Consultation
Une centaine de réponses nous sont parvenues. Si vous ne retrouvez pas la votre ci-dessous, n’hésitez pas à me le signaler. Merci.
Gérard Warenghem
3. Les réponses à la 3ème question :
Jacques Gaillot, sans doute de manière prophétique, nous entraîne à sa suite dans l'action pour la reconnaissance des exclus. Nous refusons une société et une Eglise qui fabriquent des exclus.
Comment faire concrètement pour communiquer notre joyeuse conviction que chacun-e- peut travailler à édifier une société et une Église vraiment ouvertes aux exclus?
Réponse d’une jeune femme à qui je pose la 3ème question, oralement.
C’est simple : Partenia n’est pas un lieu ? Non ... Ce n’est pas un diocèse comme les autres... ? Non.
Alors, il faut partir de Jésus Christ.
Pourquoi Jacques Gaillot a-t-il du quitter Evreux ? Parce qu’il allait partout où les autres ne vont pas ... parce qu’il ne restait pas assez dans le lieu qui lui était assigné, il allait à la télé, en Afrique du sud, etc.
Qu’est-ce que faisait Jésus ? Il allait partout.
Donc, vous devez partir de l’évangile. Jacques Gaillot ne fait pas autre chose que ce que faisait Jésus.
Qu’est-ce que vous voulez de plus ?
Les gens qui l’ont fait partir d’Evreux sont c..., parce qu’ils ont fait exactement ce qu’il voulait, et ce que veut Jésus : « Allez dans le monde entier ».
La surprise passée, je reviens à ma question : d’accord, et alors, comment on fait concrètement, pour dire à tout le monde que Jacques Gaillot n’est pas loin de l’évangile ? Et que nous en sommes heureux ?
Pour mieux me faire comprendre, je lui signale une des réponses : quelqu’un propose que les gens heureux de l’existence de ce diocèse organisent dans leur département « une petite bouffe ».
« Ah non, c’est une mauvaise idée : ça ne sert à rien. A quoi cela sert-il de se retrouver entre vous ? C’est du « communautarisme ». Comme dit mon mari : « vous et vos clans ...». Il faut ouvrir ! »
Et se servir d’internet ? Ah oui, ça c’est vraiment de l’ouverture ...
Modestement, en parler aux amis. Les inviter à entrer dans la Mouvance Partenia s’ils ont internet.
Utiliser internet.
Il faut parler de Partenia, faire connaitre et consolider son site.
Permettre, par sa façon de vivre, à chacun d’exister et de se libérer. Ensuite seulement, dire ce que l’on essaie de vivre.
Observer les inégalités, les souffrances. Aider à utiliser les compétences pour sortir de l’assistanat. Rendre leur confiance en eux-mêmes. Etre obstinément présent auprès des exclus
Etre attentif au proche, le plus près.
L’essentiel c’est d’être présent dans les luttes pour plus de justice avec toutes les bonnes volontés (chrétiens ou non)
En s’engageant dans les associations qui luttent pour la justice.
Dans mon association (ARS), je me sens, comme chrétienne, partie prenante pour édifier une telle société (et Eglise)
Par l’exemple de vos actions.
Souvent j’ai l’impression de ne pas faire grand-chose de concret ! Mais pour un retraité, libérer la parole, c’est peut-être déjà agir.
Prendre la défense de tous les « mal considérés » dans mon village pour essayer de pendre le regard bienveillant de Jésus sur eux.
S’engager dans des associations qui travaillent non pas « pour » mais « avec »
Rester associés à l’ensemble des groupes, associations qui « tirent » dans le même sens. Soyons présents dans les luttes pour la justice. Engagement dans les familles spirituelles qui suivent au plus près l’évangile.
Il n’y a pas mieux que l’exemple. Je lutte dans ma paroisse pour la reconnaissance du CCFD et pour l’égalité des femmes.
Parler, agir. Bien des catholiques ignorent que Partenia existe encore.
Afficher nos convictions, œuvrer auprès de nous, là où nous sommes, participer à tout ce qui se veut « empêchement d’exclure ».
Que Partenia poursuive sa présence auprès des exclus. Plus nous vivrons l’évangile, plus l’Eglise et le monde en seront transformés.
Pour atteindre et toucher les exclus, il faut soi même être quelque part un exclu. C’est ce que j’aime à nommer la « théorie du bureau » : dans tous les services sociaux il y a d’un côté quelqu’un qui vient demander quelque chose et de l’autre quelqu’un qui prétend avoir quelque chose à donner. Jésus a fait le tour du bureau, il est passé de l’autre côté de la barrière. Il n’avait rien mais il a tout partagé et même plus ! On n’aide jamais personne : au mieux, on est ami avec quelqu’un, ce qui est énorme.
