DE LA RENCONTRE A LOME
du
R éseau
des
A nciens
J écistes
d’
A frique
LOME
(Togo)
août 2001
Avant Propos
Depuis la mise en place du Comité provisoire d’animation de notre réseau, ses membres n’ont cessé de vous tenir informés de l’évolution du réseau. La réunion de concertation convoquée au mois d’août a vu la participation effective du MOVAC, du Burkina Faso, de l’AJECI de Côte d’Ivoire, du RAJA Europe et de l’ACRAL, du Togo. Des réflexions et des contributions nous sont parvenues du Canada et du Cameroun. Le Gabon finalement n’a pu répondre à l’invitation.
Aujourd’hui, nous vous faisons parvenir le premier jet du rapport des assises de Lomé avec pour souci majeur la présentation des 12 points essentiels qui devront constituer nos repères d’activités d’ici la prochaine Assemblée Générale.
Le souhait du Comité provisoire d’animation est de vite sortir du « provisoire ». A cet effet, la réunion de Lomé a demandé au Comité de tout faire pour que la prochaine assemblée ait lieu en Août 2002 au Gabon ou au Nigeria. Nous vous informons dès à présent pour que chacun mette de sa volonté, de sa disponibilité et de sa compétence pour rendre effectif de désir.
Nous pensons que vous ferez vôtre les résultats des travaux de Lomé (surtout la réflexion à mener sur les difficultés de travailler en réseau ainsi que sur, parmi les autres points : les tâches à accomplir) et que vous commencerez les préparatifs pour la prochaine rencontre.
Avec le RAJA, beaucoup de dynamisme pour plus d’actions.
Fraternellement.
Pour le Comité Provisoire d’animation :
Pierre RADJI
PROGRAMME DE LA REUNION DE CONCERTATION DU
Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique
(R.A.J.A)
Lomé, du 10 au 13 août 2001
Vendredi 10/08/2001 : Accueil et installation des délégués
19h : Repas du soir. Mise au point
Samedi 11/08/2001 :
8h : Messe d’ouverture de la rencontre
Mot de bienvenue du Responsable ACRAL Togo
Mot du Responsable du Comité de re-dynamisation
Intervention du Représentant de l’Evêque chargé des laïcs.
10h : Pause – Café. Retrait des Invités.
Séance de travail : BILAN
- Intervention du Père Antoine Marie-Claret AKPAGNONITE (Aumônier National JEC)
- Bilan par l’équipe de coordination élue à Bingerville : partage d’expériences, atouts du réseau, difficultés rencontrées pour faire fonctionner la structure, moyens à disposition, à chercher, propositions concrètes, …)
- Exposé : Pourquoi et comment travailler en Réseau (par RP Gustave SANVEE).
- Bilan par délégation (quelle est la réalité du RAJA dans votre pays ?, quelle a été votre participation à la vie du réseau ?, quelle lecture faites-vous du fonctionnement du réseau sur le plan continental ? que devons-nous améliorer dans ce fonctionnement ?)
Dimanche 12/08/2001 : Séance de travail : NOS PROJETS
Que voulons-nous construire ensemble ?
sur le plan individuel (pour nous même)
dans notre milieu (domaine social, culturel, politique)
au sein de notre Eglise locale (notre participation à la vie de l’Eglise)
sur le plan africain (dans tous les domaines)
Lundi 13/08/2001 : Séance de travail : nos moyens
- Quelle dynamique et quelles stratégies mettre en place pour conduire de façon durable les liens et les échanges
Entre les membres du réseau,
Entre les structures nationales,
Entre le réseau et la hiérarchie de l’Eglise,
Entre le réseau et d’autres structures (JEC Panafricaine, JECI …)
- Avec quels moyens approcher les nobles objectifs du réseau
Moyens humains et/ou moraux
Moyens matériels et financiers
Comment faire connaître le RAJA ?
Dénomination !!
- Synthèse des travaux
- Date et Lieu de la prochaine Assemblée Générale du RAJA
- Remise des documents de travail de la rencontre de concertation de Lomé
- Fin des Travaux
- Départ des délégations.
Avec le RAJA,
beaucoup de dynamisme pour plus d’actions.
OUVERTURE
Outre les mots de bienvenue du Président de l’ACRAL Togo, Albert Akakpo,
et celui du président du Comité Provisoire du RAJA, Pierre Radji,
nous avons demandé au Seigneur, au cours de la messe d’ouverture, de nous éclairer durant nos journées de réflexion, et de nous donner la force nécessaire pour passer à l’action, dès que nous nous retrouverons dans nos milieux de vie respectifs.
Au cours de la célébration eucharistique, les trois textes suivants ont retenu notre attention et nourri notre méditation :
1. Extrait de la contribution de Didier Kaba (cf. la contribution en entier, ci dessous) :
« … Lors de la mise en place du Réseau (RAJA), je n’ai pas le souvenir qu’il a été dit que cette structure serait un club de nostalgiques à l’instar des associations d’anciens combattants qui se retrouvent de temps en temps pour se remémorer leurs exploits d’antan.
Ce ne serait pas non plus un club d’amis qui ont fait connaissance dans les Conseils nationaux et dans les différentes activités de la JEC et qui se retrouveraient pour parler du bon vieux temps autour d’une bonne bière… ou pour célébrer des mariages, des anniversaires ou pour socialiser !
Toutes ces activités sont importantes, c’est vrai. Mais je crois sincèrement que le RAJA répond à un autre besoin, celui de faire en sorte qu’après notre implication à la JEC, on puisse encore se dire : « oui, je peux être utile comme chrétien ou chrétienne dans mon milieu de vie et apporter ma modeste contribution à la construction d’un monde plus juste et plus humain.
…
A mon humble avis, je crois qu’il n’est pas utopique et ambitieux de croire que ces buts et objectifs peuvent être atteints. Il y a tout simplement lieu de penser que nous avons besoin d’individus attachés à la personne même de Jésus pour faire avancer l’avènement de son règne sur la terre.
… »
« Attachés à la personne même de Jésus »
Ceci nous rappelle un passage de l’évangile. Nous avons relu ce passage dans :
2. l’Evangile de Saint Jean, chapitre 15,1-17
Extraits :
« Je suis la vigne, vous êtes les sarments : celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui là portera du fruit en abondance car en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, il se dessèche, puis on les ramasse, on les jette au feu et ils brûlent. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez et cela vous arrivera.
Ce qui glorifie mon Père, c’est que vous portiez du fruit en abondance et que vous soyez pour moi des disciples… »
Porter du fruit…
Saint Paul écrivait aux Galates :
3. Galates 5,19-25
« On les connaît, les œuvres de la chair : libertinage, impureté, débauche, idolâtrie, magie, haines, discordes, jalousie, emportements, rivalités , dissensions, factions, envie, beuveries, ripailles et autres choses semblables ; leurs auteurs, je vous en préviens, comme je l’ai déjà dit, n’hériteront pas du Royaume de Dieu.
Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi ; contre de telles choses, il n’y a pas loi. Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi sous l’impulsion de l’Esprit. »
LES BILANS
Avant d’écouter les bilans présentés par les uns et les autres, nous avons voulu faire un rapide inventaire de ce que nous avons pu réaliser au cours de ces dernières années :
EN VUE DU BILAN : INVENTAIRE A COMPLETER
Entre 1991 et 1997 : des échanges de courriers ont abouti à :
- 1997 : Assemblée Générale Constitutive du RAJA, à Bengerville (Abidjan)
- 1999 : Pré-colloque à Yaoundé
1. DOCUMENTS
Nous avons produit un certain nombre de documents :
AJAF – RAJA : les Commencements
Compte rendu de l’Assemblée constitutive de Binger ville
Projet de Statuts
Projet de Règlement Intérieur
Compte rendu partiel du pré-colloque de Yaoundé
Tam-Tam du RAJA n°1 Juillet 1998
Annuaire
Dépliants et Logo
Cassette vidéo (Bingerville & Yaoundé)
2. LE RESEAU INTERNET DES JECISTES ET ANCIENS JECISTES (RIJA)
Il existe une liste d’adresses, pour ceux qui ont accès au courrier électronique
3. LE COMITE PROVISOIRE
Un Comité provisoire a été mis en place en 2000
4. LES RAJA NATIONAUX
Dans certains pays, le RAJA s’est organisé ou s’est fortifié : Cameroun, Côte d’Ivoire, Europe, Gabon, Togo, (Ghana ? Burkina Faso ? Nigeria ?)
5. LES ANCIENS JECISTES EPARPILLES A TRAVERS LE MONDE
Didier KABA (Canada), Joseph POKAWA (Zimbabwe) etc.
