La dette
Une situation dégradée qui compromet l’avenir
La situation financière de la commune d’Evian s’est fortement dégradée. En deux mandats, la dette a été multipliée par 2,5 :
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Année |
1995 |
2001 |
2008 |
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Dette |
13.097.000 |
14.303.200 |
35.559.778 |
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Dette / Habitant |
1.993 |
1.986 |
4.871 |
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Dette / Habitant à Thonon |
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900 |
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Dette / habitant en moyenne nationale |
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1.550 |
Cette situation budgétaire interdira tout investissement important pendant les cinq prochaines années et limitera fortement le budget de fonctionnement. La vie quotidienne des Evianais en sera forcément affectée. Une telle situation est éloignée de toute sagesse et pourrait devenir très délicate, si les recettes liées aux eaux minérales ou aux jeux du casino venaient à diminuer.
Des investissements pour quoi, pour qui ?
Au-delà de la situation budgétaire, c’est la nature et l’énormité du coût des investissements réalisés qui est en question. 4.000.000 € pour le funiculaire, 8.000.000 € pour le parking sous terrain du Hilton, autant pour celui de la place Charles De Gaulle.
Ces investissements favorisent ils le développement économique de la ville ? Améliorent-ils la qualité de vie des Evianais ou permettent-ils de répondre à un besoin structurel ?
Seul l’aménagement de la place Charles De Gaulle et la rénovation du Palais Lumière constituent des outils immédiatement utiles qui permettent à la fois d’améliorer l’image de la ville et la vie de ses habitants. Mais pour être vraiment efficace, le coût de rénovation du Palais Lumière (21.000.000 €) aurait nécessité de mieux cibler sa destination. A force de vouloir tout y faire …
Définir enfin un schéma global d’investissements
Le choix et le du rythme des investissements réalisés par la commune sont en cause. Mais c’est surtout l’absence de vision globale qui frappe.
Ainsi, on construit un funiculaire qui ne transporte nulle part, on rénove un Palais Lumière avant de se demander qu’en faire. Il ne suffit pas de bouger pour avancer, encore faut-il réfléchir où on veut aller.
Pour que chaque élément du puzzle mis en œuvre soit enfin utile à la vie économique locale et aux habitants, il est urgent de définir un plan global d’orientation pour ces 10 ou 20 prochaines années.