Arguments POUR | Arguments CONTRE |
Concernant la comparaison avec une adoption « classique » |
- Plus rapide par rapport à une démarche d'adoption qui peut durer des années
- Si il y a seulement un problème d'utérus, l'enfant sera l'enfant biologique du couple
| - Avec l'adoption, on aide un enfant orphelin ou abandonné, avec la GPA, on programme un abandon d'enfant par la mère qui va le porter neuf mois
- Aucune grossesse n'est sans risque pour la santé d'une femme
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Concernant précisément une légifération |
- Il faut une harmonisation internationale pour éviter les problèmes d'Etat civil
- Légiférer permet d'encadrer les pratiques, interdire conduit à des abus importants et au trafic
| - Si on légifère, on risque de créer un nouveau métier de « mère porteuse »
- Autoriser la GPA c'est considérer qu'une femme peut instrumentaliser son utérus, qu'il est un simple organe qu'elle peut prêter
- Légiférer c'est commencer à se poser la question pour les couples homosexuels, les célibataires, les personnes qui décident d'avoir un enfant alors qu'elles ne sont plus en âge de procréer, bref c'est soulever beaucoup de questions...
- Désormais, on peut fabriquer des embryons en laboratoire. La seule « pièce manquante » pour une vraie « fabrication d'enfant » (avec toutes ses conséquences) est qu'on a besoin du ventre d'une femme vivante. Si la pratique des mères porteuses était autorisée partout, cette fabrication à grande échelle pourrait être possible...
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Concernant le « salaire » |
- Il est normal de rétribuer, sinon personne ne voudra être mère porteuse
- Il faut bien dédommager une femme qui porte un enfant neuf mois (vêtements, frais médicaux...)
| - Si il y a rétribution, l'utérus devient un organe à louer
- L'enfant né d'une mère porteuse sait que c'est pour de l'argent qu'une femme l'a porté neuf mois dans son ventre
- La rémunération conduit à ce que ce soient les femmes pauvres qui deviennent mères porteuses, l'argent entrant ainsi pour une part importante dans leur décision.
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Concernant l'anonymat |
- L'anonymat est important pour qu'il n'y ait pas de conflits entre les deux « mères », que l'enfant ne soit pas déchiré
| - Un enfant doit avoir le droit de connaître la femme qui l'a porté
- On peut vouloir porter un enfant par générosité pour une amie, pour sa soeur et pas pour une inconnue
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L'impact psychologique |
- Le « choc psychologique » peut se dépasser si les personnes sont bien entourées et bien suivies
- L'enfant est né du désir de trois personnes ; il était vraiment désiré et cela peut être un appui pour se construire
| - On ne sait pas à l'avance comment une mère porteuse peut gérer le fait de se séparer du bébé
- Comment les enfants d'une mère porteuse gèrent-ils le fait de la voir enceinte puis de donner le bébé ?
- On ne sait pas comment l'enfant va vivre « l'abandon »
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Toute femme est-elle en droit d'exiger un « droit à l'enfant » ? |
- Oui puisque les progrès de la médecine le permettent. On autorise les femmes à porter un enfant conçu avec les ovules d'une autre, le sperme d'un autre que son conjoint, et même des embryons issus d'une autre fécondation. A l'inverse, une femme qui ovule, qui a un conjoint fertile mais qui a un utérus malade ne pourrait pas avoir d'enfant ?
| - Non, l'enfant biologique n'est pas un droit que tout être humain peut exiger. Beaucoup de personnes vivent avec un handicap qu'elles acceptent. Nous ne sommes pas tous égaux physiquement et physiologiquement. Avoir un enfant biologique n'est pas vital, donc les risques de déshumanisation du corps des mères porteuses peuvent paraître trop graves...
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