos du gouvernement de l’association », en précisant que « la manière dont [nous donnons] à voir la vie de l’association doit être une image de l’Évangile ». Et Mgr Benoît RIVIÈRE a souhaité que « la lettre de Benoît XVI soit un peu notre charte, dix ans après celle de Jean-Paul II ».
4. Propositions
Le tableau ci-dessous reprend les différentes propositions de Mgr Hervé GASCHIGNARD, ainsi que quelques propositions d’actions, pour discussion lors de ce conseil d’administration.
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Document présenté lors de la réunion de bureau du 2 juin 2009
Propositions de Mgr Hervé GASCHIGNARD | Actions à mettre en place | Responsables |
|---|---|---|
1. La mission du mouvement dans l’Église |
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Poursuivre la réflexion sur le statut canonique de l’association, ses liens avec l’UIGSE et le Conseil pontifical pour les laïcs | À la suite de la réunion du 14 mars 2009, mettre en place un petit groupe de travail qui analyse ce statut, identifie les difficultés et rencontre le Conseil Enfants / Jeunes et le Conseil pontifical pour les laïcs avec des propositions concrètes | Gwenaël LHUISSIER / Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
2. Les liens avec les Évêques |
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Rassembler les conseillers religieux d’un diocèse autour de l’évêque pour échanger sur les perspectives pastorales | Recommander cette proposition dès le prochain week-end des commissaires de province et de district, et dans un courrier | Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
Partager avec les responsables locaux de l’association ces échanges | Recommander cette proposition dès le prochain week-end des commissaires de province et de district, et dans un courrier | Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
Mettre en œuvre les procédures de nomination des conseillers religieux, telles de définies dans le Protocole | Préciser ces procédures avec le Conseil Enfants / Jeunes, et notamment le terme « autorisation » utilisé dans le Protocole par rapport à la « confirmation » indiquée dans le droit canon | Gwenaël LHUISSIER / Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
Poursuivre la réflexion sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum et les questions de formes liturgiques dans l’association | Gestion des demandes au « cas par cas », comme proposé par les évêques | Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
| Poursuivre la réflexion sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum et les questions de formes liturgiques dans l’association, en lien avec les évêques concernés, le Conseil Enfants / Jeunes… | Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU / Gwenaël LHUISSIER |
Nommer le conseiller religieux des équipes nationales, dans le cadre défini dans le Protocole | (Demande déjà effectuée, conformément à la décision du conseil d’administration du 10 janvier 2009) | Gwenaël LHUISSIER |
| Nécessité de repréciser, au sein du mouvement et avec les évêques, le rôle et la mission du conseiller religieux des équipes nationales, tel que défini par le Protocole et dans les textes de l’UIGSE approuvés par le Saint-Siège | Gwenaël LHUISSIER / Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
Organiser des rencontres régulières entre le bureau de l’association et le Conseil Enfants / Jeunes pour développer des liens réciproques, exposer les difficultés et les projets du mouvement | Proposer des dates de rencontre pour l’année prochaine, sans doute une avec l’ensemble du bureau en début d’année, et deux en comité plus restreint (commissaires généraux, conseiller religieux des équipes nationales, président) au cours des deux autres trimestres | Gwenaël LHUISSIER / Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
| Organiser également la représentation de l’association dans les différentes commissions des mouvements éducatifs et à la commission de l’apostolat des laïcs | Gwenaël LHUISSIER / Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
3. La place et le rôle du conseiller religieux |
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Procéder à une « mise à jour » du vade-mecum du conseiller religieux, en lien avec le Conseil Enfants / Jeunes, concernant sa nomination, sa formation, la distinction dans ses rôles entre fors externe et fors interne, sa place dans l’animation du mouvement | Demander à un petit groupe de travail, constitué de laïcs et de conseillers religieux, de faire une relecture détaillée et précise du vade-mecum, afin d’identifier les points à éclaircir / modifier, et de proposer une nouvelle rédaction. | Père Serge-Thomas BONINO / ? |