BILAN DU COMITE PROVISOIRE D’ANIMATION
Définition du RAJA : cadre adéquat et complémentaire de réflexion et d’action pour les anciens jécistes de tous âges.
En 1991, une ancienne jéciste en formation en France a fait un rêve :
- « qu’un jour, les anciens jécistes se regrouperaient au sein d’une structure africaine vivante et créatrice,
- structure qui leur permettrait d’analyser les nombreux défis qui inondent leur continent ;
- structure qui les aiderait à apporter leur contribution au développement de leur continent et ceci dans tous les domaines ,
- structure qui devrait leur permettre de continuer leur engagement de chrétiens. »
Depuis août 1997, ce beau rêve est devenue réalité à l’issue d’une assemblée qui a réuni des hommes et des femmes de13 pays africains ainsi que d’autres de la diaspora, autour du thème « Notre participation dans les différentes structures de l’Eglise et de la société, en vue d’un développement solidaire ».
A l’issue de cette assemblée, une équipe de coordination a été élue et 5 commissions mises en place.
En 1999, un colloque est prévu pour se tenir à Yaoundé. Le nombre réduit de pays et de représentants a transformé l’idée initiale en un pré colloque redonnant à l’équipe un nouveau mandat de 12 mois pour organiser le colloque proprement dit.
Depuis lors,
- la non réaction des RAJA nationaux,
- la non tenue des engagements de ceux-ci,
- le manque de moyens surtout financiers ont poussé l’équipe de coordination à baisser les bras et à plonger tout le réseau en formation dans un profond sommeil.
En 2000, sentant le sommeil trop profond, quelques membres du réseau engagèrent des contacts et démarches auprès de l’équipe. Celle-ci resta muette jusqu’au jour où il lui fut proposé la mise en place d’un comité provisoire de relance. Elle saisit l’occasion pour présenter sa démission. Le comité provisoire reprit contact avec les structures nationales, avec les amis ayant partagé l’espérance de Bingerville. Certains ont répondu. Beaucoup ont continué dans le mutisme. C’est alors qu’est venue l’idée de cette rencontre qui loin d’être une A.G., se veut une réunion de concertation axée sur les points suivants :
1.Dans un bilan conscient, les regroupements nationaux pourront échanger sur ce qu’ils ont eu à vivre depuis Bingerville ; comment ont ils travaillé avec d’autres pays, qu’ont-ils pensé ou réalisé ensemble, à quelles difficultés ont-ils fait face ?
2. En Afrique ; que ce soit au Burkina, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Cameroun ou au Togo, nous vivons des réalités communes sur plusieurs plans, dans plusieurs domaines. Ne pouvons nous pas unir nos réflexions et nos forces. Quelle pourra être notre contribution au développement de notre continent ? Que sommes-nous appelés à réaliser ensemble en tant qu’anciens jécistes ?
3. Puis enfin : nous avons été habitués à travailler en mouvement mais aujourd’hui, quelle dynamique et quelles stratégies devons-nous élaborer pour mieux réaliser nos projets ?
Loin d’être une rencontre de discours et de projets évasifs, le Comité provisoire souhaite qu’elle soit une réunion de « parole donnée » afin d’approcher les paroles du Seigneur « que votre oui soit oui ». Que cette réunion soit le fumier et l’eau indispensables à l’arbre que nous avons planté, en terre ivoirienne, en 1997. Que le Christ lui même nous y aide.
Le Comité provisoire de re-dynamisation
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BILAN ACRAL TOGO
Depuis 1987, les anciens jécistes du Togo se retrouvent ensemble pour continuer à vivre leur foi catholique à partir de la pédagogie JEC, Voir-Juger-Agir. Ce regroupement est connu sous le nom d'ACRAL: "Association Catholique pour la Réflexion et l'Apostolat des Laïcs". Elle se retrouve à Lomé, Atakpamé et Kpalimé. Des groupes sont en gestation à Sokodé et Aného. Les anciens jécistes, à travers ACRAL, sont en contact permanent avec le mouvement JEC. Ils sont sollicités pour animer certaines activités comme des journées de réflexion, des conférences-débats, etc.
Réalité RAJA
Après la rencontre de Bingerville (Côte d'Ivoire), l'ACRAL a été l'une des premières structures nationale à adhérer au RAJA, sans oublier sa participation active aux travaux de cette rencontre. Le RAJA est perçu par ACRAL comme une structure pouvant lui permettre de communiquer avec les autres mouvements partageant avec ACRAL la même identité, la même pédagogie et les mêmes objectifs. Le RAJA constitue également un cadre de partage des expériences.
Participation à la vie du Réseau
- participation à la rencontre de Bingerville,
- étroite collaboration avec le comité provisoire de coordination
- préparation et accueil de la rencontre de concertation à Lomé,
- participation à cette rencontre.
Quoi améliorer dans ce fonctionnement ?
- mettre en place des structures légères,
- revoir la formation et le fonctionnement des commissions,
- communiquer fréquemment avec les structures nationales,
- créer un document de liaison,
- supprimer les distinctions entre les mouvements (problème de dénomination),
- tout en demeurant un mouvement d'Eglise, en faire un instrument ou un cadre de développement social.
RAPPORT DU CAMEROUN
RESEAU DES ANCIENS JECISTES DU CAMEROUN
Synthèse du travail en carrefour pour la rencontre de Lomé.
Nous sommes des anciens militants du mouvement d'Action Catholique JEC du Cameroun. Nous sommes aujourd'hui dans la vie active pour certains et chercheurs d'emplois pour d'autres et nous sommes réunis en Cercle de vie.
Après les études, nous vivons ainsi dans une nouvelle réalité, notre engagement, au regard du nouveau contexte qui est le notre à savoir, l'influence de la crise économique et l'avènement de la démocratie, facteurs qui ont fait naître une autre façon dans le partage des expériences et l'approfondissement de notre foi.
Toutefois, nous gardons la même méthodologie du voir-juger-agir qui nous permet d'appréhender notre responsabilité aussi bien sociale que familiale; une interpellation quasi permanente qui nous soumet au partage des joies et des peines dans le souci de s'assumer solidairement en prenant en compte la présence des autres d'où l'appel à faire vivre les cercles de vie et partant le «Réseau ».
Ce réseau est divisé en Cercle de vie et le notre se confond un peu à la Coordination nationale. C'est pourquoi le rassemblement que nous prônons aujourd'hui est le bilan de ce que nous avons reçu depuis notre enfance à partir de notre éducation et l'enseignement. Nous devons le distribuer de nos jours en s'engageant fermement, à lutter contre la misère et la pauvreté tant sur le plan individuel que collectif en initiant des projets de développement porteurs.
Cette initiative fait déjà son petit bonhomme de chemin dans le Cercle de vie de Yaoundé au Cameroun. Le problème actuel est de pérenniser l'expérience en la partageant avec les autres Nous organisons des activités pour atteindre nos objectifs. Depuis le pré-colloque organisé en 1999, un travail sérieux a été fait, il reste cependant non publié.
Pour améliorer le fonctionnement du réseau, il faut :
- 1. Renforcer la solidarité entre les membres avec les petites activités d'entraide pour lutter contre la pauvreté.
- 2. Développer nos vies à la lumière de l'évangile.
- 3. Améliorer le fonctionnement du cercle par des contacts, qu'ils soient individuels ou institutionnels.
- 4. Re-dynamiser tous les compartiments en revoyant notre système de communication car les nouvelles technologies de l'information et de la communication nous offrent toutes les opportunités pour les renforcer.
En résumé, pour que nos liens et échanges s'inscrivent dans la dynamique d'un développement durable, il faut :
- Reformer la coordination pour la rendre plus efficace à travers une rencontre bien préparée.
- Mettre en place une structure permanente pour préparer ce grand forum Pour cela, la stratégie première doit rechercher la mise en place d'une structure opérationnelle permanente de coordination.
En ce qui concerne les moyens, il faut d'abord trouver les ressources humaines. Il s'agit des hommes et des femmes qui vont s'engager pour mettre en place le cadre théorique de fonctionnement de la coordination africaine.
Quand au mode de financement, il peut être individuel (membre) ou collectif (pays); la recherche des financements et les projets d'autofinancement pouvant compléter ces cotisations. Nous optons pour un contribution collective par pays.
En somme, il faut penser impérativement à construire une famille forte dans laquelle tous les membres sont pris en compte.
1- Le RAJA doit être la chance pour nos pays, bien plus, le ciment qui solidifie les valeurs authentiques de l'Afrique.
