Travail de synthèse


I. Le projet EPI

   Avant de commencer ce cours, j'avais, comme sûrement beaucoup de mes camarades (vu le faible nombre d'étudiants assidus à  ce cours), le sentiment d'être parfaitement au point au niveau des technologies de l'information. Si bien que je dois admettre tout de suite avoir mis vraiment beaucoup de mauvaise volonté à la réalisation de ce projet. Cependant, il a bien fallu s'y lancer.
Je n'ai pas fait beaucoup de choix personnels. Je me suis contentée de m'inscrire sur les services indiqués et d'utiliser ceux dont j'avais l'usage.
On trouve, sur ma page d'accueil Netvibes, un calendrier que je ne regarde jamais, pour cause, il y en a un accroché au mur juste au dessus de mon bureau, et la météo que je regarde à l'occasion. On trouve les widgets des flux RSS de trois sites d'information : celui du Temps, Rue89, et celui de la TSR. Pour le côté détente, on retrouve PixelStar et Vie de Merde (Ayant malencontrueusement oublié de les supprimer, je me dois maintenant d'assumer.). L'onglet communication a été peu utilisé. Gmail ayant été d'office catalogué comme la messagerie des services sur lesquels j'ai du m'inscrire. Dans l'onglet Techinfo, les vidéo du sujet. Aucun choix de ce côté non plus. L'onglet information a connu un sort similaire, de même que les deux derniers, bookmarks et organisation.
Je n'exclue pas, plus tard, d'utiliser d'avantage ces services, si j'en ai l'usage. Ce projet m'aura permis de prendre connaissance de leur existence

II. Le blog
   Il était voué à l'abandon dès sa création. Bloggeuse entre 2002 et 2006, j'avoue avoir totalement déserté la blogosphère depuis 2 ans, sans aucune envie d'y retourner, si bien que je ne me suis pas trop investie dans ce blog. La plateforme word press n'est pas la plus facile à utiliser, et offre très peu de possibilité de modifications dans sa version gratuite.

III. L'étude de cas
   Ladies Room est un site que je visite de temps en temps comme simple lectrice, j'ai choisi de m'y inscrire afin d'en étudier le fonctionnement depuis l'intérieur. Le site “Ladies Room”, magazine féminin collaboratif, me semble répondre parfaitement à la description d'un service web 2.0. Ladies Room se décrit comme “le premier magazine féminin à lire et à écrire”
Pour cette étude de cas, j'ai suivi le plan indiqué dans la description du travail à rendre.

A) Buts et objectifs du site

   Les buts du magazine collaboratif Ladies Room sont de proposer une information alternative, notamment dans le fait que celle-ci est proposée non pas par des journalistes, mais par n’importe qui, pourvu qu’il (ici, surtout elle), ait des choses à dire.
Le magazine cherche à donner la parole à des personnes qui sont habituellement lectrices de magazine et a l’originalité est de permettre à chacune de s’exprimer, et d’offrir aux lectrices et lecteurs de ladies room la possibilité de lire des “auteurs” invisibles ailleurs.
Ladies Room cherche à gagner le pari de ” faire le premier magazine féminin à lire et à écrire de qualité”.

B) Fonctionnalités du site

   Outre l’originalité de permettre à chacun de s’exprimer, le site Ladies Room offre à ses utilisateurs des fonctionnalités innovantes qui en font un réseau social.

L’utilisateur inscrit possède une page personnelle avec plusieurs fonctionnalités :

1. Une zone de description description basique (nom, âge, profession, domicile…) et facultative. Il est tout à fait possible de garder l’anonymat. D’autres champs permettent d’indiquer des marques de prédilection, lieux de sortie, films, séries préférées, etc.

2. Un onglet “style” permet de décrire son habillement : il faut publier une photo, et décrire les effets portés.

3. Un onglet “articles” pour voir les articles publiés, éventuellement les modifier, y rajouter des images… L’utilisateur peut “simplement publier” ses articles, ils apparaîtront sur le site, mais ne bénéficieront d’aucune mise en évidence. Pour que ceux-ci soient mis en évidence, il faut les proposer à la rédaction de ladies room, ce qui se fait simplement en cochant une case. Si la rédaction accepte l’article, il sera publié en Une.
Le comité de rédaction est formée de bloggeuses sélectionnées. Elles ont été choisies par la rédaction en fonction de la notoriété dont elles bénéficiaient déjà, de leur image et de leur style d’écriture. En plus de devoir choisir les articles méritant d’apparaitre en Une, elles écrivent un certain nombre d’article par mois sur le site. Certaines d’entres elles sont rémunérées.
Les articles apparaissant en Une sont donc écrits soit par des membres de ladies room (il faut être inscrit pour pouvoir publier) ou par la rédaction, composée des bloggeuses évoquées précédemment.
Les articles publiés, que ce soit en Une ou non, peuvent recevoir des commentaires. Pour en déposer, il est nécessaire d’être membre de ladies room.