| Informer le Conseil Enfants / Jeunes des propositions de modification et obtenir son éclairage | Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
Renforcer dans la mesure du possible l’enracinement paroissial, malgré les difficultés bien concrètes |
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Conseils de Mgr Hervé GASCHIGNARD | Actions à mettre en place | Responsables |
|---|---|---|
1. Gouvernement de l’association |
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Poursuivre la réflexion sur le fonctionnement des divers conseils, les prises de décision et les conditions concrètes du gouvernement de l’association | Préparer une synthèse détaillée et pratique des propositions des groupes « Statuts & Règlement intérieur » et « Gouvernance », et identifier les points qui doivent encore être approfondis, afin de donner des axes de réflexion au groupe pour la poursuite de son travail Objectif : aboutir à des propositions concrètes à présenter et débattre en conseil d’administration en début d’année scoute | Gwenaël LHUISSIER / Pierre de SAINT-CHAMAS / Vincent DAUFRESNE Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
Envisager une sérieuse limitation des mandats (en nombre, en temps et en cumuls successifs) pour l’ensemble des trois conseils et des branches, afin de favoriser le renouvellement des personnes et des réflexions | Idem | Idem |
2. Communication |
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Mettre en place une sérieuse réflexion sur les objectifs, les moyens, et les procédures internes des communications externes avec les autres partenaires (autres mouvements scouts, société civile, Église…) et leurs délais | Poursuivre la réflexion entamée par le groupe « Communication » Objectif : proposer une charte de communication de l'association, à la fois interne et externe, au niveau national et au niveau local, avant fin 2009 | Franck DUBOIS / Béatrice BOUCHEZ / Anne-Laure-TINEL |
Travailler sur les repères déontologiques et la morale de la communication, pour mieux la vivre et la promouvoir dans l’association | Poursuivre la réflexion entamée par le groupe « Communication » Objectif : proposer une charte de communication de l'association, à la fois interne et externe, au niveau national et au niveau local, avant fin 2009 (Ce sujet doit sans doute être traité en priorité par rapport au point ci-dessus) | Franck DUBOIS / Béatrice BOUCHEZ / Anne-Laure-TINEL / Père Serge-Thomas BONINO |
3. Notre scoutisme |
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Poursuivre le travail de réflexion mené, sur le plan pédagogique et sur le plan associatif (notamment les liens avec l’UIGSE et les autres associations scoutes) | Planifier des rencontres avec les autres mouvements de scoutisme catholique d’ici l’été (Scouts & Guides de France, Scouts Unitaires de France). | Père Serge-Thomas BONINO / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU / Guillaume CANAT |
| Relancer la Conférence Française de Scoutisme, avec une réunion téléphonique entre présidents dès que possible, et une rencontre des bureaux avant l’été si possible | Gwenaël LHUISSIER / Marie-Camille BORDE / Benoît de MAUPEOU |
Note sur la médiation demandée
à propos des difficultés de gouvernement
de l’AGSE
Mgr Hervé GASCHIGNARD
Evêque auxiliaire de Toulouse
23 Mai 2009
La mission que m’a confiée Mgr Rivière, Président du Conseil pour la Pastorale des Enfants et des Jeunes (CPEJ) de la Conférence épiscopale de France, dans sa lettre du 2 octobre 2008 présentait un double aspect :
Pour cela, depuis le mois d’octobre, j’ai écouté de nombreux responsables parmi les anciens comme parmi les nouveaux responsables du mouvement. De très nombreuses rencontres, communications téléphoniques, électroniques, courriers postaux, m’ont permis de suivre de près l’année qui vient de s’écouler.
J’ai pu participer au rassemblement de Vézelay en novembre, à la rencontre des Conseillers Religieux en janvier, et adresser un mot d’encouragement pour la journée de réflexion du 14 mars.
J’ai rendu compte de cette mission au Conseil Permanent de la Conférence des Évêques de France, aux membres du Conseil Enfants/Jeunes et, en avril dernier, à l’Assemblée Plénière des évêques à Lourdes.