2- L'évaluation de nos forces et l'arrêt des questions de leadership pour le siège demeurent nécessaires.
Pour le Cameroun, le Cercle de vie de Yaoundé
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BILAN D'ACTIVITES DU MOVAC AU BURKINA-FASO (1997 – 2001)
A l'occasion de la Réunion de concertation du RAJA du 10 au 13 Août 2001 à Lomé.
En fait de bilan, il s'agit d'indiquer de façon concise mais complète, comment les mouvements nationaux existant ou ce qui en tient lieu ont fonctionné depuis la création du RAJA en août 1997 à Bingerville en Côte d' Ivoire.
Avant toute chose, et afin de lever tout équivoque, affirmons d'emblée que le MOVAC (Mouvement des Aînés Catholiques) répondant national au Burkina-Faso du RAJA, a connu au cours de cette période une morosité sans précédent.
Le bilan qui va donc suivre est beaucoup plus une explication et une analyse des difficultés vécues précédées de l'historique du mouvement, qu'un bilan d'activités dans la mesure où il n'y en a pas eu à proprement parler. Pour permettre une lisibilité quelque peu aisée, ce rapport comportera trois volets.
I. Historique de la création du MOVAC et son arrimage au RAJA
II. Les difficultés de fonctionnement.
III. La situation actuelle et les perspectives.
I. HISTORIQUE DE LA CREATION DU MOVAC ET SON ARRIMAGE AU RAJA
En 1975, alors qu'ils se trouvaient à Dakar pour poursuivre leurs études, des anciens de la JEC du Burkina Faso éprouvèrent le besoin de se retrouver autour de l'idéal chrétien et des principes JEC. Au même moment, le même élan s'empare d'autres anciens Jécistes restés au pays mais sans qu'ils ne puissent se retrouver comme ceux de Dakar. A Dakar, est donc néé, une Amicale des anciens Jécistes de Haute-Volta.
Le souci de formaliser un cadre de ressourcement de leur foi, et l'esprit de fraternité et de dynamique JEC les poussait, ils créèrent rapidement dès l'année suivante le Mouvement des Etudiants Catholiques Voltaïques (MECAV) avec pour ambition d'organiser pendant les vacances des rencontres nationales des anciens Jécistes.
En 1976 un groupe similaire, né à l'université de Ouagadougou, se joignit à celui de Dakar et depuis lors, le MECAV mènera ses activités à travers sa section de Dakar et celle de Ouagadougou avec pour effet, la dynamisation des rencontres nationales annuelles de Ouagadougou qui regroupaient désormais aussi bien des anciens Jécistes étudiants que professionnels.
Afin de mettre tout le monde à l'aise, on adopta dès la 3ème rencontre 1978-1979, le principe de créer un mouvement ouvert regroupant aussi bien les travailleurs que les étudiants. Ainsi, par un vote qui n'a enregistré qu’une seule voix contre, le Mouvement des Aînés Catholiques (MOVAC) fut créé avec comme militants tous les membres du MECAV et tous les catholiques professionnels ou étudiants de bonne volonté qui ont fait la démarche d' adhésion. Pour rendre justice à l'histoire, notons que l'unique personne dissidente, au sortir de l'Assemblée constitutive a pris contact avec des catholiques qui n'y étaient pas pour créer un autre mouvement appelé Mouvement des Cadres Catholiques (MCC), les promoteurs du MCC reprochaient au MOVAC d' accepter en son sein les Etudiants qui, selon eux, étaient d'un niveau insuffisant de compréhension et d'analyse pour travailler avec les aînés.
Comme par bonheur, l'objet de cette dissidence disparaîtra entre 1980 et 1983 avec la création et la consolidation sur le campus universitaire de la JEC universitaire.
De 1984 à 1989 avec l'avènement de la révolution démocratique et populaire (RDP) qui justifiait toutes les religions et les traitait de forces rétrogrades et de l'obscurantisme, le MOVAC tout comme le MCC entrèrent en hibernation et ne menèrent leurs activités que dans la plus grande discrétion.
Dès 1990, et principalement à partir de 1991, le MOVAC reprit vie et avec la médiation d'un ancien aumônier de la JEC et d'un couple d'anciens Jécistes. Une délégation du MOVAC et une autre du MCC se rencontrèrent et adoptèrent le principe de reconstituer un mouvement unique dans la mesure où la présence des Etudiants dans le MOVAC qui était le seul motif de dissidence du MCC était devenue sans objet.
C'est donc de façon unitaire que les anciens Jécistes ont travaillé dans le MOVAC jusqu'en 1997, année où devait se réunir en Août à Bingerville en Côte d'Ivoire, l'assemblée générale constitutive du RAJA. Les militants du MOVAC étaient très enchantés d'apprendre que des anciens Jécistes avaient eu l'heureuse idée de travailler à la naissance d'un Réseau d'Anciens Jécistes d’Afrique (RAJA) et c'est donc avec plaisir que le MOVAC a répondu en envoyant trois délégués officiels (Nombo Paul Ouédraogo, l'honorable député Clément Sawadogo et Mme Nana Bouda Catherine) au rendez-vous de Bingerville. La détermination et l'euphorie qui animaient le MOVAC à cette époque avaient conduit deux des trois délégués du MOVAC à accepter d'être élus dans l'équipe d'animation comme responsables de la Commission Education-Formation pour Mme Nana Bouda Catherine et de la Commission Ecclésiale pour Ouédraogo Nomba Paul.
Hélas, depuis lors des difficultés aussi bien prévisibles que non se sont succédées, gênant considérablement la vie même du MOVAC que l'animation des commissions dont ses membres avaient la charge.
II. DIFFICULTES DE FONCTIONNEMENT
Plusieurs facteurs, qui ont mis le MOVAC en hibernation et l'animation des deux commissions du RAJA en difficultés, sont à souligner.
1. Facteurs socio-politiques.
Après Bingerville 1997, en dehors des rencontres entre membres du bureau du MOVAC et de la participation de façon organisée ou à titre individuel des Movacistes à diverses activités tant socio-politiques que religieuses, le MOVAC tout comme les autres associations civiles apolitiques ont dû suspendre leurs activités en raison des difficultés nées de la mort du journaliste Norbert ZONGO.
En effet, le 13 décembre 1997, et juste après les élections présidentielles organisées sous la conduite de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à laquelle participait le président du MOVAC, mais au titre des mouvements et associations des droits de l'homme, survenait à la stupéfaction de toute la nation, la mort accidentelle du journaliste Norbert ZONGO.
Cette mort survenue par fusillade a provoqué une vive réaction des associations, syndicats et partis politiques regroupés tous au sein d'un collectif qui accusait la mouvance au pouvoir d'avoir tué le journaliste parce qu'il serait engagé et dérangeant. La mouvance à son tour réfutait cette thèse et insinuait que cette disparition permettait à l’opposition de refaire surface et de discréditer du même coup le président Blaise Compaoré qui venait d'être brillamment réélu pour un mandat de sept (7) ans.
De 1998 à nos jours, n'ont droit de cité sur le terrain associatif que les associations affiliées au collectif qui luttent contre le pouvoir, ou celles qui luttent aux côtés du pouvoir contre l' opposition organisée en collectif.
N'étant ni pour, ni contre l'une ou l'autre de ces deux parties antagonistes, le MOVAC a suspendu toute ses activités au point que ce ralentissement ressemble à un vrai sommeil.
2. Les facteurs humains.
Lors de ses sorties de réflexion ou de partage dans les villes de YAKO d' une part et de GOUNDI à Koudougou d'autre part, la difficulté la plus stigmatisée qui gênait la dynamique du MOVAC était l'indisponibilité de ses membres, les problèmes économiques, les cotisations très élevées et très fréquentes et le manque d'engagement conscient et consciencieux.
Les solutions préconisées, même si elles ont permis au MOVAC ou à certains de ses membres de poser d'importants actes sociaux et politiques et de prendre une part active dans l'apostolat des laïcs (Synode, CNL, communautés chrétiennes de base, élections, formation des Jécistes, formation du Conseil National de la jeunesse catholique etc.), elles n'ont pas encore réussi à redonner au MOVAC son dynamisme et son engagement d'antan.
3. Les facteurs organisationnels et environnementaux.
Le fait d'un attachement aux aspects organisationnels qui veulent que le plus important dans les activités à mener soit fait dans un cadre de stratification, a beaucoup ralenti les choses. En effet, pendant que des personnes membres du MOVAC étaient sollicitées en raison de leurs compétences personnelles ou de leurs situations favorables dans d'autres associations, et ce pour faire partie des structures importantes dans la société ou dans l'Eglise, on était à se demander si elles pourraient s'y réclamer du MOVAC.