4. Il y a aussi un onglet “amies”. Les utilisateurs peuvent demander à d’autre d’être leurs amis… etc, et se constituent ainsi un réseau social.

5. Dans l’ongle “messages” les utilisateurs bénéficient d’une webmessagerie leur permettant d’écrire et de recevoir des messages d’autres utilisateurs, le tout sans qu’aucune adresse ne soit mentionnée : le pseudo entré par l’utilisateur tenant lieu “d’adresse.”.

6. Les utilisateurs peuvent se créer un avatar à leur image. Une silhouette personnalisable (des sous-vêtements au sac à main) est à disposition de chacune



C) Les modèles de participation du site

   1. Comment participent les utilisateurs ?
Les utilisateurs rédigent des articles, et peut proposer à l’équipe rédactionnelle de les publier en “Une”. Les articles seront automatiquement visibles sur le site. Ceux publiés en Une bénéficient d’une plus grande visibilité. L’équipe rédactionnelle accepte qu’un article soit publié en Une en fonction des qualités d’écriture, de l’originalité…
Les simples contributeurs peuvent, après avoir fait preuve de leurs qualités d’auteurs, rejoindre l’équipe rédactionnelle.
D’autre part, les utilisateurs participent tous grâce aux commentaires. Contrairement à d’autres sites collaboratifs, il n’existe pas de système de classement des commentaires en fonction de leur pertinence.

   2. Quelle motivation pour les contributeurs ?
Les utilisateurs sont motivés à produire des contenus de qualité, car ceux-ci apparaissent en Une, et sont donc plus visibles. De plus, des articles de qualité donnent envie au lecteur d’aller par exemple visiter le blog de l’auteur.

   3. Comment sont gérées et évaluées les prestations des utilisateurs ?
Les articles publiés par les utilisateurs sont évalués par le comité rédactionnel et la rédactrice en chef, qui décident si ceux-ci méritent d’apparaitre en Une. De même pour les propositions de style que font les utilisateurs : celles-ci apparaissent en Une si les photos sont flatteuses ou originales. Quand aux commentaires, ils ne sont soumis à aucun contrôle.


D) Le modèle économique

   Les contributions des utilisateurs sont bénévoles. Seules sont rémunérées certaines membres du comité rédactionnel qui exécutent des piges pour Ladies room.
Les utilisateurs apportent de la valeur ajoutée en rédigeant des articles, mais toutes ces contributions se font à titre bénévole.
Les auteurs des contenus publiés gardent tous leurs droits sur ces contenus. Ils peuvent les modifier ou les supprimer librement, ou ceux-ci sont supprimés après un délais de trois jours, sur demande de l’utilisateur, lorsqu’ils sont publiés en page d’accueil du site.
Lorsqu’un utilisateur se désinscrit du site, les contenus qu’il a publié sont automatiquement supprimés.
Les contenus publiés peuvent être modifiés par la rédaction pour des raisons éditoriales.
Par ailleurs, si le site est racheté, les contenus pourront être diffusés par un autre portail.
Le site tire ses revenus de la publicité. Si des publi-reportages sont publiés, ils sont spécifiés comme tels.


Conclusion : Les critiques

   Le site semble remplir ses objectifs : “Créer un magazine non pas fait par des journalistes, mais au contraire écrit et réalisé par de nouvelles plumes écloses du net.”.
Les utilisateurs du site ne sont pas journalistes, mais la plupart présente des qualités d’écriture indéniables. Par contre, on ne peut pas vraiment dire que les utilisateurs créent une valeur ajoutée.
Les contenus publiés sont plus des témoignages de particuliers que de véritables actualités.
Le site se voulait orienté vers les femmes, et il l’est. Cependant il voulait aussi : “permettre à chacune de se faire une place et de montrer que les filles ne parlent pas pour ne rien dire”. Là, la réussite est moins marquée. Les témoignages personnels que l’on peut lire sont certes justes et parfois poignants, mais malheureusement des sujets plus actuels sont rarement traités.
L’aspect “réseau social” semble bien fonctionner. Messagerie, avatar, présentation, tout y est. L’originalité est que ce site permet aux utilisateurs de se présenter d’une manière un différente d’autres réseaux sociaux, et de créer des liens entre inconnus, contrairement par exemple à Facebook.