Il faut informer les français qu’une autre église ouverte au monde existe et qu’il est possible de la rejoindre
Il faut rendre visible et populariser Partenia, même s’il est inclus dans des partenariats plus larges
Pistes possibles ou utopiques :
Reportage dans des magazines d’information télévisés (7/8, Envoyé spécial)
Interview court ou long : les 4 vérités sur France 2, Vivement Dimanche
Rencontre avec les jeunes des aumôneries de lycée
Rencontre avec des jeunes de banlieue
Quand l’Eglise de France organise une « grand messe », comme l’Assemblée plénière des évêques, organiser le même jour une assemblée du diocèse de Partenia
Utiliser davantage les moyens que nous avons déjà :
Le livre « A nous la parole »
Le DVD des dix ans
La Lettre
Le site Partenia
Le blog Mouvance Partenia
Les cartes postales
La chanson, les poèmes …
Inventer d’autres moyens.
Relever et diffuser tout ce qui va dans le sens évangélique d’un partage plus équitable. Témoigner auprès de nos relations
S’affirmer en évitant les critiques agressives. Oser dire pourquoi nous vivons tel ou tel engagement. L’Eglise utilise les baptisés pour « ses services » alors que Jésus nous appelle peut-être à un service de l’humanité. L’Eglise capitalise pour son compte des générosités…
Solliciter Jacques Gaillot pour qu’il s’exprime à travers Partenia
Mise en place de petites unités, reliées entre elles étroitement
Expliquer le parcours et la vie actuelle de Jacques Gaillot et inviter à s’engager dans la défense des droits de l’homme, en commençant par l’entourage direct
L’action de Jacques Gaillot est beaucoup trop ignorée du peuple chrétien. Peut-être le souhaite-t-il ?
Faire évoluer l’Eglise, c’est mission impossible !
Je ne sais. Je ne fais que regarder avec sympathie ceux qui peuvent aider les exclus…
Pourquoi ne pas faire une lettre ouverte aux curés, en faisant connaitre les démarches de Partenia
Faire pression sur les évêques qui sont hélas très bien dans leur fauteuil
N’est-il pas temps de laisser certaines illusions. Essayez d’être réalistes. Cette structure église ne changera pas. Elle est un contre témoignage et n’a rien à voir avec le message du Christ. C’est ce qu’il faudrait être capable de dire.
Ne pas avoir peur de témoigner de nos convictions. Oser.
Etre dans l’Eglise une force de proposition
Il me semble très important, voire indispensable, que les « nouveaux évêques » nommés depuis 1995 puissent disposer d’éléments permettant une saine réflexion.
Informer, être capable de montrer la réalité de nombreux cas d’exclusion. Agir politiquement contre l’exclusion.
Mettre en place dans nos communes et nos paroisses, des contacts réguliers avec les responsables sensibilisés, élus ou prêtres pour évoquer les besoins et envisager des solutions d’accueil ou d’aide aux démarches administratives
Essentiellement en participant à la demande d’un concile permanent qui devra débarrasser l’église des vieilleries et erreurs qu’elle a accumulées depuis qu’elle est devenue une puissance temporelle.
Devant la mondialisation des politiques et des pratiques d'asservissement des plus pauvres, devant le caractère d'organisation multinationale de l'Eglise vaticane il est indispensable de créer un mouvement également de dimension internationale qui regroupe tous ceux qui veulent que cela change vraiment pour tous les" damnés de la terre ". On ne peut plus laisser aller les choses et accepter de voir progresser, comme c'est le cas aujourd'hui, les pires situations d'exclusion. Il n'y a pas loin entre exclusion/précarité instituées et esclavage. C'est inacceptable !
Tout ce qui a été dit et fait dans le cadre de Partenia ne peut pas être perdu. Peut-être faudrait-il éviter la dispersion et chercher à rassembler davantage, sous une forme à déterminer, tous les mouvements qui vont dans le même sens. Plus nous serons "ensemble", plus nous serons forts et plus il nous sera facile "d'entrer en résistance". Isolés, ne manquons-nous pas d'audace?
« Jacques Gaillot nous entraîne à sa suite … ». Je refuse cette formule (et je suis sûr que Jacques la refuse aussi). Jacques n’est pas un « gourou ». Il nous entraîne à la suite de Jésus Christ pour, ensemble, lutter pour la reconnaissance des exclus … dans la société et dans l’Eglise.
Lutter contre les causes de l’exclusion.
Mener des actions de solidarité, de développement avec le pays d’origine de Partenia. Créer des actions spécifiques avec les peuples habitant cette région. Partir d’une action concrète mais symbolique pour faire connaître et partager nos valeurs de croyants.
Par l’exemple, et pas seulement par des encycliques !