Ce formalisme a beaucoup pesé sur la dynamique du mouvement. Maintenant, il semble entendu par tous qu'un militant du MOVAC ne saurait se désagréger pour tantôt abandonner son idéal MOVAC dans une situation donnée et s'en revêtir dans une autre. S'il est donc admis que tout acte que nous posons dans la société en général, et dans l' Eglise en particulier doit être mu par le fait et l'idéal MOVAC, il est normal de comprendre et d'accepter que la participation d'un Movaciste au comité de Médiation Gouvernement-Syndicat, ou encore collectif - gouvernement sont des acquis du MOVAC et non de l'individu seul.
III. LA SITUATION ACTUELLE ET LES PERSPECTIVES
D'une manière ou d'une autre, la situation actuelle a déjà été peinte comme étant insatisfaisante. En effet, le MOVAC peut mieux faire aussi bien dans son action interne que dans son ouverture à l'extérieur. A ce niveau, il faut regretter le fait que nous ayons manqué notre chance d'exercer avec efficacité et correction, les responsabilités de chefs de programmes de la commission ecclésiale et de la commission éducation et formation qui étaient confiées à deux membres du MOVAC (Paul NOMBA OUEDRAOGO et Mme Nana BOUDA Catherine).
Même si aucune des autres commissions confiées à des militants d'autres RAJA Nationaux n'a fonctionné à merveille, il reste que nul ne saurait tirer motif de l'échec d'un autre pour justifier le sien. Il convient donc de reconnaître humblement que malgré les engagements et les dispositions prises par chaque commission, l'après Bingerville n'a connu aucune activité particulière des commissions et particulièrement celle que j'animais.
Comment expliquer une telle situation ? Peut-être avait-on surestimé les motivations, les capacités, les engagements et la force d'action des uns et des autres ? Peut-être n'avait-on pas pris au sérieux le fait que la dispersion des membres des commissions constituait un obstacle important ? Peut-être les responsables de commissions n'avaient pas bien prix la mesure de leurs tâches ? Bref ! tout est à refaire, mais là encore, le comment reste une sérieuse et préoccupante interrogation.
Les perspectives sont cependant porteuses d'espoir, en ce qui concerne le MOVAC et le RAJA en général. En tout cas pour le MOVAC, la relance est déjà un fait si l'on capitalise les actions suivantes :
- prise de position collective ou par l'un ou l'autre militant interposé sur les problèmes importants de société ou de la vie d'Eglise.
- interpellation des responsables de la hiérarchie chaque fois qu’il en est besoin
- contact permanent avec l'Archevêque de Ouagadougou, les autres évêques, et particulièrement avec le secrétaire général de la Conférence Episcopale Burkina - Niger.
- animation de formation de la JEC et participation à l'organisation du Conseil National de la JEC.
- Mise à disposition de deux Movacistes comme conseillers techniques du Bureau National de la JEC, etc.
Soulignons avant de terminer ce rapport que le MOVAC suit aussi avec intérêt, les initiatives d'autres anciens Jécistes qui tendent à créer un ou plusieurs autres mouvements d'anciens Jécistes. Des initiateurs ont approché le MOVAC pour s'inspirer de son expérience et c'est cette disposition d' esprit qui laisse espérer qu'une unification à terme est envisageable.
NOMBA Paul OUEDRAOGO
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BILAN DU RAJA CÔTE D'IVOIRE
L'Association des Anciens Jécistes de Côte d'Ivoire, l'AJ.E.C.I., a été portée sur les fonds baptismaux en novembre 1997, dans la foulée de l'Assemblée Générale constitutive du RAJA.
Après cette création, les efforts ont été orientés vers la personnalité juridique de l'association. Ainsi ont été rédigés les Statuts et le Règlement Intérieur qui ont servi à sa déclaration officielle.
En outre, des zones ont été créées à Abidjan et Bouaké afin d'étendre le mouvement tout en le rapprochant de ses militants. Par ailleurs, diverses actions ont été menées en droite ligne des objectifs que l'A.J.E.C.I. s'était fixés :
1. Apporter son appui à la JEC de Côte d'Ivoire. Pour concrétiser cette visée, l'AJECI a recensé les compétences disponibles en son sein. Puis elle a adressé à tous les Bureaux Diocésains de la JEC une invitation à lui faire connaître leurs besoins en encadrement. Eu égard à la rareté des réponses, un membre du Bureau a parcouru plusieurs Diocèses pour sensibiliser les jécistes. Rien n'y fit : très peu de réponses sont parvenues sur quatorze attendues. Néanmoins, certains Ajecistes accompagnent des sections et bureaux JEC de façon ponctuelle ou régulière.
2. Construire un Centre AJECI à usage multiforme (projet à long terme)
Aujourd'hui, l'étude du coût de la construction ainsi que les plans sont quasi-achevés. Des propositions de terrain ont été faites. Il reste à trouver le financement. Pour y parvenir, les militants ont opté pour l'actionnariat. Ils espèrent ainsi constituer un apport initial interne avant de rechercher des appuis extérieurs.
3. Publier des documents.
A cet effet, un Bulletin d'Informations a été créé. De mars 1998 à maintenant, quatre numéros ont été publiés. La moisson semble bien maigre pour un mensuel. C'est pourquoi la dernière Assemblée Générale l'a transformé en un bimestriel.
4. Promouvoir la solidarité entre les membres.
Dans cette optique, des rencontres ont eu lieu dans les cellules de base. Tour à tour, les cellules de Yopougon et d'Adjamé se sont organisées pour recevoir les militants du Plateau d'Abidjan. Chacune de ces réunions s'est achevée par un repas fraternel.
En outre, le Bureau et quelques militants d' Abidjan ont rendu visite à la cellule de Bouaké.
Ces activités témoignent, parmi d'autres non mentionnées, d'une certaine vitalité de l'AJECI, à un moment donné. Il n'en demeure pas moins vrai que, diverses difficultés aidant, l'association traverse une léthargie, depuis un certain temps. En effet, parmi les activités programmées depuis fin 2000, bien peu ont été effectivement exécutées comme l'est celle concernant notre présence à Lomé, ici.
Toutefois, une grande réunion est prévue pour demain dimanche 12 courant. Nous sommes convaincus qu'elle permettra de "relancer la machine".
Enfin, l'AJECI est restée à l'écoute de l'Equipe de Coordination à laquelle elle a, du reste, versé la plupart de ses cotisations. Son responsable, MINLA Jeanot nous a rendu deux fois visite. Mais nous n'avons pas pu, à notre grand regret, participer à la rencontre de Yaoundé en 1999. Notre présence aux assises actuelles montre que nous sommes en contact avec le Comité de "Re-dynamisation".
Voilà livrée de façon très sommaire, la vie de l'AJECI depuis Bingerville 1997.
Samedi, 11 août 2001
Pour la Délégation Ivoirienne,
DOUH Aguéi Faustin
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BILAN DU RAJA EUROPE
Dans le cadre du RAJA, le RAJA Europe essaye de se mettre en place.
Les 29, 30 avril et 1er mai 2000 plusieurs anciens jécistes résidant en Europe ont défini les dix raisons d’être du RAJA Europe :
Il veut :
Etre un espace de réflexion et de discussion.
Regrouper les anciens jécistes qui sont par moment en Europe, pour des raisons diverses (études, stages, travail, réfugiés…)
Promouvoir la fraternité et la solidarité, dans l’esprit JEC (Voir, Juger, Agir)
Contribuer à l’intégration des anciens jécistes en Europe.
Donner des repères pour la foi et la culture face aux menaces des sectes.
Exemple de certains anciens jécistes qui se sont faits baptiser par des groupes religieux sectaires sous prétexte de les aider à résoudre leurs problèmes.
Apporter des approches créatives dans la recherche des solutions aux problèmes internes de nos Eglises et ramener les candidats au départ. Une double mission donc : travailler au sein de nos Eglises et à l’extérieur.
Faire connaître l’Afrique et les Africains aux Européens et en Europe, ceci afin d’éliminer certains stéréotypes, certaines ignorances et autres comportements qualifiés à tort ou à raison de racistes.
Partager les documents et autres pièces d’informations disponibles sur place.
Rendre plus riches les liens avec les pays respectifs des membres et avec l’Afrique en général, afin d’apporter une contribution à la résolution des multiples problèmes dans un monde de plus en plus globalisé.
Persévérer, refuser de se laisser envahir par un afro-pessimisme et par le risque d’un découragement permanent.