I. Pacifier et discerner
Les tensions et les vives oppositions se sont réactivées régulièrement. Un vrai dialogue n’a pas existé. Les deux groupes s’en sont renvoyés systématiquement la responsabilité. Le climat de suspicion, de duplicité, de calomnie, de jalousie, et parfois de volonté de puissance, s’est maintenu. Une réconciliation suppose de reconnaître ses erreurs, ses faiblesses et l’existence des dissensions. Je n’ai pas trouvé le moyen de faire entendre ce message… Je redis encore qu’on ne demande pas pardon parce qu’on a raison ou tort, mais parce qu’on a blessé !
En conséquence les logiques d’exclusion et de démission, ont prévalu. Elles sont l’une comme l’autre un échec. L’association doit apprendre à dialoguer, à entrer en débats, à rechercher la vérité, avec mesure, avec raison et nuances. Cela doit mieux apparaître dans les comptes-rendus et les courriers officiels. Ce serait un signe de plus grande maturité en ce 50ème anniversaire.
Plusieurs personnes ont justifié leurs attitudes et les choix effectués par une « décision de conscience ». Je pense pour ma part que ces décisions doivent être réexaminées dès que le climat sera apaisé.
J’ai encouragé les quatre groupes de travail dès leur mise en place. Leurs résultats sont fragiles. Il leur faut continuer sérieusement leur réflexion...
Les fonctionnements des divers conseils, les prises de décision et les conditions concrètes du gouvernement de l’association (C.A., A.G.) doivent encore être clarifiées et améliorées pour éviter les blocages et dénoncer les esprits manœuvriers.
Une sérieuse limitation des mandats (en nombre, en temps, en cumuls successifs) doit s’appliquer pour l’ensemble des trois conseils et des branches, afin de favoriser le renouvellement des personnes et des réflexions.
Le groupe de travail n’a pas encore donné de résultat. Les procédures internes et leurs délais, les communications externes du mouvement avec les partenaires, autres mouvements scouts, Société civile, Église, exigent une sérieuse réflexion sur les moyens et les objectifs d’une bonne communication.
De plus, la communication exige des repères déontologiques qui sont largement négligés dans l’association depuis deux ans. Il y a une morale de la communication ! L’Association doit encore travailler pour la vivre et la promouvoir auprès de ses membres…
Ce groupe a cherché à mesurer les accords et les désaccords, les divergences pédagogiques. Il semble avoir été le plus actif. Qu’il poursuive son travail sur le plan pédagogique et sur le plan associatif (notamment sur les liens avec l’UIGSE), ses liens avec les autres associations scoutes.
II. Propositions.
J’ai indiqué aux évêques plusieurs points que je reprends ici en les développant :
Le groupe « notre scoutisme » a proposé une rencontre pour réfléchir et définir « notre rôle dans l’Église » le 14 mars 2009, avec trois perspectives : la mission du mouvement dans l’Église, les liens avec les évêques, la place et le rôle du Conseiller Religieux. Je les reprends volontiers.
Je regrette qu’aucun remerciement officiel ni manifestation de gratitude n’ait été adressés au P. Caill à la fin de son mandat, qui s’est terminé en décembre dernier dans une situation difficile.
Conclusion
Depuis la fin de ma mission, l’Assemblée Générale de l’Association a pris ses responsabilités. Les propositions faites n’en restent pas moins d’actualité, à savoir :
Malgré une relative majorité, le Rapport Moral vient de susciter encore 30% de désapprobation. Comment ne pas oublier que ce même chiffre « justifiait », avant le mois de juin 2008, la « mauvaise gouvernance »…
Je remercie ceux qui m’ont aidé dans cette tâche.
X Hervé Gaschignard
Évêque Auxiliaire de Toulouse
Copie à :
[1] Benoît XVI, Message au Cardinal Jean-Pierre RICARD, archevêque de Bordeaux, Président de la Conférence des Évêques de France, à l'occasion du centenaire du Scoutisme, 22 juin 2007.
[2] Sa Note sur la médiation demandée à propos des difficultés de gouvernement de l’AGSE est annexée à ce document.