Réforme du bac pro en 3 ans: Darcos pourrait modérer sa montée en charge (syndicat)
Xavier Darcos "pourrait envisager de modérer la montée en charge de la généralisation du bac professionnel en trois ans à la rentrée 2008" et doit dire "avant la fin de l'année" s'il entend reconsidérer un aspect de cette réforme ou non, a affirmé à l'AFP le SE-Unsa. Dans une note adressée le 29 octobre aux recteurs, le ministre a demandé que 45.000 élèves soient accueillis en bac pro en trois ans, à partir de la rentrée 2008, soit dix fois plus qu'actuellement, et que la généralisation du cursus en trois ans (au lieu de quatre) soit prête pour la rentrée suivante. Une intersyndicale mêlant toutes les tendances (Sgen-CFDT, SE-Unsa, Snalc-CSEN (droite), SNFOLC, Snuep-FSU et Unsen-CGT), inquiète de la réforme et venue demander le retrait de la note et l'ouverture de discussions, a été reçue par le ministre mardi après-midi. "Le ministre nous a dit qu'il n'était pas insensible à nos arguments et qu'il pouvait envisager de modérer la montée en puissance de nouveaux bacs pro en trois ans en 2008", a déclaré le secrétaire général du SE-Unsa Luc Bérille. Dans sa note, le ministre propose qu'en 2008, 25% des élèves actuellement dans des cursus de BEP passent dans des cursus bac pro en trois ans. "Il nous a aussi déclaré qu'il souhaitait réfléchir - et donnerait sa position définitive, avant la fin de l'année - sur les conditions de la généralisation du bac pro", a ajouté M. Bérille. "Je pense que s'il reste attaché au principe de la généralisation du bac pro en trois ans, il pourrait peut être reconsidérer les conditions de sa généralisation", a-t-il ajouté. Un peu plus tôt mardi, le ministre avait affirmé lors d'une conférence de presse qu'il ne "reculerait pas" sur la réforme, assurant qu'elle n'était en rien inspirée par une volonté de "faire des économies". |
|
|
|