10. Entretenir chez les membres, la volonté de vivre l’esprit JEC à tout moment et à tout endroit où ils se trouvent.
Depuis ces journées de réflexion, force est de constater que nous n’avons pas encore atteint notre vitesse de croisière !
Les relations entre nous sont épisodiques. Les distances entre Paris, Genève, Amsterdam, Bruxelles ne permettent pas des rencontres fréquentes. Mais certains contacts entre nous, et avec des amis d’anciens jécistes de passage à Paris, existent tout de même.
Quelques informations
Florence Ssereo vient de soutenir avec succès une thèse sur la prévention et la résolution des conflits en Afrique. (Mention très bien, avec les félicitations du jury !)
Didier Manika, à Bruxelles, a commencé à créer un site RAJA sur Internet.
Alexandre Owono, à Genève nous a fait part des préparatifs en vue de la Conférence Mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance.
Gérard Warenghem a profité d’une année sabbatique (2000-2001) pour écrire un livre (à publier… !) : « Quelle communauté ? Avec quel prêtre ? Une expérience africaine »
Linus, de la JEC – Internationale nous a informés du souhait qu’ils ont à la JEC-I, de créer un Réseau Mondial des anciens Jécistes. Cela commence aux USA, une liste existe déjà au Moyen Orient.
Ces cinq informations (sur des sujets divers), sont données ici pour appuyer la thèse du RAJA Europe :
« Nous voulons valoriser ce que nous avons, ce que nous pouvons gérer nous-mêmes»,
plutôt que de mettre en place de nouvelles activités.
Ainsi par exemple, Florence Ssereo est prête à collaborer avec tous ceux qui travaillent d’une façon ou d’une autre, à la résolution des conflits en Afrique.
Une proposition du RAJA Europe.
Puisque les Commissions créées à Bengerville n’ont pas fonctionné, pourquoi ne pas se motiver, au niveau de chaque RAJA national, sur un sujet précis?
Nous proposons que régulièrement, chaque RAJA national se choisisse un sujet, y réfléchisse et consigne ses réflexions dans un document qui sera ensuite partagé aux autres RAJA nationaux.
Pour le RAJA Europe
Gérard Warenghem
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Après avoir entendu les bilans des uns et des autres,
Nous avons écouté le samedi après midi, l’exposé du P. Gustave Sanvée.
(Exposé suivi d’un débat)
EXPOSE DU PERE GUSTAVE SANVEE
le 11/08/01
Pourquoi et comment travailler en Réseau
Je n'ai pas envie de vous faire une conférence en plus pour que vous l'ajoutiez aux documents de votre Rapport Final. En deux mouvements nous aurons fini de parler de votre thème à savoir « Pourquoi et comment travailler en Réseau ?».
Pourquoi : la raison ; comment : la manière ; travailler : faire fonctionner.
Réseau voir dico.
Définitions du dictionnaire.
Dictionnaire de la francophonie : Réseau = ensemble de voies, de canalisations, de conducteurs reliés les uns aux autres. Réseau électrique, téléphonique ou d'irrigation (manière).
Réseau d'ordinateurs : ensemble d'ordinateurs reliés et connectés entre eux et reliés à un des terminaux. Ensemble de personnes, d'organismes, d'institutions qui concourent au même but, qui sont en relation pour agir ensemble. (action)
Petit Robert : Organisation clandestine formée par un certain nombre de personnes en relation directe ou indirecte les uns avec les autres et obéissant aux mêmes directives. Réseau d'espionnage, de résistance. Agent de liaison d'un réseau.
Il est bien de garder ces définitions en filigrane de cette causerie.
Pourquoi et comment travailler en Réseau ?
Pourquoi ?
Vous mêmes, vous savez que c'est une nécessité de notre temps si l'on veut être efficace et plus fort. On ne pense plus individu mais groupe. On ne réfléchit plus local mais universel, mondial. Vous voyez tout le thème de la mondialisation.
Comment ?
Il n'y a pas de truc magique pour travailler aujourd'hui en réseau. La question est de savoir si vous avez un réel commun vouloir de vie ou d'action commune.
Il est important que vous réfléchissiez sur ce qui vous empêche de bien fonctionner dans vos groupes locaux d'anciens jécistes et vous aurez la solution pour le bon fonctionnement du RAJA.
Observation subjective (provocatrice mais suggestive).
Vous vous défendez d'être des « anciens combattants » (par nature) mais de fait, par constat ou par observation, aujourd'hui du moins, à cette étape transitoire et de consolidation, vous leur ressemblez. (C'est peut-être pour cela que vous vous en défendez). Vous n'êtes pas encore convaincants.
Qu'est qui caractérise ou définit les anciens combattants ?
Le fait d'avoir été ensemble au front, sur le champ de bataille. Leur raison d'être aujourd'hui, c'est de se rassembler, de se raconter leurs souvenirs, de célébrer aux monuments aux morts leurs compagnons martyrs ou bien pour réclamer telle ou telle indemnité.
Comment vous vous définissez : RAJA, Réseau d'anciens jécistes. Le point commun de ressemblance avec les anciens combattants c'est « Anciens ». C'est dire que l'élément de convergence tant pour eux que pour vous est l'expérience commune du passé.
Est-ce que ce qui vous a uni par le passé - boire à la même source - est un motif assez suffisant pour vous constituer en réseau ?
La divergence, à votre avantage, se situe au niveau de l'action ou des actions à mener pour aboutir à un même résultat, le fait de tendre vers un but commun.
Mais avez-vous réellement un but commun ? Si oui lequel ? N'est-il pas trop vaste et par conséquent un peu vague, trop généraliste et bien diversifié ?
Si ces questions ne sont pas abordées, vous ne pourrez pas travailler efficacement en réseau.
Il est important que vous sachiez qui vous êtes dans toutes vos dimensions.
Des anciens jécistes mais des hommes et des femmes mariés ou non ; travailleurs ou chômeurs ; cherchant mari ou femme ; diversifiés par le travail et l'état de vie.
Vous avez beaucoup de centres d'intérêts et ils sont variés selon les individus. Votre petite famille et la grande avec ses soucis ; votre boulot avec ces tracasseries ; les loisirs, les groupes d' amis, les activités paroissiales ou de quartiers, politiques . etc.
Au milieu de tout cela, quelle est la place accordée au RAJA ? quelle priorité pour le RAJA ?
Je viens de toucher deux points non moins anodins, c'est la motivation et la disponibilité.
La présence n'est pas forcément signe de disponibilité.
Si je devais vous apprendre quelque chose aujourd'hui, c'est à ce niveau.
Dans la culture d'aujourd'hui, la communication répond à de nouveaux critères. Je parle de communication tout simplement parce que vous voulez être un Réseau. Or aujourd'hui, vous ne pouvez plus communiquer avec le courrier ordinaire. Ce moyen (du courrier ordinaire) peut servir de document complémentaire.
Il vous faut un ordinateur accessible à chacun, à tout moment et une connection internet. Ce sont les dispositions premières. (il y a des niveaux sous lesquels aucune compréhension n'est possible ou bien aucune action ne peut se faire).
Notre action commune se situe dans un monde qui évolue et qui est marqué par la rentabilité, l'efficacité et la rapidité. Si vous ne vous inscrivez pas dans cette logique et bien d'autres, votre action ne démarrera pas. La bonne connaissance de notre milieu et de notre monde interroge chacun dans sa manière de vivre en général, en particulier, sa manière de vivre par rapport au RAJA.
Je vous demande : vous rassemblez-vous une fois toutes les semaines dans vos groupes locaux d'anciens jécistes ? Le monde ne vous attendra pas, il avance et vous devez être au pas si non même à l'avance, de peur qu'à la fin de votre réflexion, votre solution soit dépassée par un aspect nouveau de la question étudiée.
Comment maintenir un Réseau ?
L'élément de convergence aujourd'hui n'est plus de l'ordre de la raison, de l'intelligence, de l'effort. Attention, je ne parle pas du thème de réflexion qui sera choisi ou de l'action qui sera défini. Je parle de ce qui me pousse à maintenir le lien constant avec le RAJA. L'élément de convergence est de l'ordre du plaisir, de l'émotion, de la séduction, de la conviction et enfin de l'intérêt. L'élément de convergence n'est pas dans le passé mais dans le présent ou le futur. Il doit être tout naturel de penser RAJA. S'il y a de l'effort dans votre mouvement vers…, vous risquez pour le RAJA.
Devons-nous nous comparez aux Francs Maçons ou à la Rose Croix et viser à être comme eux plus tard ? Vous devez alors bien étudier leurs méthodes pour savoir si elles sont évangéliques. Il vous faudra du discernement pour prendre ce qui est bon.
Une question fondamentale est de savoir : voulez-vous être comme un levain dans la pâte (discret et fécond) ou avez vous des visions triomphalistes (visibilité idéologique)? Je vous souhaite beaucoup de courage, de lucidité et d'objectivité.
J'aime le groupe des Dombes. Un groupe sans reconnaissance légale mais dont les travaux très féconds ont fait progresser l'oecuménisme et c'est un groupe de référence pour le Pape.
- Travailler à la base et dans le temps, dans la durée pour une bonne récolte demain.
- Présence à la direction des oeuvres pour infiltrer la jeunesse (voir le renouveau) : y voir les changements et les évolutions au niveau religieux.
- Votre générosité et votre bonne volonté n'habite pas tout le monde y compris même des chrétiens.
- Votre profondeur spirituelle (Catéchisme, enseignement social de l' Eglise .)
- Evoluer par des études des dossiers et moins pas des conférences.
- Je ne sais pas si un monde plus juste s'obtient forcément par des actions (au sens jec du terme)
Je vous promets d’étudier la question pour vous faire d'autres propositions à l'avenir.
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1. les difficultés rencontrées pour la bonne marche du RAJA, depuis Bengerville
2. Qui sommes nous ?
3. Nos motivations et nos attentes.
4. Les défis que nous avons à relever.
1. LES DIFFICULTES
- Problèmes de communication. L’information circule mal. Manque de moyens pour communiquer.
- Problème de disponibilité.
- Problème de relations humaines : quel intérêt manifestons nous pour les autres ?
- Trop de cotisations.
- Impatience de certains : le groupe ne répond pas immédiatement à certaines attentes individuelles.
- Certains partent sans communiquer les raisons qui les poussent à partir… Manque de confiance ?
- Eparpillement des membres sur le territoire national.
- Ma foi est-elle assez solide, me pousse-t-elle à un engagement ? Problème de volonté.
- Difficulté à assumer les responsabilités que l’on prend. Fuite des responsabilités.
- Manque de clarté dans les objectifs
- Les problèmes socio-politiques ne favorisent pas la bonne marche du Réseau.
- Manque de publicité sur notre Réseau.
- Stratification des anciens par générations de militantisme.
- Manque de confiance entre laïcs et hiérarchie.
2 QUI SOMMES NOUS ?
- Nous ne sommes pas des groupes d’entraide
- Nous ne sommes pas des anciens combattants
- Nous ne sommes pas des nostalgiques
- Nous ne sommes pas des jécistes retraités
- Nous ne sommes pas des jécistes en activité
- Nous ne sommes pas des jécistes dans la vie professionnelle
- Nous ne sommes pas des pourvoyeurs de fonds ni des organisateurs de « Camps JEC ».
Nous sommes des laïcs adultes, forts des expériences acquises dans la JEC,
et nous aspirons :
- à prendre une part active dans la gestion des problèmes de nos pays et du continent
- à un partage d’expériences entre membres du RAJA
Nous voulons travailler avec tous les hommes de bonne volonté (toutes religions). Et nous sommes prêts à répondre aux demandes des mouvements JEC d’aujourd’hui.
3. NOS MOTIVATIONS ET NOS ATTENTES
- Nous avons le désir de nous informer, de nous former et de poursuivre notre engagement de chrétien. Nous voulons vivre l’idéal chrétien et les principes sociaux du christianisme.
- Nous voulons devenir membres à part entière de l’Eglise et y prendre des responsabilités adéquates.
- Nous voulons participer à l’annonce de l’Evangile. Nous vouons témoigner du Christ dans nos milieux de vie.
- Nous voulons créer et gérer des projets concrets de développement
- Nous voulons faire un travail en Réseau pour nous enrichir de nos expériences réciproques
- Nous voulons un RAJA fonctionnel, dynamique, débarrassé de tout formalisme.
4. LES DEFIS A RELEVER
- Recenser de façon précise et concrète nos centres d’intérêts.
- Le problème du nombre : plus on est nombreux, plus on a de chances de réussir
- Réactiver le Voir Juger Agir.
- Favoriser les relations entre pays voisins.
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Le dernier jour, nous avons défini douze pistes d’action pour le RAJA.
Les voici résumées (pages suivantes) dans un tableau.
PISTES D’ACTION RAJA
TACHES
QUI
QUAND
COMMENT
1.Recenser et communiquer aux autres nos Centres d’intérêt en vue d’un travail en Réseau (les centres d’intérêts personnels et les centres d’intérêts de chaque RAJA national)
RAJA nationaux et tout membre du RAJA
Septembre - Décembre
Initiative de chaque RAJA national et de chaque membre du RAJA
2. Formation, accompagnement de la
JEC
RAJA nationaux
Tout le groupe
Désignation d’un Laïc/Recensement des besoins / Animation de sessions (Jécistes + Accompagnateurs)
3. Publication de nos points de vue sur tel ou tel sujet.
Coordination générale
et Coordinations nationales
En permanence
Publication de fascicules intitulés « Paroles du RAJA »
Ecrit individuel.
Edition : Coordination Nationale ou générale
4. Présentation du RAJA
P. Gérard : mise à jour du dépliant
P.Radji et P.Gérard : Lettre de présentation
Didier Manika/ Happy : Site Web
Dès maintenant
Dépliant
Lettre type
Site Web
5. Confection du recueil de témoignages :
« Ce que la JEC m’a apporté »
Tout membre du RAJA
(Edition : P. Gérard)
Toujours
Ecrit individuel
Edition d’un fascicule
6. Relance des coordinations
absentes à Lomé et re-dynamisation
des RAJA nationaux
Comité provisoire
RAJA nationaux
P. Gérard (Cameroun et Gabon)
Ginette (Sénégal)
Happy (Bénin, Ghana, Niger)
Dès maintenant
Toujours
Courrier électronique
Téléphone, Fax
Autres
7. Mise en place du Comité Provisoire
de coordination
P. Radji Responsable
Animako + Ntoubi + Meka
Ouedraogo + Florence + Brice
Dès maintenant
A leur appréciation
8. Désignation d’une Personne Relais par Coordination Nationale
RAJA national
Dès le retour des délégués
9. Définition d’un thème commun d’action :
« Libre circulation des personnes et des biens sur le continent africain »
Ginette, Francis, Emilie
RAJA national
Mise au point dans 6 mois
Recherches – Diffusion d’information
Contacts avec les organes ressources
Communiqué final (Publication)
Colloques sous-régionaux
10. Rapport Final Lomé 2001
Happy, Charité, Emilie, Francis,
(P. Gérard pour la photocopie)
Fin Août
11. Mise à jour de l’annuaire du
RAJA
RAJA nationaux
Coordination générale : P. Gérard
Fin Décembre
Individus === RAJA nationaux
RAJA nationaux = Père Gérard (courrier de rappel de la part du Père Gérard)
12. Exploitation du Rapport Final de
Lomé (Chapitre Difficultés)
RAJA nationaux
A tout moment
Sous forme de récollection
Bref commentaire sur ce tableau
Le classement, de 1 à 12 a été fait un peu au hasard. Un autre classement aurait pu être trouvé.
L’important, c’est de relever :
1. Ce qui est à faire par tout un chacun, personnellement (1 ;5 ; 11)
2. Ce qui est à faire par chaque RAJA National (1 ; 2 ; 3 ; 6 ; 8 ; 9 ;11 ; 12)
3. Ce qui est à faire tous ensemble (3 ; 9 ;)
4. Ce qui est à faire par le Comité Provisoire (3 ; 11)
Il manque dans ce tableau, le souhait, émis à Lomé, de relancer un bulletin spécifique au RAJA.
Nous en reparlerons
ANNEXES
ANNEXE I : PLAN D’ACTION DU RAJA CAMEROUN
Le RAJA Cameroun n’a pu être représenté à Lomé,
mais nous avons reçu leur PLAN D’ACTION :
RESEAU DES ANCIENS JECISTES DU CAMEROUN
(RAJEC)
CERCLE DE VIE DE YAOUNDE
PLAN D’ACTION
Année placée sous le signe de la lutte contre la pauvreté
OBJECTIFS
1. Rassembler tous les anciens jécistes disponibles.
2. Promouvoir et entretenir la solidarité
3. Approfondir la parole de Dieu dans l’action
4. Réfléchir sur les grands problèmes de l’heure
PROGRAMME D’ACTIVITES
I. SPIRITUALITE
a) Trois mini retraites ( Carême – Avent - Assomption)
b) Messes dans les domiciles lors des Assemblées Générales
c) Enseignement de la parole de Dieu
Revaloriser le partage d’Evangile et la révision de vie
Mettre un accent sur la prière contemplative (Adoration du Saint Sacrement …)
Perpétuer la prière dans les domiciles
Contacter l’alliance biblique pour acquérir des supports d’évangélisation
2. SOCIETE
a) Thème de conférence : Lutte contre la pauvreté
- Le regard de l’homme de la rue
- Le regard du politicien
- Le regard de l’homme d ’Eglise
- Le regard de l’expert en développement
b)Elaboration d’un sondage ou d’une enquête sur la lutte contre la pauvreté
c)Exposé sur l’initiation au montage d’un projet de développement
d)Visite des vieillards, orphelinats, malades…
e)Recensement de quelques familles indigentes en vue de leur apporter aide et assistance.
3. LOISIRS - DETENTE - DIVERTISSEMENT-SPORT
a) Lancement du jeu des amis visibles et invisibles à l’Assemblée Générale du mois de mai 2001
b) Excursion à Kribi en fin Octobre
c) Organisation de matches de football, handball, footing…
d) Organisation de la fête de fin d’année le 24 novembre 2001
4. RAJEC
Finalisation et légalisation du Règlement Intérieur, et des Statuts.
5. LES MEMBRES DU RAJEC
Ramener les anciens membres du RAJEC par des approches individuelles, et par tous moyens de communication efficaces ;
Contacter et informer les jécistes militants actuels, ainsi que d’autres anciens jécistes des autres villes du Cameroun et même de l’extérieur, sur l’existence et les activités du RAJEC ;
Mise sur pied d’un bulletin de liaison
Elaboration des cartes de membre
Lancer et pérenniser un système de tontine d’épargne et de crédit avec pour finalité la mise sur pied d’un projet financièrement rentable ;
Réussir à trouver un emploi à un ancien jéciste au moins.
6. LES MOYENS
a) Les ressources humaines
Tous les anciens jécistes disponibles, aptes, et compétents pour mener à bien toutes les activités programmées.
b) Les ressources matérielles
Besoins de véhicules, et de bons de carburant
Besoin de matériel de bureau : papier, chronos, registres, chemises, stylos, etc
c) Les ressources financières
- Aumônes de mini-retraites Retraites et honoraires de messe ………..…………...…75 000 F
- Supports d’évangélisation (livrets de chants et de prières, livres spirituels, cassettes de musique religieuse, etc……………………………………………....…………………………..75 000 F
- Carburant conférenciers………………………………………………………...…..40 000 F
- Collation conférenciers……………………………………………………………..25 000 F
- Soutien aux indigents ……………………………………….…………………….250 000 F
- Excursion à Kribi 20 000F X 20 P…………………………………………………240 000 F
- Collation après compétitions sportives, pause-café au cours d’une excursion …….75 000 F
- Bulletin de liaison, cartes de membres, communiqués radio, tél, fax, e mail……. 200 000 F
- Matériel de bureau……………………………………………………………...…..90 000 F
- Imprévus……………………………………………………… ………………..…. 50 000 F
TOTAL……………………………………………………………………………1 240 000 F
……………………………...
PROGRAMME D’EXECUTION EN TROIS ANS.
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Didier Kaba, nous envoyé, depuis le Canada, des réflexions qui nous ont interpellés tout au long de notre travail.
Nous en avons lu quelques extraits lors de la messe d’ouverture.
Voici sa contribution :
ANNEXE 2 : CONTRIBUTION DE DIDIER KABA
Québec, le 4 août 2001
Réflexions relatives à la survie du RAJA
Introduction
J’ai longuement réfléchi avant de vous livrer mes réflexions personnelles par rapport à l’avenir du RAJA. Je crois sincèrement que je ne suis pas la personne la mieux placée pour apporter un jugement de qualité à ce qu’a été le Réseau jusqu’à aujourd’hui étant donné que je me suis toujours tenu à sa périphérie. Mais pour avoir côtoyé de près cette structure et pour avoir échangé avec les fondateurs, je crois que mes idées et commentaires pourraient apporter quelque chose de plus aux débats de Lomé.
Je dirai également que mon appréciation de la situation peut s’avérer subjective compte tenu du fait que je me base essentiellement sur les relations que j’ai eues avec le RAJA-Gabon. Il serait donc prétentieux de ma part de pouvoir généraliser à partir de là.
Mon document va donc comprendre les points suivants : le but du RAJA inféré à partir de mon vécu associatif et les moyens qui nous permettraient d’atteindre ce but. Je me permets à chaque fois d’y introduire mes réflexions personnelles par rapports à ces aspects.
Une conclusion très personnelle terminera le présent document, c’est pourquoi je souhaiterais vivement qu’il soit considéré comme une ébauche et non comme un travail de recherche très structuré.
1. Le Réseau des Anciens Jécistes d’Afrique : son but
Lors de la mise en place du Réseau, je n’ai pas le souvenir qu’il a été dit que cette structure serait un club de nostalgiques à l’instar des associations d’anciens combattants qui se retrouvent de temps en temps pour se remémorer leurs exploits d’antan.
Ce n’était pas non plus un club d’amis qui ont fait connaissance dans les conseils nationaux et dans les différentes activités de la JEC et qui se retrouvent pour parler du bon vieux temps autour d’une bonne bière… ou pour célébrer des mariages, des anniversaires ou pour socialiser! Toutes ces activités sont importantes, c’est vrai. Mais, je crois sincèrement que le RAJA répond à un autre besoin, celui de faire en sorte qu’après notre implication à la JEC, on puisse encore se dire « Oui, je peux être utile comme chrétien ou chrétienne adulte dans mon milieu de vie et apporter ma modeste contribution à la construction d’un monde plus juste et plus humain…».
Comme Réseau, il s’agit de mettre plusieurs personnes vivant un même idéal ensemble pour assurer une présence de qualité de ses membres dans différents milieux de vie. Cela veut dire concrètement :
apporter une contribution significative au développement des pays où le RAJA est représenté;
être des acteurs de développement grâce au travail efficace et efficient;
annoncer l’Évangile et dénoncer les injustices;
favoriser l’avènement d’une ère nouvelle par le dynamisme au travail et apporter des changements significatifs et remarquables dans l’organisation et la prise en charge d’activités de développement;
être des chrétiens et chrétiennes actifs et actives et être des acteurs et actrices de changement sur le plan politique, économique et social;
constituer une masse critique de personnes qui partagent les mêmes vues du développement dans le pays et au niveau de l’Afrique;
être des initiateurs d’une révolution tranquille en matière d’éducation, de formation et d’information.
À mon humble avis, je crois qu’il n’est pas utopique et ambitieux de croire que ces buts et objectifs peuvent être atteints. Il y a tout simplement lieu de penser que nous avons besoin d’individus attachés à la personne même de Jésus pour faire avancer l’avènement de son règne sur la terre.
Conscient des buts de notre Réseau, il me semble important d’envisager les moyens réalistes qui nous permettraient de les atteindre.
2. Les moyens à déployer pour atteindre les objectifs assignés
Comme le dit ce proverbe maintes fois cité chez nous en Afrique « Un seul doigt ne peut laver toute une figure » … C’est grâce à l’union de tous les doigts d’une main qu’une bonne toilette de notre visage est possible! Ainsi, construire, bâtir, mettre sur pieds un Réseau solide au moyen d’échange est le moyen le plus sûr pour parvenir à faire venir le règne des cieux sur la terre.
Bâtir un Réseau solide ne sera possible que si la foi en Jésus demeure le ciment, le socle de notre structure. Cela revient à dire que nous devons tout mettre en œuvre pour que notre engagement au RAJA soit une façon concrète de vivre notre foi et une réponse réelle aux promesses de notre baptême.
Bâtir un Réseau, c’est aussi prendre le temps de se retrouver tous les ans (si les moyens le permettent) pour échanger, faire le point sur les avancées, les stagnations, les reculs de notre structure.
Un des moyens les plus efficaces pour mener à bien notre action serait de s’adjoindre le maximum de jeunes cadres chrétiens qui partagent les mêmes visions du développement en Afrique. Il me semble important de ne pas se limiter aux seuls anciens jécistes même si l’ossature principale du Réseau en est constituée.
L’action, et surtout l’action transformatrice, est le moyen par excellence qui permettrait au Réseau d’apporter une contribution significative à la réalisation effective des objectifs du RAJA. Il s’agira au Réseau d’initier des actions de sensibilisation, d’éducation, de formation, d’information qui s’adressent d’abord et avant tout aux jeunes.
Pour ce faire, le RAJA devra élaborer des pistes d’actions et se fixer des orientations claires adaptées à chaque contexte et établir des objectifs qui devraient se réaliser à court, à moyen et à long terme.
Après l’échec des partis politiques de l’opposition en Afrique, le salut viendra de la société civile. Les organisations telles que le RAJA sont porteuses d’espoir si les membres sont conscients des enjeux de ce millénaire. C’est pourquoi, il semble impératif que les jeunes cadres chrétiens se constituent en Réseau, groupe, association pour qu’ils soient capables d’insuffler une dynamique nouvelle en Afrique et qu’ils soient des acteurs et artisans du changement. Cela revient à dire qu’il faille ramer à contre courant dans notre façon de vivre, de faire et de penser. Une action efficace serait à initier vis-à-vis de nous même d’abord :
- Sommes-nous des acteurs du changement dans les faits et par nos actions ou reproduisons-nous les modèles sociaux de nos aînés dans nos praxies quotidiennes?
À cette question, je dirai que plusieurs d’entre nous reproduisent encore les vieux schémas et s’intègrent dans le système au lieu de tout mettre en œuvre pour le transformer de l’intérieur.
Pour exemple, je citerais l’absentéisme et les retards au travail et aux réunions du RAJA, le manque de sérieux dans les tâches à réaliser, aussi bien au travail qu’au RAJA, la mauvaise implication dans les activités du Réseau, l’excès de discours et l’absence d’actions réelles, le manque de coordination, la médisance, la course au pouvoir et aux postes les plus lucratifs… la liste est longue.
- Comment pouvons-nous prétendre être des acteurs de changement et reproduire des comportements qui desservent nos principes?
Il me semble important de faire en sorte que le RAJA devienne un réseau qui regrouperait d’anciens membres des mouvements d’action catholique qui oeuvrent dans tous les domaines de la société. L’adhésion des membres au Réseau serait fonction de leur implication réelle dans les activités de développement initiées par la structure et de leur détermination à être des acteurs du changement.
L’un des problèmes majeurs de l’Afrique réside dans le fait que très peu de personnes travaillent pour le développement de leur pays ou de leur continent. Chacun travaille plus pour son épanouissement personnel et pour le bien-être de sa famille. Cette situation occasionne des détournements de fonds, l’absentéisme, la course au pouvoir, la corruption et bien d’autres maux encore.
Le RAJA devra se constituer en organisme inter-État de promotion de ressources humaines en Afrique. Les Franc- Maçons et les Rosicruciens sont bien des agences inter-États de promotion de ressources humaines. De part leur filiation à la loge, les «frater» de tous les pays s’entendent pour se distribuer les postes de responsabilité quel que soit le pays et constituent un Réseau solide et efficace qui a ses tentacules partout!
- Pourquoi le RAJA ne ferait-il pas la même chose?
Pour parvenir à ce dessein, il faut avoir des leaders motivés qui croient en l’action du RAJA et développer un projet de société crédible. Il y a également lieu de cibler les partenaires avec qui nous voulons travailler.
En conclusion…
Lorsque que nous regardons nos structures gouvernementales dans les pays africains où les mouvements d’action catholique existent depuis longtemps, où trouvons-nous ceux et celles qui y ont milité?
Qu’ont-ils fait des promesses de leur baptême une fois qu’ils ont intégré la vie active?
Connaissons-nous des anciens membres des mouvements d’action catholique ou des chrétiens engagés qui sont aujourd’hui des acteurs influents de la scène politique nationale ou internationale?
Comment pouvons-nous les associer aux activités du Réseau? Comment peuvent-ils collaborer efficacement à la réalisation de nos actions transformatrices?
Notre projet doit se situer au-delà des petites actions locales. Nous devons avoir un idéal commun : que le règne des cieux vienne aujourd’hui en Afrique… que ce soit une réalité.
Construire ensemble un monde plus juste et plus humain où il y aura plus de justice sociale, plus d’équité, plus de paix afin que le quotidien soit plus viable à tous.
Mais l’expérience vécue avec le RAJA-Gabon est loin d’être satisfaisante. Elle m’a surtout laissé assez sceptique quant aux attentes que l’on peut avoir d’un groupe comme le RAJA. Nous sommes loin des beaux principes que nous évoquons dans le présent document. Le fait que la structure ne soit pas capable d’assumer les responsabilités les plus élémentaires me laisse penser que le Réseau que nous voulons bâtir est encore en devenir…
J’espère que les présentes assises de Lomé vont faire progresser le Réseau vers la félicité.
Union de prière
Didier Kaba
CONCLUSION
Entendu à Lomé :
Quand le P. Gustave Sanvee nous a dit, au cours de son exposé : « si vous vous contentez d’une réunion par mois, vous risquez la mort du RAJA ». Certains ont fait remarquer, dans le débat qui a suivi, qu’il était difficile de consacrer plus de temps, les problèmes de la vie quotidienne ne nous permettent pas de multiplier les réunions.
La conclusion du débat sur ce point a été la suivante : il ne s’agit pas de faire des réunions….Il s’agit, en fonction de mon centre d’intérêt, de fixer avec ceux qui ont le même centre d’intérêt, un objectif. Cet objectif sera poursuivi dans un certain esprit : « l’élément de convergence est de l’ordre du plaisir, de l’émotion, de la séduction, de la conviction et enfin de l’intérêt. L’élément de convergence n’est pas dans le passé mais dans le présent ou le futur. Il doit être tout naturel de penser RAJA. S’il y a de l’effort dans votre « mouvement vers », vous risquez pour le RAJA ».
Il y a peut-être une réunion mensuelle, mais le reste doit se faire de façon informelle, parce que je sens qu’il y a urgence à travailler avec d’autres dans ce domaine.
Autre réflexion entendue à Lomé :
Comme Gérard proposait que dans les statuts, on mette davantage l’accent sur la distinction entre les « membres actifs » et les « membres sympathisants », Lazare l’a envoyé promener avec une seule remarque qui n’admettait pas de réplique : « Dans l’Evangile il n’y a pas de sympathisants ».
Comme mot de la fin, peut-on trouver mieux ?
LISTE DES PARTICIPANTS
1. ZOBINOU Happy BP 60031 - Bè, Lomé - Togo
Tél. Bur. (228) 221 03 03 - Port. (228) 905 75 00 hzobinou@yahoo.com
2. JOHNSON Ginette BP 60141 Lomé Tél. (228) 221 57 51 / 902 62 84
3. OGBONE Geoffroy BP 333 Lomé Tél. (228) 222 11 11 / 902 94 91 ogbonegeo@yahoo.fr
4. WARENGHEM Gérard 30 Rue Lhomond 75005 Paris ;
Tél : 01 47 07 49 09 / 06 61 20 51 14 gerardw@club-internet.fr
5. AKAKPO Albert BP 3858 Lomé ; l. (228) 905 27 49
6. ANIMAKO Kabran Lazare 17 BP 775 Abidjan - RCI
Tel. (225) 20 34 44 47 / 07 60 46 91 LKabran@citelecom.ci
7. ACOLATSE Francis Yawo BP 4000 Lomé
Tél. (228) 222 56 47 francisyawo@hotmail.com
8. YAO A. Virginie 20 BP 636 Abidjan 20 Tél. (225) 07 62 16 95
9. DOUH Aguéi Faustin 03 BP244 Abidjan 03
Tél. (225) 23 37 10 20 / 07 72 11 37
10. BODJONA Cathérine BP 20250 Lomé Tél. (228) 222 70 73 / 947 29 86
11. FIAWOFIA Emilie BP 2849 Lomé Tél. (228) 221 35 09 / 949 72 95
12. TONATO Houmey Adolphe BP 60089 Lomé Tél (228) 222 62 58 / 901 03 21
13 CODJIE Afi Charité BP 383 Lomé Tél (228) 225 04 17 / 221 57 36
14. GADE Ayawa Michèle-Sylvie BP 6246 Lomé Tél. (228) 221 52 36 / 221 32 67
15. RADJI A. R. Pierre BP 6135 Lomé tél. (228) 226 33 04 // 904 51 14
pradji@tg.refer.org / pradji@hotmail.com
16. OUEDRAOGO Paul Nomba 01 BP 4929 Tel. (226) 31 27 72 / 36 41 88
17. Abbé SANVEE Gustave BP 487 Lomé
Tél. (228) 226 11 88 / 905 22 38 gsanvee@hotmail.com / gugu@ids.tg
18. TEKO KANGNI Augustin BP 27 Agou Gare Togo
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